Au cœur des réflexions sur l’avenir de la région des Grands Lacs organisées du 29 au 30 juillet au Fleuve Congo Hôtel à Kinshasa, une conviction s’est imposée avec force : l’autonomisation économique des femmes n’est pas seulement un impératif de développement, elle constitue également l’une des armes les plus efficaces pour prévenir les violences basées sur le genre (VBG). C’est le message porté avec détermination par l’entrepreneure et philanthrope Marie Claire Sabangu, lors de la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL).
Intervenant au Panel 2, consacré au thème « Autonomisation économique et prévention des VBG », Marie Claire Sabangu a défendu une approche fondée sur la dignité, l’indépendance financière et l’égalité des chances. Pour elle, la lutte contre les violences faites aux femmes ne peut produire des résultats durables sans une véritable inclusion économique des femmes.
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« Quand une femme est économiquement autonome, elle devient inébranlable. La violence perd son emprise lorsque la dignité est restaurée, et cette dignité commence par l’opportunité. Notre mission n’est pas la charité, c’est la justice, c’est l’égalité, c’est l’avenir de l’Afrique », a-t-elle déclaré au côté de Madame la Ministre du genre famille et enfants et devant un auditoire composé de responsables institutionnels, d’acteurs économiques, de partenaires au développement et de représentants de la société civile.
Son intervention a trouvé un écho particulier au sein des discussions, mettant en lumière le lien étroit entre vulnérabilité économique et exposition aux violences. Pour la philanthrope, investir dans l’entrepreneuriat féminin, l’accès aux financements, à la formation et aux opportunités économiques revient à bâtir des sociétés plus résilientes, plus équitables et plus pacifiques.
Les échanges ont également été enrichis par les contributions de plusieurs personnalités engagées dans la promotion des droits des femmes, notamment de la Ministre en charge de ce secteur, Micheline Ombae Kalama, Marie-Ange Lukiana, Eve Ingwa (AFD), Espérance Belau Lila, Ines Nefer Ingani Voumbo Yalo, Me Catherine Odimba (ONU Femmes) et Joyce Kindeke (Rawbank). Les débats, modérés par Jeanne Nzuzi et Marthyns Masunguna, ont permis de dégager des pistes concrètes pour renforcer l’autonomie économique des femmes et prévenir les violences basées sur le genre dans l’ensemble de la région des Grands Lacs.

Placée sous le haut patronage du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, avec l’appui du Gouvernement conduit par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, cette conférence a été organisée par le ministère du Genre, Famille et Enfant, en partenariat avec le Forum des Femmes d’Impact d’Afrique (FFIA).
Au-delà des discours, cette rencontre de haut niveau ambitionne de transformer les engagements en actions concrètes. En réunissant décideurs publics, partenaires techniques et financiers, secteur privé et organisations de la société civile, la CIRGL entend faire de l’égalité de genre, de l’autonomisation économique et de la coopération régionale des piliers essentiels de la paix et du développement durable dans les pays des Grands Lacs.

À travers son plaidoyer, Marie Claire Sabangu rappelle une évidence souvent négligée : donner aux femmes les moyens de leur indépendance, c’est non seulement renforcer leur pouvoir d’agir, mais aussi affaiblir durablement les mécanismes qui alimentent les violences basées sur le genre. Un message fort qui résonne comme un appel à faire de l’autonomisation économique non plus une simple ambition, mais une véritable priorité politique et sociale pour l’Afrique.
NGK





