Revue du mardi 13 février.

Plusieurs journaux parus ce mardi 13 février 2024 à Kinshasa traitent notamment de la situation sécuritaire préoccupante dans la province du Nord-Kivu et les manifestations qu’elle a suscitées ces derniers jours dans la capitale congolaise.

L’Avenir rapporte en Une : « Alors que les Congolais manifestaient à Kinshasa lundi 12 février 2024 devant l’Ambassade de la Pologne pour dénoncer les récents propos du Président polonais, Andrzej Duda, affirmant que son pays soutiendrait le Rwanda en cas d’attaque contre le pays de Kagame et exigeait l’expulsion du diplomate, l’armée rwandaise a affiché un mépris total aux appels des Occidentaux pour son retrait, en utilisant des missiles solair pour larguer au moins une bombe sur Goma, chef-lieu de la Province du Nord-Kivu ».

Ce quotidien ajoute qu’un « missile sol-air présumé des Forces de défense rwandaise (RDF) » a visé le 6 février dernier, sans l’atteindre, un drone d’observation de l’ONU, selon un document confidentiel de l’ONU consulté par l’AFP. Il aurait été tiré depuis un véhicule blindé dans une zone contrôlée par le M23.

Citant l’intelligence française, l’Agence France Presse (AFP) affirme que « les renseignements militaires extérieurs français confirment que le véhicule blindé de type WZ551, équipé d’un système de missile solair, est rwandais ». Et de préciser que deux photographies aériennes sont jointes au rapport où l’on peut y voir un véhicule blindé à six roues avec, déployé sur son toit, un système de radar et de lance-missiles. Ces photographies ont été prises à environ 70 km au nord de Goma, au nord du territoire de Rutshuru, par le drone qui a été visé par le missile, explique L’Avenir.

Pendant ce temps à Kinshasa, malgré la condamnation vigoureuse du Gouvernement après les manifestations, la semaine dernière, contre la MONUSCO, l’ambassade des États-Unis, la structure Canal + et bien d’autres, les manifestants ne décolèrent pas, relève La tempête des Tropiques. Lundi 12 février 2024, une nouvelle manifestation ciblant les représentations diplomatiques et certaines organisations internationales pour dénoncer leur « complicité » dans la crise sécuritaire à l’Est du pays a encore eu lieu à Kinshasa, note le tabloïd.

Il explique que les manifestants, composés en majorité des conducteurs de taxis-motos (Wewas), ont mis le feu à proximité du Centre culturel américain. Les activités socioéconomiques ont été partiellement paralysées au centre-ville. Un dispositif important de la police nationale congolaise a été déployé pour disperser ces Congolais qui n’approuvent pas l’attitude de la communauté internationale dans les tueries à l’Est. Les drapeaux de l’Union européenne plantés sur le toit de l’hôtel Memling ont été arrachés. Le Gouvernement, par l’entreprise du ministre des Affaires étrangères, Christophe Lutundula, a condamné vigoureusement ces actes de violence et a annoncé qu’une enquête sera diligentée pour faire toute la lumière sur ces incidents.

Sur un autre registre, La Prospérité annonce que dans le cadre d’une collaboration fructueuse entre la RDC et le Royaume de Belgique, une étape cruciale vient d’être franchie avec l’arrivée des équipements pour la turbine numéro 1 de la centrale hydroélectrique de la Tshopo. Les matériels nécessaires au reconditionnement, transportés par un gros porteur de l’armée belge, ont été réceptionnés à Likasi, marquant ainsi le début d’une nouvelle ère pour la fourniture d’électricité dans la région.

« Les matériels du groupe 1 de la centrale hydroélectrique de Kisangani, ont été réceptionnés lundi après leur reconditionnement aux ateliers centraux de Panda appartenant à la Générale des carrières et des mines (Gécamines), à Likasi pour réparation », selon un communiqué de la Société nationale d’électricité (SNEL SA) consulté par l’Agence congolaise de presse(ACP).

Le document a précisé que le directeur provincial de la SNEL-Tshopo, Alphonse Kitambala a révélé que ce groupe était envoyé en 2023 aux ateliers centraux de Panda (ACP) pour réparation avant de saluer le travail abattu par cette entreprise.

« Ce groupe était envoyé en 2023 aux ateliers centraux de Panda (ACP) appartenant à la Générale des carrières et des mines (Gécamines), à Likasi pour réparation afin de permettre la desserte suffisante de l’énergie électrique à nos abonnés», a-t-il déclaré.

L’ACP rapporte que la SNEL SA mettra les bouchées doubles pour qu’avant la fin de l’année 2024, le groupe 1 rentre au réseau et la centrale hydroélectrique de la Tshopo afin de reprendre sa charge maximale de 19 mégawatts.

Par ailleurs, ajoute l’agence de presse, le groupe 3 sera remis en service à la fin du mois de février et apportera six mégawatts qui s’ajouteront aux six autres du groupe numéro 2 pour atteindre la capacité d’atteindre 12 mégawatts pour réduire le besoin des consommateurs.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *