Dans une séance marquée par l’émotion et le symbolisme, l’ancien président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a annoncé ce lundi sa démission. Face aux députés, il a expliqué son choix comme une volonté de préserver « l’unité et la cohésion de la majorité parlementaire » ainsi que l’intérêt supérieur du pays.
Une sortie solennelle pour l’intérêt national
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Répondant aux accusations de blocage qui avaient été formulées à son encontre, Vital Kamerhe a insisté : il n’a jamais freiné l’amélioration des conditions des députés. « Dans un contexte marqué par les défis sécuritaires à l’Est, une mesure de réduction du train de vie des institutions avait été prise par le gouvernement pour mieux soutenir l’effort de guerre », a-t-il rappelé.
Se présentant comme un artisan de l’alternance démocratique, l’ex-président de la chambre basse a également mis en avant son rôle dans l’accession de Félix Tshisekedi à la magistrature suprême. « Porté par la conviction et l’amour de la patrie, j’ai activement œuvré à l’avènement d’une alternance pacifique dans notre pays », a-t-il affirmé.
Une métaphore biblique pour un message clair
Dans une image forte, VK a comparé la majorité parlementaire à « l’enfant disputé devant le Roi Salomon ». Plutôt que de voir l’enfant déchiré entre deux camps, il a choisi de rester fidèle à « un seul camp, le seul digne du combat de toute une vie : le camp de la République ».
Il a dénoncé les dérives liées au débat sur la destitution des membres du Bureau, qu’il estime avoir détourné l’attention des vraies priorités nationales. « Ce débat sur la déchéance éventuelle a fini par occulter les véritables défis prioritaires auxquels notre pays est confronté », a-t-il regretté. Ses priorités restent claires : unité et cohésion nationale, défense de la souveraineté et de l’intégrité territoriale, progrès économique et social.
Des remerciements et un appel à la jeunesse
Dans son message, Vital Kamerhe a exprimé sa gratitude : aux députés qui l’ont soutenu, il a adressé « un amour fraternel et une gratitude sincère », et aux pétitionnaires, il a reconnu la valeur démocratique de leur démarche. Un message particulier a été réservé aux jeunes élus, qu’il a exhortés à « travailler avec acharnement et discipline » pour être « à la fois le présent et l’avenir de notre nation ».
Clôturant son allocution, l’ex-président s’est dit confiant pour l’avenir : « Je me réjouis que la plénière d’aujourd’hui mette un terme à cette parenthèse, afin que, dès demain, nous retrouvions le chemin de l’essentiel ». Il a conclu en appelant à la conjugaison des efforts pour répondre aux aspirations du peuple et en invoquant une bénédiction : « Que Dieu bénisse la République démocratique du Congo, son peuple et ses institutions ».
NGK





