La présidente de la Cour pénale internationale (CPI), Tomoko Akane, a mis en garde vendredi contre les conséquences que pourraient avoir les sanctions américaines visant des responsables de la juridiction internationale.Réagissant à ces mesures, la présidente de la CPI a estimé qu’elles ne devraient pas constituer le début d’un affaiblissement de l’ordre juridique international. << L’important est que cela ne marque pas le début de la disparition de l’ordre juridique international >>, a-t-elle déclaré, selon des propos rapportés par TV5 Monde.Tomoko Akane a également indiqué qu’elle s’attendait, dans une certaine mesure, à être personnellement visée par ces sanctions. << J’avais anticipé, dans une certaine mesure, les sanctions prononcées contre moi cette fois-ci, donc je ne suis pas surprise >>, a-t-elle affirmé.Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les autorités américaines et la CPI, notamment autour des enquêtes et procédures engagées par la juridiction internationale. Pour sa présidente, l’enjeu dépasse toutefois sa situation personnelle et concerne la préservation des principes du droit international.À travers cette mise en garde, Tomoko Akane appelle ainsi à éviter que les pressions exercées contre la CPI ne fragilisent davantage les mécanismes internationaux chargés de lutter contre l’impunité et de poursuivre les auteurs présumés des crimes les plus graves.
Trésor Makaya


