Revue du mardi 05 Mars.

Le communiqué de l’Union européenne, appelant Kinshasa et Kigali au dialogue, est largement commenté par les journaux parus mardi 5 mars.

L’Union européenne se dit  »extrêmement préoccupée par l’escalade de la violence dans l’est de la République démocratique du Congo et par l’aggravation de la situation humanitaire, exposant des millions de personnes à des violations des droits de l’homme, notamment des déplacements, des privations et des violences basées sur le genre », rapporte Forum des AS.

Outrée par des attaques armées autour de Sake et de Goma, poursuit le journal, l’Europe des 27 appelle toutes les parties à « s’abstenir de toute rhétorique conflictuelle et incendiaire, y compris les menaces d’escalade militaire ».

Au-delà de cette prise de position forte, fait remarquer Infos27, les Congolais sont encore loin de croire en la bonne foi des acteurs internationaux, mieux de ceux qui se sont illustrés dans une ambiguïté étonnante, le cas de la même UE, critiquée de partout après le protocole d’attente signé avec le Rwanda sur les minerais stratégiques et critiques.

Car « dans l’entendement de tout observateur averti, le rapprochement UE-Kigali pour les minerais stratégiques et critiques n’est rien d’autre qu’une prime à l’impunité. Et pour les Congolais, cela est une énième preuve de la complicité internationale sur les atrocités perpétrées dans l’Est de leur pays. Lassés de déclarations ou prise de position sans lendemain, les Congolais attendent des actions pouvant contraindre les acteurs impliqués dans la guerre du Congo, notamment le Rwanda », explique le media.

Sur une autre sujet, l’Agence congolaise de presse indique que la cour d’appel de Kinshasa/Gombe a promis à son audience tenue, lundi, de rendre, le 14 mars, ses arrêts sur les requêtes en contestation des résultats provisoires des législatives provinciales des circonscriptions électorales de la Gombe, Ngiri-Ngiri, Kintambo et Makala, ville de Kinshasa.

Au cours de cette audience, poursuit l’agence, 16 affaires ont été appelées notamment celle opposant le « Mouvement de Libération (MLC) », de Jean-Pierre Bemba, à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et consort. Les avocats du MLC ont contesté la proclamation de Fiston Musengo Lukwebo, comme député de la circonscription de la Gombe. Ils ont requis ainsi l’annulation de ce résultat proclamé par la CENI, car, il aurait usé de « manœuvres frauduleuses ».

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