Tshopo : des milliers de familles victimes des inondations vivent dans la précarité (société civile)

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L’intérieur d’une maison écroulée lors des inondations à Bukavu, le 27 décembre 2023.
Photo Société civile de Bukavu

La société civile de la province de Tshopo a alerté, vendredi 9 février, sur la situation humanitaire précaire des milliers de familles victimes des inondations dans plusieurs régions de cette province.

Ces familles ont perdu leurs maisons et autres biens de valeur emportés par les eaux. La plupart continuent de passer la nuit dans des pirogues faute des moyens pour se reconstruire des huttes.

Elles sont localisées notamment à Isangi, Basoko, Banalia, Yauma et Kisangani qui sont les zones les plus touchées.

La société civile rapporte des cas des maladies d’origine hydrique dans ces entités les plus touchées par cette catastrophe.

« Aujourd’hui, nous avons des milliers et des milliers des personnes, heureusement qu’il y a des organisations caritatives qui prennent certaines de ces personnes en charge, malheureusement les conditions d’hébergement ne sont pas vraiment à la hauteur de ce qu’on attendait », raconte Pierre Kibaka, membre de la société civile de la Tshopo.

Cet activiste alerte les autorités provinciales et nationales afin d’apporter une assistance aux nombreuses familles en détresse :

 « Ce que nous ne comprenons pas nous suivons à travers les médias que le Gouvernement est en train de venir en aide par le ministère des affaires sociales et solidarité nationale aux victimes de certaines provinces. On se pose la question pourquoi pas celles de la ville de Kisangani aussi ? Est-ce que vous savez qu’ici dans la ville de Kisangani, nous n’avons pas seulement le fleuve, nous avons aussi la rivière Tshopo, nous avons la rivière Lomami. Et aujourd’hui pratiquement Isangi est pratiquement dans l’eau, personne ne vient au secours, c’est pour cela que nous lançons un appel urgent au niveau du gouvernement central et nous pensons même que parmi les dossiers prioritaires que les députés provinciaux doivent prendre en charge, c’est ce dossier-là. On ne peut pas laisser toute une population comme ça vivre dans la misère… »

Contacté par Radio Okapi, le conseiller de la ministre provinciale des affaires humanitaires, Leon-Trésor Osono, a promis de faire une déclaration ultérieurement.

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