Revue du mardi 27 décembre.

Plusieurs journaux parus ce mardi 27 décembre reviennent sur la récente déclaration conjointement par Matata Ponyo, Martin Fayulu et Denis Mukwege.

Forum des As ouvre le jeu en notant que dans une déclaration commune rendue publique hier lundi 26 décembre, Augustin Matata, Martin Fayulu et Denis Mukwege font une série de propositions en rapport avec le processus électoral en cours. Ce trio exige entre autres une recomposition « urgente » de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et de la Cour constitutionnelle, deux institutions clés qui interviennent dans les résultats des élections et dont les chefs sont accusés d’être des proches du Chef de l’État, Félix Tshisekedi.
Ce n’est pas tout. Matata, Fayulu et Mukwege appellent également à un consensus autour de la Loi électorale, des centres d’inscription d’électeurs et du calendrier électoral.
Publié fin novembre, le calendrier électoral a fait l’objet de vives critiques de la part des acteurs de l’opposition. Ceux-ci soutiennent que ce chronogramme est » irréaliste et intenable « , accusant dans la foulée Denis Kadima d’avoir réduit des centres d’enrôlement dans des bastions hostiles au Président Tshisekedi.
Autres exigences du trio Matata, Fayulu et Mukwege: » la levée de l’état de siège ; la sécurisation des élections au Sud-Kivu, Nord-Kivu, Maï-Ndombe, Kwilu, Ituri ; l’arrêt de l’instrumentalisation de la justice et des services fiscaux contre les candidats déclarés ou les potentiels candidats président de la République ; l’arrêt des poursuites à l’encontre de Matata Ponyo conformément à l’article 168 de la Constitution. «

Politico.cd note que dénonçant le manque d’indépendance de la CENI et de la cour constitutionnelle ainsi que la promulgation d’une loi électorale « non-consensuelle et taillée sur mesure », ces acteurs potentiels candidats à la présidentielle de décembre 2023 soutiennent que le régime en place a confectionné un dispositif de fraude massive.

De plus,ils ont dénoté le raidissement primaire d’un régime en désespoir qui, selon eux, révèle sa détermination à organiser des élections au rabais,qui lui seront favorables en menaçant ou en terrorisant tout candidat déclaré ou potentiel candidat président de la République.

Actualité.cd informe également sur le même sujet et déclare que le 18 décembre dernier,la cour constitutionnelle s’est déclarée compétente de juger Matata Ponyo, ancien premier ministre, dans le cadre de la débâcle du parc agroalimentaire de Bukanga Lonzo alors que la même cour s’était déclarée incompétente au début et l’affaire a été saisie par la cour de cassation.

Au regard de ces arrêts,le gynécologue Dénis Mukwege, l’opposant Martin Fayulu ainsi que l’intéressé,Matata Ponyo ont, dans une déclaration publiée ce lundi 26 décembre, estimé que ces poursuites judiciaires sont une astuce pour écarter un candidat président de la République.

Et en ce qui concerne le déroulement de l’opération de l’identification par la CENI, certains journaux reviennent sur les irrégularités constatées pendant ces 3 premiers jours.

ECONEWS estime que
l’opération d’enrôlement des électeurs « est mal partie».
Pour ce trihebdomadaire, si Denis Kadima, président de la CENI, affiche un certain optimisme, sur le terrain, les choses ne se passent pas comme prévu.
Au deuxième jour des opérations d’enrôlement, la machine peine à prendre de l’envol. Pour cause, des techniciens recrutés « – sur concours, se dit-on à la CENI- »ne semblent pas être à la hauteur. A certains endroits, ce sont des kits d’enrôlement qui font défaut, renchérit ce journal.
« A tout prendre, les premiers ratés des opérations d’enrôlement augurent des scrutins à haut risque, le 20 décembre 2023 », commente ce tabloïd.
Les équipes de la rédaction d’Econews, qui ont fait la ronde dans plusieurs communes de Kinshasa, notamment à Tshangu, dans la partie Est de la capitale, signalent plusieurs défaillances dans le processus.
Le retard dans le déploiement des kits d’identification et d’enrôlement, la lenteur des opérateurs de saisie et tant d’autres font craindre le pire, affirme ce journal.
Pour lui, « si la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ne se réajuste pas à temps, il faut déjà penser à un glissement du cycle électoral ». « Ce qu’il ne faut pas souhaiter », ajoute le trihebdomadaire.

Le Potentiel également revient sur les disfonctionnements constatés au premier jour de cette opération d’enrôlement des électeurs.
D’apres ce journal, si ce premier jour n’a pas mobilisé des foules, néanmoins un nombre significatif de Kinois se sont déplacés vers les centres d’enrôlement situés près de leurs domiciles, question de figurer parmi les premiers à se faire enrôler et obtenir la nouvelle carte d’identité. Au nombre de ces Kinois figuraient des nouveaux majeurs, des vieillards et autres.
Cependant, « beaucoup ont vu leur détermination doucher par le retard dans l’ouverture des bureaux d’identification et enrôlement des électeurs, le faible déploiement des kits dans ces bureaux, mais surtout par la lenteur et l’amateurisme déconcertants dont font preuve les opérateurs des saisie commis à la tâche », rapporte ce tabloïd.
« Plusieurs de ces potentiels électeurs ont dû rebrousser chemin, sans se faire enrôler, ni obtenir le fameux sésame auquel ils tenaient tant », affirme Le Potentiel.

ACP de sa part signale que plusieurs problèmes techniques ont été signalés dans certains bureaux d’enrôlement de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), trois jours après le lancement de cette opération, a constaté l’ACP au cours d’une tournée effectuée, lundi, dans quelques communes de Kinshasa.
» Nous sommes ici, particulièrement moi-même, depuis 6h jusqu’à 14h, je n’ai encore rien reçu. On raconte qu’ils doivent d’abord finir les listes d’hier avant de prendre celles d’aujourd’hui. Alors que la file n’est même pas longue car il n’y a pas d’engouement. C’est une perte de temps qui n’est pas acceptable à l’ère du numérique« , a déclaré l’électeur Filio Mambu présent au bureau d’enrôlement de l’école EPA 3 et 4 de Lemba.
Interrogé, le président du bureau s’est réservé de parler au nom du chef de centre, « qui s’est déplacé pour des courses en rapport avec le même travail ». Néanmoins, il a indiqué que le travail se passe bien, « sauf la machine de capture qui présente assez de caprices et ralentit le travail ».

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