Revue du vendredi 02 février.

Plusieurs journaux parus ce vendredi 2 février à Kinshasa relayent le communiqué de presse du service de communication de la primature concernant la fonction des commissaires aux comptes.

« Désormais, la fonction du commissaire aux comptes ne peut être exercée en République démocratique du Congo que par un expert-comptable inscrit au tableau de l’Ordre », rapporte Forum des As qui explique que le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde a fait cette déclaration au cours d’une cérémonie solennelle de remise des brevets aux commissaires aux comptes, cérémonie organisée jeudi 1er février 2024 par la Primature à Fleuve Congo Hôtel. Des brevets ont été remis aux commissaires aux comptes nommés au sein des établissements publics en octobre 2023.

Pour Africa News, cette décision du Gouvernement « est une mesure salutaire pour tout un corps, question d’écarter les infiltrés intellectuels ».

Dans son allocution, le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, a, d’entrée de jeu, souligné que la nomination des commissaires aux comptes au sein des établissements publics constitue l’aboutissement d’un processus déjà enclenché par le Président de la République, Chef de L’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, précise La Prospérité.

« Dans la mise en place des animateurs des organes de gestion des établissements publics, à savoir les Conseil d’Administration et les directions générales, œuvrant en collège pour un mandat de 5 ans non renouvelable, les commissaires aux comptes qui ont principalement comme tâche, la surveillance, le contrôle des opérations financières des établissements publics, conformément à l’administration en vigueur en la matière, notamment la loi numéro 08/009 du 7 juillet 2008 portant disposition générale applicable des établissements publics, ont un rôle indéniable dans la bonne gouvernance et dans la redynamisation du modèle d’évaluation de la performance aussi bien des établissements publics et des entreprises du portefeuille. C’est pourquoi, il était devenu nécessaire, voire impérieux de réhabiliter cet organe de contrôle et de combler les vides qui régnaient, dans la majeure partie des établissements publics, notamment ceux créés subséquemment à la réforme des entreprises du portefeuille d’État de 2008, laquelle réforme a transformé certaines entreprises publiques en établissements publics », a déclaré le Chef du Gouvernement.

Sama Lukonde a révélé que « s’agissant d’ailleurs des établissements publics issus de ladite transformation, les dernières nominations des commissaires aux comptes, remontaient à mai 2006, à la signature des décrets, présidentiels 06/086 du 24 mai 2006. Et donc, de 2006 à octobre 2023, ces commissaires aux comptes ont exercé un mandat de 17 ans au lieu de cinq ans non renouvelables. C’est pourquoi, il était plus que nécessaire de remédier à cette situation, qui était irrégulière, sans compter que certains de ces établissements publics, anciens ou nouveaux, n’avaient pas ou plus de commissaires aux comptes », peut-on lire également dans Congo Nouveau.

Et EcoNews de renchérir qu’en effet la lourde responsabilité qui incombe à ces commissaires aux comptes est désormais dans la certification des états financiers des établissements publics afin de « donner au Gouvernement la photographie réelle, dans la perspective d’une meilleure contribution des établissements publics au budget de l’État ».

Les commissaires aux comptes devront faire preuve de beaucoup de discipline, d’abnégation et de professionnalisme pour l’exercice de leur mandat, dit L’Avenir rapportant les propos du Premier ministre.

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