Le vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani, sera fixé sur son sort ce mercredi 29 avril, lorsque l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo examinera la motion de défiance déposée contre lui.
Reportée puis réinscrite à l’ordre du jour, cette initiative intervient dans un climat alourdi par les crispations autour de la gouvernance sécuritaire. Dans un pays où l’autorité de l’État reste mise à l’épreuve dans plusieurs provinces, le débat promet d’aller bien au-delà d’un simple exercice de procédure parlementaire. Il cristallise, en réalité, les interrogations sur l’efficacité de la réponse gouvernementale face aux défis persistants.
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Les contours précis des griefs visant le ministre n’ont pas encore été officiellement détaillés, alimentant spéculations et calculs politiques dans les couloirs du Palais du peuple. Mais l’enjeu est clair : il s’agit pour les députés de jauger la responsabilité politique d’un pilier du dispositif sécuritaire national, à un moment où l’opinion publique se montre de plus en plus exigeante.
Si elle venait à être adoptée, la motion ouvrirait une séquence aux conséquences immédiates, pouvant conduire à la déchéance de Jacquemain Shabani et fragiliser davantage l’équilibre interne de l’exécutif. À l’inverse, un rejet renforcerait temporairement sa position, tout en laissant entière la question de fond : celle de la capacité du gouvernement à restaurer durablement la sécurité.
Dans cette épreuve parlementaire, c’est donc bien plus qu’un homme qui est jugé. C’est la crédibilité de l’action publique en matière de sécurité qui se joue, sous le regard attentif d’une population lassée des promesses et avide de résultats tangibles.
NGK





