Contrairement aux informations largement relayées sur les réseaux sociaux et par plusieurs sources annonçant le départ ou la révocation du procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu n’a pas été concerné par les ordonnances présidentielles lues mercredi soir sur les antennes de la RTNC. Le magistrat demeure à son poste et célèbre, ce jeudi 30 juillet, quatre années à la tête du parquet général près la Cour de cassation.
Le président de la République, Félix Tshisekedi, a en effet signé une importante série d’ordonnances portant organisation judiciaire, marquant une vaste opération de redynamisation des plus hautes juridictions du pays. Les textes, lus par la porte-parole du Chef de l’État, Tina Salama, consacrent des nominations, des promotions, des mises à la retraite ainsi que quelques révocations ciblées au sein de la Cour constitutionnelle, de la Cour de cassation, du Conseil d’État, des parquets généraux et de la Haute Cour militaire.
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Cette restructuration, présentée comme une volonté de « redynamiser l’appareil judiciaire », intervient à l’approche de plusieurs échéances institutionnelles majeures.
À la Cour constitutionnelle, deux premiers avocats généraux, Ndaka Makandombi et Likoko Bangala, sont admis à la retraite. Ils cèdent leurs places à Nkonkolo Ilunga, Kasongo Mpa Oking et Iyeli Nzo Bongongo, nommés premiers avocats généraux. Cinq nouveaux avocats généraux rejoignent également cette juridiction.

À la Cour de cassation, l’une des principales décisions concerne le magistrat civil Kilomba Ngondi, démis d’office de ses fonctions et de son grade pour avoir abandonné son poste malgré notification. Quatre présidents sont admis à la retraite et remplacés par Noël Bakila, Mananga Boniface, Kalumba Christian et Otshudi Okita Thomas. Vingt nouveaux conseillers intègrent également cette haute juridiction, tandis que trois autres partent à la retraite.

Au parquet général près la Cour de cassation, un avocat général est admis à la retraite, alors que dix premiers avocats généraux et dix-sept avocats généraux sont nommés afin de renforcer les effectifs. Le procureur général Firmin Mvonde, en revanche, conserve ses fonctions, contrairement aux rumeurs ayant circulé ces dernières heures.
Le Conseil d’État bénéficie lui aussi d’un profond renouvellement. Plusieurs présidents et conseillers quittent leurs fonctions pour retraite, remplacés par une nouvelle équipe de cinq présidents et quatorze conseillers, dont Bialukengu Musasa Angélique, seule femme de cette nouvelle vague de nominations. Le parquet général près le Conseil d’État est également renforcé avec la nomination de nouveaux premiers avocats généraux et avocats généraux.
Du côté de la Haute Cour militaire, plusieurs hauts magistrats sont nommés avant d’être admis à la retraite avec le bénéfice de l’honorariat, parmi lesquels le lieutenant-général Bivengete Pinga Solo Jean, premier président de cette juridiction, ainsi que plusieurs officiers supérieurs.
À travers cette vaste réorganisation, le Chef de l’État entend insuffler une nouvelle dynamique à la justice congolaise en renouvelant une partie de ses cadres tout en assurant la continuité de certaines figures clés, à l’image du procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, dont le maintien met fin aux spéculations sur une éventuelle révocation.
NGK





