Élections des Gouverneurs :Pistes des solutions d’un Expert en Gouvernance Locale pour éviter les erreurs du Passé.

A l’approche des élections des gouverneurs en République Démocratique du Congo ,tous les salons politiques sont en ébullition afin de mettre en musique les stratagèmes nécessaires destinés à faire passer les tickets des uns et des autres, seulement il y’a un bémol.Serait il nécessaire de repartir toujours à la case départ avec les mêmes conséquences ? Un expert en gouvernance locale ayant requis l’anonymat réfléchit comme ci :

Election des Gouverneus en République Démocratique du Congo,

JE VOIS LES AGITATIONS POUR UN SOIT DISANT PARTAGE DES POUVOIRS EN PROVINCE.

Il me revient de penser toujours que lorsqu’on le comprendra, le développement passera par les provinces et les entités locales.

Ce faisant, je conseille aux acteurs politiques d’organiser les primaires d’abord avec les députés provinciaux sans influence aucune. L’objectif étant de retenir le candidat Gouverneur qui traduit la volonté des députés provinciaux , ceux qui ont effectivement le mandat du peuple.

Ce n’est qu’après les primaires que les Autorités Morales peuvent s’approprier la candidature retenue librement par les élus. Voilà ce qui va nous éviter de plonger dans la Corruption décriée par la Ministre d’Etat en charge de la Justcice, Mme Rose MUTOMBO au sortir de l’audience avec le Président de la République le mardi 12 mars 2024.

En effet, dans le cas précis des provinces, l’élu ne tombe dans la corruption que lorsqu’ on le force à poser un acte contraire à ses convictions et lorsqu’on lui prive ses droits comme ses émoluments pour assurer sa survie.

Aussi longtemps que les Gouverneurs seront l’émanation d’ailleurs que des élus eux-memes, il n’ y aura pas de développement dans nos provinces car chacun cherchera à servir son Maître et non la population.
Dans le meilleur des cas , le candidat Gouverneur devrait être d’abord un élu de préférence du niveau provincial et dans la moindre mesure un élu du niveau national.
Cette disposition permettrait à tout prétendant Gouverneur de se faire d’abord élire au suffrage universel direct avant de solliciter le suffrage indirect. Et de toute évidence, cela renforcerait la redevabilité vis-à-vis de la population.

A mon avis, ayons le courage de respecter l’esprit de la décentralisation contenue dans la Constitution Congolaise.
La forte centralisation du pouvoir domine encore l’esprit du politique congolais du niveau central qui ne veut pas lâcher et se libérer du mythe du « dominant-dominé ».
Le niveau central devrait s’occuper de la mise en place du gouvernement central, tandis que les provinces devraient s’occuper de la mise en place des Gouvernements Provinciaux et des bureaux des Assemblées Provinciales.
Tout comportement contraire plombe le développement des provinces ou des entités décentralisées et partant, celui de la République.

C’est aussi ça ma contribution fruit de la pratique et des recherches sur la décentralisation et le développement pendant une dizaine d’années.
Les débats peuvent s’ouvrir autour de cette thématique car la beauté de la science c’est la contradiction.

Voici ce que pense cet expert pour sortir la République Démocratique du Congo de ce cycle infernal qui pousse le pays à stagner dans l’immobilisme.

Rédaction

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