Le bien – fondé de la liquidation de la Biac


Dans discours lors d’échange des voeux de la Banque centrale du Congo, le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo ,BCC, le mercredi 20 janvier, Déogratias Mutombo, a recadré les choses sur la suspension du processus amorcé de liquidation de la Banque Internationale pour l’Afrique au Congo (BIAC), prise par le Conseil d’Etat. Il rejette du revers de la main cette démarche imprudente en raison des complications qu’elle introduirait pour régler la situation de cette banque et rendre possible le désengagement envers sa clientèle:

« Bien malheureusement, le processus amorcé de liquidation a été suspendu par des manouvres dilatoires des dirigeants de cette banque et rendre possible le désengagement envers sa clientèle. Car la décision de la BCC a été, non seulement conforme aux prescrits des lois en vigueur et aux meilleures pratiques internationales en matière, mais aussi dans l’intérêt de la population dont l’épargne a été placée dans cette banque. cela n’a pas été le cas ».

Pourquoi faut il liquider?

Selon le Gouverneur Déogratias Mutombo la liquidation de la BIAC reste la seule option pour résoudre définitivement le problème de cette institution:

« S’agissant de la BIAC, la BCC a décidé de prendre la décision de la liquidation en raison de la persistance de déséquilibres financiers sur plusieurs années. Ces derniers ont maintenu la BIAC dans un cercle vicieux des pertes d’exploitation lesquelles ont laminé ses fonds propres. Pendant près de 10 ans, la BCC a pris de nombreuses mesures en vue de redresser cette banque moyennant sa recapitalisation par les actionnaires. Après avoir exploré et appliqué patiemment, mais sans succès, tous les remèdes possibles, l’unique option qui restait pour résoudre définitivement le problème était la liquidation étant donné le niveau critique des déséquilibres financières indispensables pour la relance de cette banque. C’est dans ce contexte que la BCC a pris cette décision ».

C’est depuis le 10 novembre 2020 que le Conseil d’Etat avait ordonné la suspension des décisions de dissolution forcée, de mise en liquidation forcée et de la désignation du liquidateur de la Banque Internationale pour l’Afrique (BIAC).

Jacques Kalokola

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.