Les journaux parus ce jeudi 17 septembre accordent une large place au débat autour du dialogue national en République démocratique du Congo. Entre la tentative de rapprochement menée par les Églises, les réserves de l’opposition et la poursuite de la feuille de route institutionnelle, la presse met en lumière un processus encore marqué par de profondes divergences.
Congo Nouveau revient sur la Journée nationale Justice et Paix organisée mercredi 16 septembre au Centre interdiocésain. Le journal rapporte que trois personnalités incarnant des visions politiques différentes se sont retrouvées autour d’une même table : Patrick Muyaya pour le pouvoir, Martin Fayulu pour la Coalition Article 64 et Marie-Ange Mushobekwa pour le camp de Joseph Kabila. Une rencontre placée sous la médiation des Églises catholique et protestante, la CENCO et l’ECC.
Pour Congo Nouveau, cette initiative constitue un rapprochement notable entre des acteurs qui défendent des positions opposées. Mais derrière cette image de dialogue, les désaccords demeurent importants, notamment sur les préalables à poser, le rôle de la médiation ainsi que l’ordre du jour d’un éventuel dialogue national.
Actualite.cd s’intéresse, de son côté, aux critiques formulées par Delly Sesanga à l’égard de la démarche présidentielle. Au cours d’un échange direct, le président du parti Envol a vivement contesté le format proposé par le chef de l’État, estimant que « ce dialogue ressemble à un soliloque ». Selon le média en ligne, Sesanga dénonce une démarche qu’il juge unilatérale et contraire, à ses yeux, à l’esprit de la loi de 2007 portant statut de l’opposition et consacrant le principe d’un dialogue permanent.
Le président de l’Envol réaffirme par ailleurs que le respect de la Constitution constitue, pour son camp, un préalable non négociable. Une position qui illustre la persistance des divergences sur les conditions devant encadrer le processus politique en cours.
Sur le terrain institutionnel, La Tempête des Tropiques relève que le dossier du référendum continue, lui aussi, d’occuper une place importante dans l’agenda politique. Le quotidien indique que la proposition de loi organique relative au référendum figure bien au calendrier de la session ordinaire de septembre à l’Assemblée nationale.
Le président de la chambre basse, Aimé Boji Sangara, a confirmé l’examen de ce texte renvoyé par le chef de l’État pour une nouvelle délibération. Cette perspective intervient alors que l’opposition maintient ses contestations autour du processus, faisant du référendum l’un des dossiers sensibles de cette rentrée parlementaire.
Ainsi, à travers des angles différents, la presse de ce jeudi met en évidence une même réalité : en RDC, le débat sur le dialogue national se joue désormais à la fois autour de la table des discussions, dans les prises de position de l’opposition et au sein des institutions. Les prochaines étapes devront notamment permettre de préciser les contours, les préalables et l’agenda de ce processus.
NGK

