Revue du vendredi 7 octobre

Ouvrons cette revue de presse par actualité.cd qui revient sur l’audience accordée par le président du Sénat, Bahati Lukwebo, aux Gouverneure de l’espace grand Bandundu ce jeudi 6 octobre à Kinshasa sur la situation sécuritaire à Kwamouth. Ce média en ligne souligne que, reçus par le Président du Sénat ce jeudi 6 octobre, les gouverneurs du Kwango, Kwilu et Maï-Ndombe ont sollicité un renfort militaire pour mettre fin aux atrocités dans le territoire de Kwamouth en proie à l’insécurité depuis les affrontements entre les peuples Téké et Yaka.
Au sujet de la prétendue main noire dénoncée sans être identifiée, les gouverneurs du grand Bandundu exigent l’identification de la force qui profite de cette situation pour commettre des violences, a déclaré le gouverneur Jean-Marie Peti Peti, porte-parole de circonstance. Sur le même sujet, Forum des As signale que ces affirmations sont inquiétantes, quand on sait que  les provinces de  Mai-Ndombe, Kwango et Kwilu sont géographiquement  très proches de la capitale Kinshasa.

Le Sénat étant une émanation des provinces, son speaker milite pour leur développement. C’est dans ce cadre que Modeste Bahati a également échangé avec le gouverneur de la Mongala, César Limbaya. Au menu de leur entretien le défi sécuritaire,de développement et des infrastructures ont retenu l’attention du président du Sénat et a promis d’en faire part à l’exécutif. Sur le même point, l’Agence congolaise de presse conclut que A entendre ces chefs des exécutifs provinciaux à savoir,  Rita Bola du Maï-Ndombe, Jean-Marie Peti Peti Tamata du Kwango et Willy Itshundala du Kwilu, l’insécurité qui sévit dans cette partie de la RDC est l’œuvre d’une main noire et qu’il faut se dépêcher. Feuilleton Vital Kamerhe, le journal Econews signale le divorce entre Kamerhe et Félix Tshisekedi. Le Tri-Hebdo du Boulevard du 30 Juin constate qu’après deux semaines passées dans le Grand Kivu et la Tshopo, Vital Kamerhe a bouclé sa tournée « Amani », initialement annoncée comme placée à la recherche des mécanismes en vue du rétablissement de la paix avec au centre des concertations confidentielles la question de l’occupation de Bunagana par le M23 soutenu par l’armée rwandaise. Parti avec la bénédiction du Chef de l’Etat, la tournée s’est transformée, selon des témoins oculaires, en une campagne d’auto-promotion. Le journal enfonce le clou en insistant que Vital Kamerhe, leader de l’Union sacrée de la nation (UNC), joue le chaud et le froid. De sa tournée «Amani » (tournée de la paix), qui a connu des résultats mitigés, l’enfant terrible de Walungu ne jure plus que par sa détermination à faire payer au Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo son péché de l’avoir laissé se faire condamner par la justice pour corruption, conclu Econews.
Rebondissant sur le même sujet, Congo Nouveau juge impopulaire les recommandations du missionnaire pour la paix. Selon ce journal, la société civile de l’est comme de toute la République jugent la sortie de crise proposée par le président de l’UNC d’impopulaire et que le moment n’est plus au dialogue.
7sur7.cd reprend les propos du Dr Dénis Mukwege sur le 27e anniversaire des massacres de l’hôpital de Lemera. Le média en ligne relaie le tweet du réparateur des femmes et souligne que dans un message posté sur son compte Twitter ce jeudi 6 octobre 2022, en mémoire des victimes du massacre de l’hôpital de Lemera au Sud-Kivu, survenu la même date en 1996, le docteur Denis Mukwege appelle la Justice à se saisir du dossier, 27 ans après. Il l’exhorte également à juger les auteurs de ce crime qui avait coûté la vie à plus de 30 personnes.

Le prix Nobel de la paix plaide, au même moment, pour l’exhumation des corps jetés dans les fosses communes et demande qu’ils soient enterrés en toute dignité. 

Radiokapi.net, quant à lui, se focalise sur la manifestation des avocats et défenseurs judiciaires à Goma. Le site d’information onusien signale que Des avocats et défenseurs judiciaires du barreau de Goma (Nord-Kivu) ont manifesté, jeudi 6 octobre, dans les principales artères de la ville pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « dysfonctionnement de la justice » dans leur ressort.

Dans un mémo lu par leur porte-parole, Me Jean-Claude Kaparirwa et déposé auprès du gouverneur de province, ces auxiliaires de justice accusent le premier président de la Cour d’appel du Nord-Kivu de corruption, du clientélisme et d’une mauvaise administration de la justice. 
Les médecins de la province de Tanganyika étaient aussi dans la rue pour exiger le respect des accords avec le gouvernement. C’est ce qu’annonce ACP qui note que le secrétaire provincial du Syndicat national des médecins (SYNAMED)/Tanganyika, le Dr Alex Ndeke, a indiqué, jeudi au cours de la marche pour « la dignité et l’honneur du médecin congolais », que leur structure réclame du gouvernement de  la République le respect des engagements pris dans l’accord signé le 03 août 2021 en leur faveur.

Dans cet accord, a-t-il souligné, le gouvernement s’était engagé à poursuivre des actes administratifs, notamment l’admission sous-statut des nouvelles unités (NU), la mécanisation des médecins, la notification du décret de 2019 ainsi que l’application de l’ordonnance présidentielle du 01 juillet 2022.
Sur le plan sécuritaire, La voix de l’Ituri annonce l’ouverture, le jeudi 06 octobre à Bunia, des travaux de l’atelier d’élaboration du plan du Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation par le gouverneur militaire.. Ces assises de 4 jours vont permettre aux participants de décortiquer les facteurs des conflits et mettre en place une feuille de route qui débouchera à l’opérationnalisation de ce processus.

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