L’heure n’est plus aux querelles intestines mais à la refondation. C’est, en substance, le message fort lancé ce week-end par le président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à l’endroit des cadres de l’Union sacrée de la Nation. Lors d’une réunion à huis clos, qualifiée de « sans tabou » par plusieurs participants, le chef de l’État a repris les rênes de sa majorité, posant les jalons d’un profond réajustement politique et institutionnel.
« Fini les querelles, place au travail »
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Face à une plateforme fracturée par les ambitions et les rivalités post-électorales, Tshisekedi a tranché : l’heure est au rétablissement de l’ordre, à la discipline et à l’unité. Il a exhorté les siens à se concentrer sur les prochaines échéances, notamment le congrès extraordinaire de l’Union sacrée, convoqué pour fin août, et qui devra repenser l’ossature même de cette coalition.
Une commission technique chargée de revisiter certains articles de la charte politique a été annoncée. Elle entrera en fonction ce dimanche à 11h et devra remettre son rapport dimanche prochain au plus tard.

Gouvernement Suminwa II : une sortie imminente
Autre annonce majeure, le remaniement gouvernemental est imminent. Après des semaines de tractations, le président Tshisekedi a confirmé avoir finalisé la nouvelle configuration du gouvernement avec la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, qui reste à son poste. La taille de l’exécutif sera réduite à 45–47 membres, marquant une volonté claire de rationaliser les fonctions et de supprimer certains ministères jugés redondants.
Selon une source proche de la présidence, des ministères délégués et des vice-ministères devraient être supprimés ou fusionnés. Le message est limpide : « Que ceux qui ne seront pas nommés prêtent main forte au prochain gouvernement», a martelé le président, appelant à une solidarité au-delà des postes.
Une ouverture vers l’opposition et la société civile
Dans un tournant inattendu, le président Tshisekedi a aussi déclaré que le gouvernement Suminwa II sera largement ouvert à l’opposition et à la société civile. Une stratégie d’inclusivité, selon ses conseillers, visant à renforcer la cohésion nationale dans un contexte politique tendu.
Cette volonté de rassemblement, couplée à une réforme interne de l’Union sacrée, marque un tournant stratégique pour Tshisekedi, à la veille de grands chantiers socio-économiques.
Glad NGANGA





