À l’heure où l’intelligence artificielle s’impose progressivement dans les rédactions, le directeur général de l’Agence congolaise de presse (ACP), Bienvenu-Marie Bakumanya, appelle les professionnels des médias à en faire un outil d’appui plutôt qu’un substitut au travail journalistique.S’exprimant jeudi lors d’une matinée scientifique organisée au Musée national de Kinshasa, il a rappelé que la valeur du journalisme repose avant tout sur le respect de l’éthique et de la déontologie, des principes qui, selon lui, ne peuvent être remplacés par aucune technologie.<< Le respect de l’éthique et de la déontologie est ce qui caractérise un journaliste. L’intelligence artificielle doit être considérée comme un instrument pouvant perfectionner un travail déjà réalisé et non le remplacer >>, a-t-il déclaré.Pour Bienvenu-Marie Bakumanya, les outils d’intelligence artificielle représentent une véritable opportunité pour améliorer la productivité des journalistes. Ils peuvent notamment corriger rapidement des fautes, résumer de longs documents ou faciliter certaines tâches rédactionnelles. Toutefois, ces performances ne dispensent pas le journaliste de sa mission fondamentale.<< L’intelligence artificielle peut résumer un texte ou corriger des fautes rapidement, mais le journaliste demeure le dernier décideur. Il doit continuer à assurer la collecte, le traitement, la vérification et la mise en contexte de l’information >>, a-t-il insisté.Face à l’évolution rapide des technologies numériques, le directeur général de l’ACP estime que les rédactions doivent apprendre à intégrer l’intelligence artificielle de manière responsable. Selon lui, l’avenir du journalisme ne réside pas dans le remplacement de l’humain par la machine, mais dans une collaboration où la technologie vient renforcer le professionnalisme, la rigueur et la crédibilité de l’information.Cette rencontre scientifique a permis d’ouvrir le débat sur les opportunités et les défis que pose l’intelligence artificielle dans le secteur des médias en République démocratique du Congo, alors que son utilisation devient de plus en plus courante dans les salles de rédaction à travers le monde.
Trésor Makaya





