Revue du jeudi 30 novembre.

Des journaux parus ce mercredi à Kinshasa reviennent sur le retrait de la Mission d’observation de l’Union européenne de la RDC a trois semaines des élections générales.

A presque trois semaines de la tenue des scrutins en RDC, un nuage plane sur les relations entre Kinshasa et l’Union Européenne, révèle Congo Nouveau. Selon cet hebdomadaire, Africa Intelligence cite Josep Borel, Haut Représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères, qui a annoncé le retrait de la mission d’observation déployée en RDC, en perspective des élections générales attendues le 20 décembre. A en croire le magazine Africa Intelligence, repris dans les colonnes de ce tabloïd, Bruxelles a pris cette décision pour protester contre « le blocage, au moins partiel, par les services de sécurité congolais, de certains moyens de télécommunications, notamment des téléphones satellitaires et des fréquences de réseau ». Selon la même source, souligne ce portail, la saisie de ces matériels rend impossible le déploiement des experts dans les différentes provinces du pays. Face à la mesure prise par le Haut Représentant de l’Union européenne, Josep Borel, rapporte ce journal, certains pays, notamment la France, joueraient à l’apaisement. Ces pays estiment que la mesure du retrait de la mission d’observation serait trop radicale. Congo Nouveau annonce cependant les ultimes négociations à l’initiative de plusieurs États membres pour tenter de revenir sur la décision.

EcoNews indique l’Union européenne prend cette décision malgré l’arrivée à Kinshasa, depuis au moins une semaine, de 42 experts mandatés par l’Union. Cet hebdomadaire s’étonne que l’UE annule sa mission d’observation puisse intervenir quelques jours après le passage à Kinshasa de Malin Björk, membre du Parlement européen, qui pourtant avait confirmé, face à la presse le 21 novembre 2023, le calendrier de déploiement et le mandat de cette Mission, placé sous sa coordination. Dans la foulée, explique ce tabloïd, Malin Björk avait assuré que ces observateurs travailleront en toute impartialité et indépendance : «Ces observateurs qui passeront six semaines dans le pays remplissent leur mission en toute impartialité et indépendance. Ils assureront dans leurs zones d’observation le suivi de la cam[1]pagne électorale, des préparatifs et du déroulement du scrutin, de la compilation des résultats et des recours éventuels. Ils rencontreront les candidats et partis politiques, l’administration électorale, les membres des bureaux de vote, la société civile et les médias. Ils seront nos yeux et nos oreilles sur le terrain ». Pour EcoNews, c’est le processus électoral qui prend un sacré coup. Ce qui pourrait probablement peser sur la crédibilité des élections de 20 décembre 2023.

Ce qui est sûr, fait savoir la Tempête des tropiques, la mission d’observation de l’Union européenne veut obtenir son accréditation directement auprès de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ; et surtout, chercher à déployer des matériels sophistiqués de télécommunications, capables d’échapper au contrôle des autorités à travers le pays. Alors que depuis le mois de juin dernier, rappelle ce quotidien, il a été institué au ministère des Affaires étrangères une cellule chargée d’examiner toutes les demandes d’accréditation soumises au Gouvernement par les organismes ou les personnalités indépendantes étrangères désirant observer les élections. Au finish, indique ce tabloid, cette cellule, après l’analyse de toutes les conditions requises, transmet ses décisions à la Commission électorale nationale indépendante. Selon ce portail, la mission exploratoire de l’Union Européenne est bien au fait de la situation quand elle avait rencontré Denis Kadima, le lundi 5 juin dernier. Elle avait été conduite au QG électoral par la Cheffe de délégation adjointe de section Politique, presse et informations au sein de cette représentation à Kinshasa. L’alerte sur le retrait de la Mission d’observation électorale donne l’air d’un forcing et même d’un chantage en vue de passer outre la cellule d’accréditation mise sur pied par Christophe Lutundula, ministre des Affaires étrangères, estime ce journal.

Appel au processus électoral apaisé

Sur une autre page, le Potentiel rapporte qu’en cette période de campagne électorale en prévision des élections générales en décembre prochain, Dominique Konde, du ministère universel pour la paix et Serviteur de l’humanité du Conseil universel pour la paix des nations et des continents (CULPAC), a lancé, mardi 28 novembre depuis la Cité de la Paix, située au quartier Basoko, commune de Kintambo, un message d’amour et d’unité à tout le peuple congolais. De son point de vue, note ce quotidien, il serait mieux pour chaque Congolais d’user de sagesse dans son comportement pour promouvoir la paix, la douceur, le respect et l’amour du prochain. S’agissant de prochaines élections, indique ce tabloïd, le ministère universel exhorte les Congolais à respecter les résultats des urnes, principalement sur le choix des personnalités qui seront démocratiquement élues pour présider aux destinées de la RDC. Dans le cadre de son programme de la Paix pour tous, écrit ce portail, le CULPAC lance un appel au peuple congolais à s’aimer entre eux, car il est temps d’agir sur le processus de démocratie.

Dans ce même registre, signale la Prospérité, la Commission d’intégrité et médiation électorales (CIME) a, dans un communiqué rendu public, le 21 novembre 2023, interpellé les parties prenantes aux élections du 20 décembre 2023, à jouer convenablement leur rôle et à plus de responsabilité pour un processus électoral apaisé. A cet effet, souligne ce quotidien, cette structure technique de la plateforme de confessions religieuses chargée de la prévention, de la médiation et de la résolution des conflits électoraux a invité les candidats aux élections à tous les niveaux au comportement civique et patriotique, au sens du fairplay, d’élégance et à s’abstenir des discours de haine, tribale et ethnique, des discours de division, des provocations, des injures, de la manipulation des masses populaires, des actes d’intolérance et de vandalisme, etc. D’après elle, fait savoir ce tabloïd, il s’agit du respect des règles qui régissent cette période de la campagne électorale. C’est pour ces résultats que la CIME recommande au Gouvernement congolais, « de renforcer la sécurisation des élections, des candidats ainsi que les paisibles citoyens et leurs biens contre les actes de vandalisme, d’intolérance, des actes de haine tribale pendant cette période de la campagne électorale, le jour des scrutins et de publication des résultats ».

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