Revue du mardi 05 décembre.

Le processus du retrait effectif des troupes de l’EAC du Nord-Kivu est largement commenté par les journaux parus ce mardi 5 décembre à Kinshasa.

Déployées dans l’Est de la République démocratique du Congo en novembre 2022 pour combattre les groupes armés qui émergent dans la partie Est du pays, notamment le mouvement de 23 mars (M23), les forces régionales de la Communauté des États de l’Afrique de l’Est (EAC) ont commencé leur retrait, car ils ne pourront pas rester en RDC jusqu’au-delà du 8 décembre prochain, surtout que les autorités congolaises ont décidé de ne pas prolonger leur mandat, rapporte L’Avenir.

Par conséquent, ajoute ce tabloïd, elles ont amorcé leur retrait ce samedi 2 décembre 2023 avant cette date butoir. Première à le faire, la force kenyane, a amorcé son retrait ce samedi et les forces des autres pays membres de la communauté de l’Est s’apprêtent d’ores et déjà, à se retirer de la RDC.

L’Avenir rappelle que lors d’un point de presse conjoint du Gouvernement, le mercredi 11 octobre2023, son porte-parole Patrick Muyaya, avec Jean-Pierre Lihau, avait affirmé sans jambage que « la position du gouvernement est très claire, nous souhaitons que la Force régionale de l’EAC quitte le pays à la fin de son mandat prévu pour le 8 décembre2023, en raison du constat que cette force n’a pas obtenu les résultats escomptés dans les délais convenus. La population s’inquiète, notamment en raison des comportements observés qui ont abouti au changement de la direction de cette force ».

D’après ce quotidien, « d’aucuns émettent des réserves sur la ferme prise de position de Kinshasa, du fait que le départ des soldats de la Communauté d’Afrique de l’Est de la RDC, intervient au moment où les combats continuent d’opposer les supplétifs de l’armée rwandaise battant pavillon M23 aux groupes de miliciens se présentant comme des patriotes Wazalendo et aussi en pleine période des campagnes électorales en vue des élections générales du 20 décembre prochain ».

Pour Le Potentiel, ce retrait des troupes de l’EAC ouvre un nouveau chapitre dans la gestion des aspects sécuritaires dans cette partie du pays, confrontée à l’activisme accru des groupes armés et à l’agression avérée du Rwanda sous couvert du M23. Ainsi, le défi majeur auquel est confronté Kinshasa après avoir mis fin à la présence de l’EAC est celui de tenter de reprendre le contrôle dans l’est de son territoire avec le soutien de la force militaire de la SADC (Southern African Development Community).

La Reference Plus pense « qu’on a beau aller aux urnes, on a beau chasser la force régionale en cette première quinzaine de décembre 2023 et nous allier par la suite à la SADC, c’est bien là la preuve que le gouvernement congolais procède, fidèle à ses habitudes, à des tâtonnements stratégiques, à d’éternels essais et erreurs qui ne portent aucune solution sécuritaire tangible, on s’emploie à de simples saupoudrages et non à des solutions solides qui appellent un changement radical de la situation du peuple. Dans ce contexte précis, quelle que soit l’issue du scrutin, quoi qu’il en soit du départ imminent de l’EAC et de la MONUSCO, seul le décor va être modifié. Seuls les acteurs qui s’interchangeront. Les fondations du système restent, quant à elles, solidement implantées et la nuisance de ce système coriace toujours plus destructrice contre le bienêtre du peuple congolais ».

Et La Tempête des Tropiques signale un nouveau déplacement massif de la population dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, à la suite du lancement des attaques des terroristes du M23 contre les positions des FARDC le lundi 4 décembre 2023. Selon des informations recueillies sur terrain, après le retrait des troupes de l’EAC à la suite du refus de Kinshasa de proroger le mandat de la force régionale de l’EAC au-delà du 8 décembre 2023, les terroristes du M23 en ont profité pour attaquer les positions des FARDC sur l’axe Kilolirwe, Kabati-Kingi, approchant ainsi de la cité de Sake, dernier verrou sécuritaire situé à environ 27 kilomètres de la ville de Goma.

Dans un tout autre registre, Forum des As fait savoir qu’à deux semaines de la tenue des élections combinées, la Centrale électorale appelle les candidats aux scrutins du 20 décembre prochain à aller vérifier les noms, photos et logos de leurs formations politiques. Qu’il s’agisse des partis ou regroupements politiques. Les candidats ou leurs mandataires sont priés de se rendre à la Maison des élections dès ce mardi 5 décembre jusqu’au mercredi 6 décembre, annonce le communiqué que Forum des As a publié in extension.

Concernant cet appel de la CENI, L’Avenir reprend dans ses colonnes la marche à suivre par les partis et regroupements politiques :

  1. Un jeton sera remis aux mandataires à leur arrivée en vue de les identifier et d’assurer leur prise en charge selon l’ordre d’arrivée par les préposés commis à cette tâche.
  2. Chaque candidat ou mandataire sera orienté vers un préposé pour la consultation. Après consultation, le candidat ou le mandataire valide les noms, la photo et/ou le logo pour les partis et regroupements politiques. Dans le cas où le candidat ou le mandataire identifie une photo ou un logo à remplacer, il remplit une fiche de correction. Un jeton de correction lui sera remis pour la prise en charge par le préposé commis à la correction.
  3. Le candidat ou le mandataire présente le jeton de correction au préposé, puis lui remet la photo et/ou le logo de remplacement.

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