Catherine Nzuzi wa Mbombo s’est éteinte ce mercredi 18 mars à Kinshasa à l’âge de 81 ans, sa dépouille repose actuellement à la morgue de la Clinique Ngaliema, en attendant les dispositions officielles liées à ses obsèques.
Figure politique de premier plan, Catherine Nzuzi wa Mbombo laisse derrière elle un parcours exceptionnel qui aura traversé plusieurs décennies de la vie publique congolaise. Active durant près de cinquante ans, elle s’est imposée comme l’une des rares femmes à avoir occupé des fonctions de haute responsabilité au sein de l’appareil d’État.
Lire aussi
Sous le régime du Mobutu Sese Seko, elle accède au poste stratégique de vice-présidente du Mouvement Populaire de la Révolution, confirmant son influence dans les cercles décisionnels de l’époque. Elle sera également nommée gouverneure du Bas-Zaïre, aujourd’hui Kongo Central, où elle s’illustre par sa gestion administrative.
Son engagement politique la conduira aussi à siéger au gouvernement, avant d’assumer les fonctions de bourgmestre de la commune de Gombe, au cœur de la capitale. À travers ces différentes responsabilités, elle aura contribué à façonner l’histoire politique du pays, tout en ouvrant la voie à une plus grande représentation des femmes dans les institutions.
La disparition de Catherine Nzuzi wa Mbombo marque la fin d’un chapitre important de la mémoire politique congolaise, suscitant déjà de nombreuses réactions dans les milieux politiques et au sein de l’opinion publique.
NGK





