Revue du vendredi 08 décembre.

Plusieurs journaux parus ce vendredi 8 décembre à Kinshasa, reviennent dans leurs colonnes sur différents sujets concernant le processus électoral notamment les préparatifs du vote du 20 décembre courant.

Le 2e vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Didi Manara Linga, a réaffirmé, jeudi 7 décembre, le ferme engagement de la Centrale électorale à respecter le délai constitutionnel pour la tenue le 20 décembre 2023 des scrutins combinés. Relevant que cet objectif est bien à la portée de la CENI qui a mobilisé toutes les énergies pour y parvenir, rapporte L’Avenir.

Didi Manara s’est exprimé lors de l’atelier sur l’appropriation du processus électoral par les étudiants initiés par la Représentation des étudiants du Congo (REC) a Kinshasa.

« Nous sommes à 13 jours de la tenue effective des élections, à moins que Dieu Tout-Puissant ne décide autrement, la CENI est résolument engagée à organiser les scrutins combinés prévus dans le délai constitutionnel. Cet objectif est à notre portée », a-t-il déclaré

Malgré les problèmes relayés à gauche et à droite, Didi Manara a rassuré quant à la tenue des élections, fait savoir AfricaNews.

« Nous lisons comme tout le monde sur les réseaux sociaux qu’il y aura report pour des questions logistiques, les Dispositifs électroniques de vote ne sont pas déployés, des problèmes à gauche à droite persistent », a déclaré le vice-président de cette institution d’appui à la démocratie.

Et de poursuivre : « Nous voulons, à cette occasion, nous focaliser aujourd’hui sur les questions essentielles concernant le vote. Et comment cela va se passer, parce que nous avons eu plusieurs cadres de concertations avec les acteurs politiques, la Société civile sur le processus électoral. Présentement, la CENI s’attelle à afficher les listes électorales au niveau de ses antennes par bureau de vote, s’appliquant à résoudre les questions liées à la défectuosité des cartes d’électeur ».

Auparavant, Prince Wembolenga Kamana, vice-président national de la REC, avait souligné que ces assises répondent à la préoccupation de voir la composante estudiantine être considérée comme partie prenante au processus électoral en République démocratique du Congo, au même titre que d’autres forces vives de la nation avec une population estimée à plus ou moins 16 000 000 d’étudiants disséminés sur toute l’étendue du territoire national, note pour sa part, Le Potentiel.

Abordant aussi ce chapitre des préparatifs des élections, La Prospérité annonce que la SNCC.SA a mis à disposition de la CENI une rame de 18 wagons pour l’acheminement des kits électoraux, destinés à la Province du Lualaba (5 wagons), au Haut Lomami (5 wagons) et au Tanganyika (6 wagons) ainsi que 2 wagons chargés des engins auto-leveurs pour Kamina, Kalemie, Mwene-Ditu et Kananga.

« Comme voulu par le DG Fabien Mutomb Kan kato, la SNCC.SA répond ainsi favorablement et de manière prompte à la demande pressante de la CENI qui s’apprête au rendez-vous du 20 décembre prochain », commente ce quotidien.

Et de poursuivre : « En effet, très sensible aux enjeux du calendrier des élections, le transporteur multimodal apporte sa contribution à l’organisation des échéances électorales en assurant l’expédition de tout ce qui y contribue, à l’instar de l’acheminement de 12 wagons chargés des kits d’enregistrement en janvier 2023 ».

Toujours au chapitre des élections 2023, EcoNews, pour sa part, souligne le rétropédalage de l’Union européenne.

En effet, le tabloïd note qu’initialement, l’Union européenne avait prévu d’envoyer en RDC une mission comptant quelque 80 observateurs. Finalement, ils ne seront que huit, tous basés à Kinshasa.

Huit c’est très peu pour un pays vaste comme la RDC, mais, cette présence est importante, selon le directeur exécutif de l’ONG « La Voix des sans voix », Rostin Manketa, fait savoir EcoNews.

« Pour nous le souhait était que l’Union européenne déploie une mission ici en RDC parce que nous avons besoin d’une mission vraiment indépendante, un œil indépendant sur ces élections. Mieux vaut ces huit experts indépendants que zéro observateur indépendant », assure Rostin Manketa.

L’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) a elle exprimé ses regrets quant à la réduction de la mission d’observation électorale de l’UE en RDC, révèle encore ce journal.

Le 29 novembre, l’Union européenne avait annoncé l’annulation de sa mission d’observation électorale dans le pays en raison du manque de garanties sur la sécurité de son équipe. Bruxelles avait notamment évoqué des « contraintes techniques » échappant à son contrôle, rappelle EcoNews.

Entre temps, La Reference Plus faisant « l’autopsie » de la campagne électorale pour la Présidentielle 2023, constate dans ses colonnes « des candidatures multiples et fantaisistes ».

Lancée officiellement le 19 novembre 2023, la campagne électorale pour les élections générales et présidentielle 2023 prendra fin le 19 décembre 2023, la veille du scrutin à minuit.

Trois semaines de terrain ont révélé les faiblesses comme les forces des uns ainsi que des autres, surtout ceux concourant pour la présidentielle parmi lesquels moins d’une dizaine sont visibles alors que la majorité des prétendants n’a jamais été entendue ni vue en campagne, fait savoir le quotidien.

« Avec 24 candidats validés par la CENI et deux repêchés par la Cour Constitutionnelle dont seulement deux femmes, ils étaient au total 26 participants dans la course pour la magistrature suprême à la tête du pays pour les prochaines 5 années. Plus qu’une image de vitalité d’une jeune démocratie naissante depuis les années du candidat unique sous le régime Mobutu, c’est plutôt à une multiplicité des candidatures les unes plus fantaisistes que les autres qu’on a assisté », constate La référence Plus.

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