Autorisation de la RDC à l’armée ougandaise de franchir le sol congolais : Dr Denis mukwege alerte :  » Congolais débout, nation en danger »!

À l’aube de l’autorisation par Félix Tshisekedi à l’armée ougandaise d’entrer dans le territoire congolais pour « combattre les ADF et autres groupes armés », le prix Nobel de la paix 2020, Dénis Mukwege dénonce une décision « inacceptable ». Dans un tweet ce dimanche 28 novembre, « l’Homme qui répare les femmes » estime que de part cette décision, la « Nation est en danger ».

« Après 25 ans de crimes de masse et pillages de nos ressources par nos voisins, l’autorisation du Président à l’UPDF et les accords de coopération militaire avec RDF sont inacceptables.
Non aux pyromanes-pompiers! Les mêmes erreurs produiront les mêmes effets tragiques. Debout Congolais, Nation en danger ! », dénonce-t-il.

Les forces armées ougandaise autorisées à pénétrer dans les territoires de l’est de la République démocratique du Congo. Le président congolais Félix Tshisekedi a accepté la demande formulée par son homologue ougandais Yoweri Museveni. L’objectif est notamment de poursuivre le groupe armé ADF qui sévit dans la zone. Mais au regard de l’histoire récente entre les deux pays c’est une décision sensible, qui n’a pas encore été annoncée officiellement par les deux chefs d’Etats.

La décision du chef de l’Etat congolais a été prise vendredi soir mais l’information nous a été confirmée samedi par une source onusienne. Selon cette source, les Nations unies ont été informées de la volonté de Félix Tshisekedi de laisser l’UPDF, l’armée ougandaise, entrer sur les territoires du Nord Kivu et de l’Ituri.

Le premier objectif est de combattre le groupe armé des ADF, les Forces démocratiques alliées. Un groupe qui multiplie les attaques contre les civils et les forces congolaises ces dernières années. Le 16 novembre dernier, les autorités ougandaises ont également accusé les ADF d’être à l’origine des deux attentats de Kampala. C’est cet évènement qui a permis à Yoweri Museveni d’accentuer la pression sur son homologue.

William Tambwe

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