33e anniversaire de Franco Luambo Makiadi :les premiers pas dans la musique(illustrations audios et vidéos)

Statut de Franco Luambo Makiadi à la Place des Artistes

En 1987, une rumeur court que Franco est sérieusement malade. Cette année, il sort un disque intitulé Attention na SIDA ( « Attention au SIDA » en lingala). Certains en déduisent qu’il est séropositif. Franco meurt le 12 octobre 1989 aux Cliniques de l’Université catholique de Louvain Mont-Godinne en Belgique.

Le grand maître Franco Luambo Makiadi

La rédaction de sphynxrdc.com propose, jusqu’au 12 octobre, un retour sur la riche carrière de cette légende de la musique congolaise avec le concours du site des congolais de la diaspora mbokamosika.com .

Interview exclusive avec Lukunku Sampu avant sa mort

Il existe de tonnes d’écrits sur la carrière de François Luambo « FRANCO » au point où les mélomanes connaissent  pratiquement son parcours qui a commencé au début des années ’50 sur la rue Bosenge, dans la Commune de Ngiri Ngiri, à Kinshasa, où sa maman était allée louer dans la parcelle de Ondo Ondo, le grand frère de Paul Ebengo Dewayon. Une cohabitation dont Franco va énormément tiré profit, et qui a fini par le rendre célèbre. Le hasard existe-t-il dans la vie? Comme Moïse  qui a été élevé aux bons soins de la fille du Pharaon, Franco a eu le privilège d’habiter dans la même parcelle que le grand guitariste de l’époque, Ebengo Dewayon.
Compte tenu de la discographie en notre possession, nous pouvons prétendre qu’avant l’OK-Jazz, le parcours de Franco peut se décrire en trois étapes: Rue BosengeGroupe Watama, et La maison Loningisa. Nous occulterons l’étape d’Albert Luampasi dans la mesure où nous n’avons pas encore trouvé une chanson marquant le passage Franco auprès de lui. A travers ces trois étapes, Franco sera sur les traces de son maître, la grande vedette  Ebengo Dewayon.

 1.Bana Bosenge

Bana Bosenge en studio


Nous savions que Franco avait habité sur Rue Bosenge. Mais ce que certains ignorent peut-être est que Dewayon y avait constitué un groupe dénommé Bana Bosenge. Ce groupe doit être le premier ensemble dans lequel Franco aurait démarré sa carrière, sous la direction de Dewayon.
Comme tout débutant, la prestation de Franco sera discrète à travers la chanson « Bana Bosenge ». C’est son maître Dewayon qui est à la guitare et au chant à la tête de ces jeunes chanteurs de Ngiri Ngiri. Il faut une ouïe particulièrement fine pour déceler la voix juvénile Franco dans la mêlée vocale  des Bana Bosenge.
Écoutons Bana Bosenge avant d’aborder la deuxième étape du parcours de Franco, à savoir le groupe Watama. (MSG)

2. Groupe WATAMA

Groupe Watama


Après avoir déménagé sur Rue Bosenge,à Ngiri Ngiri, la mère de Franco s’est installée avec ses enfants à quelques centaines de mètres seulement, dans la commune de Dendale, actuelle Kasa-Vubu, de l’autre côté de l’ex-Prince Baudouin, l’actuelle avenue président Kasa-Vubu.
Cependant, Franco sera toujours sous l’encadrement artistique de la grande star Dewayon, avec l’ardent désir de l’imiter. C’est ainsi qu’après Bana Bosenge, Franco va intégrer le groupe Watama, de Paul Ebengo Dewayon. Au sein de ce groupe, Franco préférera garder encore l’anonymat, tout s’entraînant durement pour approcher son maître, comme l’attestent les deux chansons du groupe où son nom est à peine cité, et sa présence timidement marquée  par sa façon de gratter la guitare.

3.Loningisa

Groupe Loningisa


L’apprentissage de Franco auprès de Dewayon va s’interrompre au sein du groupe Watama lorsque ce groupe s’associera avec le groupe Bandibu. Franco va en profiter pour  se perfectionner durant un moment auprès de Luampasi Albert. Une escape de corte durée parce que Franco ira réjoindre Dewayon qui l’a précédé chez Loningisa de Papadimitriou, où règnaient Bowane, l’initiateur, Rossignol, Delalune, Roitelet, Dewayon.
C’est dans cette maison pétrie des talents que Franco va véritablement mettre en valeur ce qu’il avait appris auprès de Dewayon et de Luampasi. Il convient de souligner que Loningisa est l’ancêtre de l’OK-Jazz, comme Opika est l’ancêtre de l’African-jazz.
La maison Loningisa employait  Marie Kitoto, une merveilleuse voix féminine des débuts des années ’50. Pour concurrencer Loningisa, la maison Opika, sur conseil de Tino Baroza, engagea Lucie Eyenga dont la première chanson sera « Bolingo ya la joie. »
Revenons à Marie Kitoto pour rappeler qu’elle avait enregistré plusieurs chansons chez Loningisa pour le moment introuvables.
En attendant écoutons la voix de Franco dans « Marie Catho »  réalisée chez Loningisa. Un chef d’oeuvre qui a fait prendre conscience à Franco de ses qualités  à la fois de bon chanteur (l’une des  meilleures deuxièmes voix du Congo),  bon compositeur, et guitariste de talent.
Voilà les qualités qui ont rassuré Franco avant de se lancer dans la création de l’OK-Jazz, ou il sera à la guitare et au chant, comme son maître Dewayon, avec une plus-value, son charisme.

Écoutons et admirons la deuxème voix de Franco au début de sa carrière.

QUIZ: Découvrez qui chante la première voix dans cette chanson ?

MARIE CATHO, par Franco aux éditions Loningisa.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *