Page d’histoire: Le boxeur Pius Liondo alias Boa

L’homme est plus connu par son pseudonyme que par son patronyme. Lui, c’est le boxeur Pius Liondo Kisuama alias Boa. Il voit le jour à Kinshasa le 12 février 1947. Après ses études primaires à l’école Saint Martin au quartier 6 dans la commune de Ndjili, il va décrocher son diplôme en sciences commerciales à l’YMCA.

 Contrairement à la majorité des jeunes kinois, il ne joue pas au football. Il est plutôt attiré par la boxe. Il profite des structures déjà établies pour pratiquer son sport favori. A Ndjili où il habite, le noble art y est introduit par le Belge Georges Mignon en 1952. Boa enfile ses premiers gants de boxe à 15 ans en 1962. Il débute sa carrière au Boxing Club de Ndjili créé en 1956 par Nsingi Mpati dit Grand Zorro.

Robuste et grand de taille, Boa fait des progrès immenses et entre vite dans la cours des grands. Dès 1967, il est parmi les meilleurs pugilistes des catégories welter et super welter. Il fait  parler de lui sur les rings du Parc de la Révolution aujourd’hui Parc botanique de Kinshasa. Sa prestation lui vaut une place en équipe nationale. En 1968, le voilà parmi les cinq Léopards boxeurs dont Mamba et Sinda retenus à côté des cinq Léopards cyclistes (Mandjambi, Kabemba) pour représenter le Congo aux Jeux Olympiques de Mexico. Cette XIXe olympiade de l’ère moderne est la toute première à laquelle participe le Congo. La moisson n’est pas au rendez-vous. La RDC qui fait figure de parent pauvre devant les grandes nations sportives du monde s’en sort avec zéro médaille. Toutefois, KInshasa a marqué sa présence avec ses athlètes. Lorsque le vent du professionalisme souffle et que certains pugillistes comme Sinda s’envolent aux USA pour tenter leur chance, Boa reste au pays et continuer d’évoluer comme amateur.

Après sa carrière, il participe au stage pour entraîneur de boxe organisé par Solidarité olympique. Il y décroche en 1981 un certificat d’entraineur délivré par le Comité international olympique (CIO). Converti entraîneur dans son fief de Ndjili, il forme plusieurs générations de pugilistes dont les éléments de la Division spéciale présidentielle (DSP).

Boa tire sa révérence en 2015 soit deux ans seulement après sa retraite officielle.

Samuel Malonga

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