Ministère du Budget: une rotation de travail imposée suite au nombre pléthorique des agents

Plus de places disponibles pour recevoir les agents et cadres de l’administration au ministère du Budget en République démocratique du Congo. Selon un agent engagé sous statut au Secrétariat général au Budget, une rotation de travail a été instaurée depuis quelques mois par le ministre de tutelle Aimé Boji Sangara. Les locaux de cette institution n’arrivent plus à contenir du monde. Cet agent engagé sous statut depuis plusieurs années confie que depuis l’arrivée du ministre Boji, l’on a enregistré plusieurs personnes recommandées qui viennent de l’Est du pays dont la plupart d’origine rwandaise:

 » l’on ne sait pas vraiment par quel mécanisme toutes ces personnes sont directement envoyées à Kinshasa dont plusieurs sont de souche Tutsi rwandaise. Nous sommes aujourd’hui obligés de travailler par rotation et , malgré cela, les conditions de travail ne sont plus les mêmes d’il y a quelques années avant l’arrivée de ce ministre. Tout le monde ne jure que par ce ministère où l’on vient d’abord s’enrichir que de travailler, car certains ne savent même pas ce qu’ils viennent faire dans ce ministère. C’est déplorable pour un pays qui se recherche encore avec une population pauvre« .

La tendance générale pour les nouvelles unités dans l’administration publique est d’être affectées dans deux ministères où coulent le miel: Budget et Finances. C’est là aussi que l’on enregistre, malheureux, de plus en plus un climat malsain avec des cas d’empoisonnement et autres. Les milieux de travail dans l’administration publique deviennent des endroits moins sûrs pour s’assurer le bonheur et nombreux sont ceux qui se sont retrouvés paralysés à la maison suite à un coup monté par certains collègues enviant leurs postes ou positionnement vis à vis de la hiérarchie ou encore pour d’autres avantages.

Il y a lieu de signaler aussi que la plupart des hauts placés de la République recommandent leurs enfants et membres de famille d’abord dans ces deux ministères juteux.

De quoi dire que le Congo Kinshasa est encore loin de sortir de l’auberge.

Don Petit N’kiar

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