Au cours de sa conférence de presse, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a lancé un avertissement sans équivoque aux membres du gouvernement et aux autorités publiques qui continuent de fouler aux pieds le code de la route en empruntant les voies à sens unique.
Visiblement agacé par la persistance de ces pratiques devenues monnaie courante dans les rues de Kinshasa, le Chef de l’État a rappelé que l’interdiction faite aux ministres et hauts responsables d’utiliser les sens uniques remonte déjà à plusieurs années, lors d’un Conseil des ministres. Pourtant, malgré cette décision formelle, certains continuent d’agir dans une logique d’impunité, au mépris des citoyens ordinaires confrontés chaque jour aux embouteillages et aux désordres de la circulation.
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Face à cette situation, Félix Tshisekedi a décidé de hausser le ton. Le Président congolais a appelé directement la population à participer au contrôle des autorités publiques. Il a exhorté les citoyens à signaler tout membre du gouvernement ou toute personnalité officielle surprise en train d’emprunter un sens interdit. Le Chef de l’État a même encouragé les Congolais à relever les plaques d’immatriculation, à filmer les contrevenants ou à identifier leurs visages afin de transmettre ces preuves à la Présidence de la République.
Dans une déclaration ferme, Félix Tshisekedi a promis des sanctions immédiates contre les membres du gouvernement pris en flagrant délit. “Le concerné sera révoqué avec effet immédiat”, a-t-il martelé, insistant sur le fait qu’aucun ministre, aucune autorité et aucun véhicule officiel ne bénéficiera désormais d’un traitement de faveur.
Le Président de la République s’en est également pris à une autre pratique devenue fréquente : les plaques d’immatriculation volontairement bâchées, dissimulées ou rendues illisibles pour échapper à toute identification. Félix Tshisekedi a été catégorique : toutes les plaques des véhicules des autorités doivent être visibles et aucun camouflage ne sera toléré.
Le Chef de l’État tente manifestement de restaurer l’autorité de la loi et de mettre fin au sentiment d’impunité qui entoure certains responsables publics. En impliquant directement la population dans cette traque des contrevenants, Félix Tshisekedi veut faire du respect du code de la route une affaire nationale, où gouvernants et gouvernés seraient désormais soumis aux mêmes règles.
NGK




