Revue du vendredi 24 novembre.

Des journaux parus ce vendredi à Kinshasa réservent leurs pages aux six de 26 candidats Président de la République ayant brandi la menace d’une saisine de la Cour constitutionnelle contre la Commission électorale nationale indépendante pour « irrégularités » du processus actuel.

AfricaNews note que Martin Fayulu, Denis Mukwege, Floribert Anzuluni, Théodore Ngoy, Nkema Liloo et Jean-Claude Baende ont dit dans un communiqué signé le 18 novembre être engagés à poursuivre le président de la CENI. Selon ce sextuplet, indique cet hebdomadaire, le processus est rempli d’«irrégularités intentionnelles et notoires». Selon ce tabloïd, cette menace est une étape supplémentaire de la pression des candidats Président, après la déclaration du 16 novembre dernier, signée par ce même groupe avec 3 autres candidats : Marie-Josée Ifoku, Constant Mutamba et Seth Kikuni. Dans cette précédente déclaration, rappelle ce portail, le nonuplet avait exigé une « nouvelle réunion de concertation » entre la CENI et les candidats Président, sous peine de «prendre leurs responsabilités». Désormais sans leurs trois compairs, souligne ce journal, les six restants ont ainsi constaté le refus de la CENI qui, selon eux, est également incapable de remplir sa mission constitutionnelle « d’assurer la régularité du processus électoral». Parmi les griefs, rapporte AfricaNews, ils citent le manque de fiabilité du fichier électoral, le non-affichage des listes électorales et de la cartographie électorale mais aussi l’opacité dans le processus de délivrance des duplicatas de cartes d’électeurs ou encore la privation du droit de vote à une partie d’électeurs.

Selon le Potentiel, ces candidats présidents de la République veulent à travers leur démarche assurer l’intégrité du fichier électoral et sa fiabilité, de faire connaître aux électeurs et aux candidats qui est véritablement électeur, dans quel centre et dans quel bureau de vote et d’assurer le droit de vote à une partie de l’électorat vivant dans les territoires occupés par les forces obscures, a déclaré l’un d’eux, Théodore Ngoyi. Au ministre de l’Intérieur, précise ce quotidien, ils reprochent de ne pas mettre à leur disposition la sécurité de la police nationale conformément à la constitution de la République. Ces candidats, écrit ce tabloïd, promettent de déposer cette plainte au parquet près la Cour de cassation ce vendredi 24 novembre 2023.

La Reference Plus reste sur la même voie et citent certaines sources, renseignant que ces candidats président veulent aller plus loin, et former une coalition en vue de se choisir un candidat commun dans les heures à venir. Ce quotidien note que parmi ces candidats figurent le célèbre médecin et militant des droits de l’homme, Denis Mukwege, et le leader de l’opposition, Martin Fayulu. Pour ce tabloïd, cette initiative de formation d’une coalition entre ces quatre candidats pourrait avoir un impact significatif sur l’élection présidentielle en RDC. L’objectif commun serait de faire bloc ensemble afin de renforcer leurs chances de succès et de présenter une alternative unifiée face au président sortant, fait savoir ce portail. La participation de Denis Mugwege dans cette coalition pourrait apporter une voix forte et influente au mouvement, indique ce journal. La Reference Plus reconnait tout de même que la création d’une coalition et la sélection d’un candidat commun ne seraient pas une tâche facile aussi longtemps que les différents intérêts et visions des candidats devront être harmonisés pour parvenir à un consensus.

L’Avenir cite ces candidats qui estiment que dès la publication des listes définitives des candidats à la présidentielle, chacun parmi eux devait bénéficier d’une vingtaine des policiers pour sa garde. Ces policiers doivent être pris en charge par le Trésor Publi, precisent-ils dans les colonnes de ce quotidien. A leurs yeux, rapportent ce portail, le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur a une politique de deux poids, deux mesures car certains candidats bénéficient déjà de cette garde, alors que les autres qui doivent déjà battre campagne n’en ont pas. «La loi dit dès la publication de cette liste, les candidats ont droit à une égale protection par les pouvoirs publics. Ils doivent être protégés dès la publication de la liste, ils doivent être protégés pendant la campagne, ils ont droit à 25 policiers à charge du trésor, jusqu’à aujourd’hui monsieur Peter Kazadi qui est ministre de l’intérieur, vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur s’est abstenu d’exécuter cette disposition importante qui réa[1]lise l’égalité de tous les candidats », affirme l’un d’eux, Théodore Ngoy dans ce journal. Une fois saisie, pense l’Avenir, la Cour de Cassation devra rendre son verdict. Entretemps, poursuit ce quotidien, la campagne électorale suit son cours normal et d’autres candidats n’ont pas tergiversé, ils se sont déjà jetés à l’eau pour séduire les électeurs, pendant que d’autres continuent de perdre du temps à rechercher des prétextes pour justifier leur impréparation pour cette campagne.

À un mois des élections prévues le 20 décembre 2023, souligne la Prospérité, la CENCO explique aux électeurs congolais, l’attitude à afficher pendant la campagne électorale où il faut demander des comptes à ceux qui nous ont dirigés sur base des réalisations par rapport aux promesses faites et puis de juger les candidats nouveaux sur la pertinence et la faisabilité de leurs promesses. Considéré comme un moment où il faut se décider des futurs dirigeants, explique ce quotidien, la CENCO tire la sonnette d’alarme en informant aux Congolais que les élections sont un renouvellement de confiance aux animateurs des institutions ayant bien servi le pays mais aussi une sanction pour tous ceux qui ont mal géré en servant leurs propres intérêts. Pour les nouveaux candidats, conseille ce tabloïd, les électeurs devront privilégier les critères objectifs de compétence et de probité morale. C’est ainsi que la CENCO appelle le peuple à la prise de conscience et de responsabilité en tant que souverain primaire. « Non aux opportunistes qui changent de camps à la recherche des intérêts personnels, non à ceux qui prennent comme suppléants les membres de leurs familles, non à ceux qui postulent à tous les niveaux, non aux tribalistes et aux népotistes, non à l’achat de conscience», a insisté la CENCO dans les colonnes de ce journal.

Entre-temps, signale la Tempête des tropiques, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a procédé, le 21 novembre courant, au début du test grandeur nature des Diapositifs Electroniques de Vote (DEV) dans la province du Kongo Central et de la ville province de Kinshasa. Selon ce quotidien, ce test fait parte d’une série d’actions entreprises par le Président de la centrale électorale congolaise, Denis Kadima Kazadi, qui confirme la tenue, dans le délai constitutionnel, des scrutins combinés du 20 décembre prochain à travers le pays. Ce tabloid note qu’une première action déjà réalisée était la fin de la fabrication de plus de 26.000 DEV, qui avaient comme ancienne appellation Machine à voter, de la firme sud-coréenne Miru. Pour l’heure, soutient ce portail, la CENI s’attelle au déploiement de ces outils indispensables pour le rendez-vous électoral de la fin de l’année. Le Gouvernement congolais a déjà débloqué plus de 800 millions USD sur un total de plus d’un milliards USD, dans le cadre de l’organisation des élections dans le pays, conclut la Tempête des tropiques.

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