Face aux pertes économiques liées à l’exploitation artisanale de l’or, le Gouvernement congolais engage une réforme en profondeur pour sécuriser toute la chaîne de production, de l’extraction à l’exportation. Lors du Conseil des ministres, la Première ministre a annoncé une série de mesures structurantes visant à renforcer la traçabilité et la transparence dans ce secteur stratégique.
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Au cœur de cette réforme figure la révision du système de certification des minerais, couplée à la bancarisation progressive des coopératives minières et des négociants. Une stratégie qui vise à réduire les circuits informels et à capter davantage de revenus pour l’État.
Le déploiement renforcé des services spécialisés aux frontières, notamment les organes d’expertise et de certification, constitue un autre pilier de cette offensive. L’objectif est clair : mettre fin aux exportations frauduleuses et restaurer l’autorité de l’État dans un secteur longtemps marqué par l’opacité.
Pour accélérer la mise en œuvre, la province du Haut-Uélé a été désignée comme zone pilote. Des rapports réguliers seront exigés afin d’évaluer l’efficacité des mesures et d’ajuster la stratégie si nécessaire.
Derrière cette réforme se joue un enjeu majeur : transformer les ressources naturelles en véritable levier de développement. En reprenant le contrôle de son or, la RDC espère non seulement renforcer ses finances publiques, mais aussi restaurer la confiance dans la gouvernance de ses richesses.
NGK





