Première violation des recommandations d’Addis-Abeba : l’armée rwandaise attaque quatre positions des FARDC

Les FARDC au front© Agence Congolaise de Presse

L’armée rwandaise et le M23 ont lancé, dans la nuit du dimanche 19 au lundi 20 février 2023, des attaques généralisées sur quatre positions des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans le Nord-Kivu, a appris l’ACP de source militaire.

« Dans la nuit du dimanche 19 au lundi 20 février 2023, les RDF/M23 ont lancé des attaques généralisées sur quatre des positions (des FARDC) à Kyahemba, Butchalwichi, Kihusaha et Lubula, dans le territoire de Masisi ; et ce, malgré les efforts fournis par les Chefs d’Etats à Nairobi, Luanda, Bujumbura et plus récemment, à Addis-Abeba, afin d’obtenir le cessez-le-feu de la part de ce dernier », a déclaré, le Porte-parole militaire du secteur opérationnel Sokola 2/Nord-Kivu, le Lieutenant colonel Guillaume Ndjike, dans un communiqué parvenu lundi à

D’après le texte, « ces affrontements qui sont en cours (…) viennent de provoquer des déplacements massifs des populations civiles entrainant de ce fait, un drame humanitaire ».

« Au regard de ces multiples violations à répétition du cessez-le-feu par les RDF et leurs supplétifs de M23 », poursuit le document, « les FARDC lancent pour la énième fois un appel à la communauté internationale, à l’Union Africaine, à la communauté des Etats d’Afrique de l’Est ainsi qu’au Mécanisme de vérification ad hoc de constater ces bavures et d’en tirer toutes les conséquences ».

Toutefois, assure l’armée loyaliste, « dans le cadre de ses missions constitutionnelles, les Forces armées de la RDC ont pris toutes les dispositions qui s’imposent pour éradiquer cette manche et protéger les populations congolaises et leurs biens , tout en demeurant respectueuses de la volonté des Chefs d’Etats de l’EAC».

Désarmement et cantonnement du M23

Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA a demandé le cantonnement et le désarmement du M23, sous le contrôle des autorités de la RDC, et la supervision de la Force régionale de l’EAC et du Mécanisme de vérification ad hoc, avec la collaboration de la Mission de stabilisation de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO).

Cette demande a été faite lors de sa 1140ème réunion tenue au niveau des Chefs d’État et de Gouvernement le 17 février 2023 sur l’examen de la situation dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).

Le CPS a également exigé que tous les groupes armés cessent immédiatement les hostilités et se retirent sans condition de l’Est de la RDC. A cet égard, il a instamment demandé la mise en œuvre rapide des résultats des processus de Luanda et de Nairobi, ainsi que du Communiqué du mini-sommet de Luanda du 23 novembre 2022, rappelle-t-on. 

ACP/

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *