C’est l’atmosphère qui a dominé, ce 1er octobre 2025 à Washington, la troisième réunion du mécanisme conjoint de suivi sécuritaire entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda.
Une rencontre sans issue
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Malgré les attentes, les discussions n’ont pas abouti à des décisions concrètes. Selon plusieurs sources, Kigali continuerait de gagner du temps tout en consolidant sa présence militaire dans l’Est de la RDC. Des rapports font état du renfort de mercenaires érythréens et éthiopiens, recrutés par le Rwanda et ses alliés au sein des mouvements rebelles tels que le RCD, le CNDP, le M23, ou encore l’AFC, avec l’appui de certaines forces régulières régionales (RDF et UPDF).
Une armée nationale à renforcer
Pour de nombreux observateurs, le cœur du problème réside dans la faiblesse structurelle des FARDC. Ils plaident pour des réformes profondes, visant à former des militaires disciplinés, professionnels et mieux équipés, capables de démoraliser, traquer et neutraliser les ennemis de la RDC.
Les nominations dans la chaîne de commandement devraient, selon eux, obéir à des critères de mérite et de parcours exemplaire, et non à des logiques de complaisance.
« Miser sur des mercenaires coûteux est une erreur stratégique », soulignent certains analystes. Car, loin d’être motivés par le sacrifice, ces derniers viennent chercher des profits financiers avant de repartir investir dans leurs pays, à la différence des FARDC qui, elles, ont vocation à défendre la patrie.
Une délégation contestée
La délégation congolaise, qui a pris part aux pourparlers à Washington, est attendue ce samedi 4 octobre à Kinshasa. Mais la présence en son sein du général Sasa Nzita Lusala D., alias Patrick Nzimbi 2609, continue de faire polémique.
Accusé d’affaires de corruption et visé par un procès pour agressions sexuelles devant la Haute Cour militaire de Kinshasa, ce haut gradé est présenté par ses détracteurs comme étant protégé par certains cercles proches de la présidence.
Après plusieurs reports, la Haute Cour militaire devrait examiner, le 8 octobre prochain, le réquisitoire contre ce général décrit par ses accusateurs comme un « multirécidiviste ».
Reste à savoir si cette fois, le dossier avancera réellement ou si de nouvelles manœuvres viendront encore retarder la procédure.
GM





