La fracture numérique en République démocratique du Congo reste un défi majeur, notamment dans les zones rurales et périurbaines. C’est autour de cette urgence que le ministre des Postes, Télécommunications et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (PT-NTIC), José Mpanda, a échangé avec Malick Fall, représentant résident de la Société financière internationale (SFI/IFC), accompagné de Tata Dinyuy, spécialiste en développement numérique de la Banque mondiale.
Lors de cette rencontre, les deux parties ont reconnu la nécessité d’attirer davantage d’investissements privés pour accélérer le développement des télécommunications en RDC. Mais pour y parvenir, un assainissement du cadre légal et réglementaire demeure indispensable.
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Des États généraux annoncés
Le ministre José Mpanda a annoncé la tenue prochaine des États généraux des postes et télécommunications. Ces assises réuniront opérateurs de télécoms, administration du PT-NTIC, régies financières, ministère des Finances et experts du secteur. Objectif : harmoniser les divergences persistantes et tracer une feuille de route claire pour bâtir un partenariat public-privé solide et serein.

L’appel de la SFI
Saluant cette initiative, Malick Fall a plaidé pour un assouplissement des mécanismes de décaissement des financements de la Banque mondiale. Selon lui, une exécution plus rapide des projets est essentielle pour doter la RDC des infrastructures télécoms capables de combler le retard numérique, avec l’appui politique du gouvernement.
Le rôle stratégique de la SFI
La SFI, filiale du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, a déjà mobilisé plus de 550 millions de dollars entre 2021 et 2024 en RDC. Son action couvre notamment le financement des PME, le développement d’infrastructures, l’agriculture et l’énergie. Dans les télécoms, elle mise sur un projet ambitieux : la construction de 10.000 km de fibre optique dans le cadre du Projet de Transformation Numérique (PTN).
Un enjeu de développement
Avec une population jeune et connectée, mais encore largement exclue de l’accès à Internet en dehors des grandes villes, la RDC joue une partie décisive. L’engagement affiché entre le ministre Mpanda et la SFI laisse entrevoir une accélération des réformes et investissements, ouvrant la voie à une meilleure connectivité et à une inclusion numérique tant attendue.
La Rédaction





