À l’occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort, célébrée le 10 octobre, la plateforme Promotion des jeunes réunis pour l’émergence du Congo (PJREC-RDC) relance le débat sur les réponses judiciaires à la criminalité en République démocratique du Congo.
L’organisation plaide notamment pour un renforcement de la prévention, une meilleure protection des victimes et la réinsertion sociale. Dans un communiqué rendu public, la plateforme invite les autorités congolaises, les organisations de défense des droits humains, les acteurs judiciaires et la société civile à poursuivre la réflexion sur les alternatives à la peine capitale. Au-delà du débat sur le maintien ou l’abolition de cette sanction, la PJREC-RDC insiste sur l’importance de mettre en place des mécanismes capables de prévenir les actes criminels, de protéger les personnes affectées et de favoriser la réintégration sociale. L’organisation rappelle que la promotion des droits humains doit aller de pair avec la reconnaissance des souffrances endurées par les victimes. Elle considère qu’une justice respectueuse des droits fondamentaux doit également garantir la sanction des infractions conformément à la loi. » La défense des droits humains ne signifie pas banaliser les crimes ni ignorer la souffrance des victimes « , souligne la plateforme dans son communiqué.Pour la PJREC-RDC, la réflexion sur la peine de mort ne peut donc être dissociée des enjeux liés à la sécurité des citoyens, à l’efficacité de la justice et au respect de la dignité humaine. Cette prise de position intervient dans le cadre d’une journée mondiale consacrée à la lutte contre la peine capitale, qui offre chaque année l’occasion aux organisations de défense des droits humains de faire entendre leurs positions sur les politiques pénales et les garanties fondamentales.
Trésor Makaya





