Après Magloire Paluku, un autre haut cadre de l’AFC-M23 disparu dans des circonstances troubles. Jeannot Mundeke, directeur général du Département des services de renseignement (DSR) du mouvement rebelle AFC-M23, est décédé le lundi 26 janvier 2026 à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, toujours sous contrôle de la rébellion.
L’information, confirmée ce mardi par plusieurs sources concordantes, jette une lumière crue sur les luttes internes qui minent la coalition armée. Selon des sources proches du dossier, Jeannot Mundeke sortait d’une période de détention de plusieurs semaines, non pas aux mains des autorités congolaises, mais bien imposée par ses propres alliés au sein de l’AFC-M23. Les raisons exactes de cette incarcération interne n’ont jamais été officiellement rendues publiques, alimentant rumeurs, spéculations et soupçons de règlements de comptes.
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Cette mort survient dans un contexte de fortes tensions internes au sein du mouvement rebelle, marqué ces derniers mois par des purges silencieuses, des arrestations internes et une méfiance croissante entre les différentes factions. Après la disparition de Magloire Paluku, également cadre influent, le décès de Mundeke renforce l’idée d’un mouvement en proie à une guerre intestine, où la loyauté devient une monnaie rare et dangereuse.
À Goma, la nouvelle a circulé rapidement, suscitant interrogations et inquiétudes au sein de la population. Pour beaucoup, ce décès symbolise l’instabilité chronique d’un groupe qui, tout en imposant sa loi par les armes, peine à maintenir une cohésion interne durable. « Quand le loup se mange entre eux », murmure-t-on dans les rues, pour décrire un mouvement qui semble désormais menacé autant de l’intérieur que de l’extérieur.
Aucune communication officielle de l’AFC-M23 n’a, à ce stade, détaillé les circonstances exactes de la mort de Jeannot Mundeke. Ce silence, lourd de sens, ne fait que renforcer l’image d’une rébellion fragilisée, où les services de renseignement eux-mêmes ne sont plus à l’abri de la machine qu’ils ont contribué à mettre en place.
Dans l’Est de la RDC, déjà meurtri par des années de violences, cette nouvelle disparition rappelle une fois de plus que les conflits armés ne se limitent pas aux lignes de front : ils se jouent aussi dans l’ombre, au cœur même des mouvements qui prétendent contrôler le territoire.
La Rédaction





