Page d’histoire : »d’Angwalima » à « Wallace », la saga de grands voleurs kinois

Un citoyen interpellé par la police

 Les grands voleurs kinois. L’adjectif « grand » se justifie dans la mesure où il s’agit de grands voleurs connus depuis 1960 à Kinshasa. Sans tenir compte des milliers de petits voleurs de « poule » ou de « mimbata » dont les procès s’arrêtent souvent au niveau  des chefs de quartier ou des tribunaux de paix .
 En effet, depuis 1960 à nos jours, la saga de grands voleurs à Kinshasa  a tourné autour du fameux ANGWALIMA, et de la bande à « Wallace » de triste mémoire.
ANGWALIMA
C’est le voleur qualifié ou le cambrioleur qui a le plus défrayé les chroniques durant les années 1960 à Kinshasa, voire à travers toute la RDC. Tout Kinshasa connaissait les prouesses du redoutable voleur Angwalima. La presse en parlait. Il était devenu le client de la prison centrale de Makala, d’où il s’évadeait souvent, avant de reprendre de plus belle son activité (vol). Ses victimes se recrutaient parmi la nouvelle classe  aisée habitant Kalina (Gombe). Certaines rumeurs laissaient entendre qu’il aurait même réussi à voler plusieurs fois à la résidence de l’ancien président Kasa-Vubu.
 Angwalima personnaliseait tellement le vol au point où, à une certaine époque, son nom signifiait un voleur. Comme de coutume dans la société africaine, l’opinion associait ses exploits à un certains pouvoirs maléfiques.
LA BANDE À « WALLACE »
 Après Angwalima dont on a oublié les conditions de sa disparition, le groupe de voleurs qui s’est fait remarquer à Kinshasa entre les années 1970 et 1980 est la bande à « Wallace ».
 Angwalima était un voleur au sens pénal du terme. C’est-à-dire qu’il dérobait des objets ou des biens à l’insu de leurs propriétaires. Par contre, les « Wallace », Bouddha, Balomona(Django),Kulukangala, Jean Université, Apach, etc, etc, étaient des voleurs à main armée. Ils extorquaient , au besoin  tuaient leurs victimes. Leurs zones d’opération étaient les quartiers périphériques de Kinshasa. Leurs cibles : la classe moyenne (commerçants et fonctionnaires).
 Leur modus operandi était plus ou moins sophistiqué et adapté à l’évolution de la société congolaise. Ils se renseignaient et effectuaient des repérages avant toute opération, menée souvent la nuit, à l’aide des armes louées auprès de certains soldats inconscients en mal d’argent. Ils se déplaçaient à bord des véhicules personnels ou des taxis extorqués qu’ils abandonnaient après leurs forfaits .
 Leur procès avait démontré qu’ils (surtout Wallace) étaient  de grands communicateurs. Si on retrouvait le film de leurs audiences, on pourrait en tirer une très bonne fiction.

Via mbokamosika.com

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