RDC : Dossier RAM, une commission interministérielle tablera sur cette taxation encore mal comprise

Le Vice-Premier ministre, Ministre de l’Intérieur, sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Daniel Aselo Okito Wankoy, a fait part aux membres du Gouvernement congolais du mécontentement des utilisateurs des réseaux de communication vis-à-vis des méthodes de paiement de la redevance RAM initiée par l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC).

C’était au cours du Conseil des ministres du Gouvernement Sama Lukonde dirigé par le Chef de l’Etat congolais, Félix-Antoine Tshisekedi, le vendredi 7 mai 2021, par visioconférence.

Le Vice-Premier Ministre Aselo a suggéré la mise en place d’une commission interministérielle « pour examiner cette situation afin d’éclairer l’opinion sur la taxation de ce service RAM ».

Signalons que cette semaine a été marquée par de vives protestations des abonnés des opérateurs de télécommunications contre le service RAM à travers le pays.

Préoccupé par cette grogne de la population congolaise, le député national Juvénal Munubo Mubi avait déposé, le 3 mai 2021, une requête de question orale avec débat au Bureau de l’Assemblée nationale afin que le ministre de la Poste, téléphones et nouvelles technologies de l’information et de la communication (PTNTIC), Kibassa Maliba, puisse clarifier le dossier RAM.

D’après l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC), le service RAM a pour objectifs d’optimiser la sécurité et la qualité de service des réseaux mobiles sur le territoire national, de lutter efficacement contre la contrefaçon des appareils mobiles en déconnectant les appareils identifiés comme non-conformes, et de combattre le vol des appareils mobiles en bloquant les appareils déclarés volés.

Pour plusieurs utilisateurs des appareils mobiles, rien ne démontre que le service RAM permettrait aussi bien de récupérer ses données et son téléphone perdu.

Pour d’autres personnes, cette taxation n’a pas sa raison d’être en République Démocratique du Congo vu l’extrême pauvreté de la population dont la majorité vit avec moins d’un dollar américain par jour.

Mitterrand MASAMUNA/Zoom-Eco

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