En rugby, il peut s’agir d’un essai avec possibilité pour C64 de bénéficier d’un soutien redoutable…
ARGUMENT DU GUET-APENS
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Faible mobilisation de l’opposition à la marche » ;Une marche qui fait flop », « C64 mis K.O. debout ! » : la com’ politique des proxys de Félix Tshisekedi se régalent de ce qu’ils considèrent comme un échec patent de la troisième sortie politique publique de C64 après celle du 12 juin dernier. Les images – photos et vidéos (parfois prises avec drone) – diffusées par la Fatshisphère toute la journée du 15 septembre ont eu pour particularité d’avoir été prises soit avant, soit après le départ des manifestants pour le Palais du Peuple. Rien n’a été repris des affrontements survenus entre la 12 et la 10ème rues Limete passant pour fief de l’Udps. Des incidents qui n’auraient pas dû se produire à ce niveau. D’où l’argument du guet-apens.
LA MAYONNAISE N’A PAS PRIS
La réalité à admettre est que la mobilisation n’a nullement tenu compte du lien que la Fatshisphère s’est employée la veille à établir entre la manif’ et la combinaison « Kagame-Kabila-Katumbi-AFC/M23/M23 ».Or, la campagne enclenchée par les proxys du Pouvoir a consisté justement à attribuer à cette combinaison le financement et la planification de la manifestation. Sur le terrain, au vu des foules mobilisées, on peut déduire que la mayonnaise n’a pas pris et pourrait ne plus prendre. En termes simples : il faut à la Fatshisphère trouver un autre argument pour convaincre la rue du bien-fondé du changement de la Constitution en tant qu’objectif réel du Dialogue en gestation.
LE « SILENCE DU BINÔME CENCO-ECC »
Il faut dire d’emblée que l’ordonnance promulguée le 13 septembre 2026, quasiment 17 jours après le discours du chef de l’Etat du 27 août 2026, fait face à un gros hic : le *silence du binôme CENCO-ECC.
Après la publication unilatérale de leurs observations techniques envoyées au cabinet du Président de la République la veille de ce discours – acte qu’elles n’ont pas du tout apprécié – les deux Églises se sont tues, laissant Félix Tshisekedi mener seul son jeu à son rythme et selon sa volonté ! Résultat : en promulguant une ordonnance inachevée (une première aux pays des premières mondiales), le Chef de l’Etat a agi comme pour dire aux Catholiques et aux Protestants qu’ils n’ont qu’à prendre ce qui leur convient : le poste soit de coordonnateur principal, soit de coordonnateur adjoint, soit de membre. Ce qu’il y a alors et désormais à redouter, c’est que la manif’ du 15 septembre 2026 soit juste un * »message subliminal »* passé par C64 en ce que la prochaine pourrait bénéficier, elle, du soutien de la CENCO et de l’ECC. Ces églises n’ont jamais digéré la campagne menée par la Fatshisphère en les passant pour des « pantins » de Paul Kagame, au même titre que Joseph Kabila et Corneille Nangaa hier, Moïse Katumbi, Martin Fayulu, Delly Sessanga, Jean-Marc Kabund, Ados Ndombasi et Prince Epenge aujourd’hui. Ceci en interne. En externe, le narratf de l’Udps-Usn a failli isoler Félix Tshisekedi de Joao Lourenço et de Denis Sassou N’Geusso, si ce n’est pas déjà fait, et même de Faure Gnassingbé de plus en plus silencieux. Hors continent, on sait que Macron a déjà été crucifié pendant que Trump est de moins en moins compris. Quant à Netanyahou, il est le Premier ministre d’un pays ayant des relations * »fusionnelles »* plus proches du type nilotique que du type bantou.
LES MASSAD BOULOS, EN BUSINESSMEN AVISÉS
Tous ces contours sont utiles pour attirer l’attention de Félix Tshisekedi sur le fait que les manifestations comme celle du 15 septembre 2026 ne sont pas à analyser avec des sentiments comme sont en train de le faire les siens. Elles peuvent annoncer des lames de fond comme celles qui emportèrent Mobutu Sese Seko en 1997 et Laurent-Désiré Kabila en 2001. Elles avaient failli emporter Joseph Kabila en 2018. Les deux premiers s’étaient obstinés à les défier. Ils sont morts. Le troisième a eu la sagesse du roseau ; il en a survécu. Il est indiqué de le rappeler : les manif’ comme celle du 15 septembre 2006, le pays les vit depuis 1990 avec pour particularité la détérioration continue du climat des affaires. Peut-être qu’on n’y fait pas attention : les investisseurs qui se bousculent au portillon du Mont Ngaliema au pays ou des hôtels où descend le Président Félix Tshisekedi à chacun de ses séjours à l’étranger s’arrêtent à des photos de famille. Après ? Rien. Les « Massad Boulos », en businessmen avisés, sont plus attentifs aux staccato des armes létales (insécurité à l’Est) et aux panaches des bombes lacrymogènes (organisation des manifestations à l’Ouest) qu’aux « Makutano » de Kinshasa et d’ailleurs. Les macroéconomistes de Félix Tshisekedi en ont l’interprétation pratique. Même s’ils ne le disent pas, ils sont conscients du fait que peu sont les chances de revoir au Congo des investissements « créateurs » d’emplois avant et même après 2028 tant que la paix pérenne n’y est pas ramenée. Et cette charge là relève d’abord et exclusivement de la souveraineté nationale.
Omer Nsongo die Lema X.com : @omernsongoE-mail : [email protected] Facebook : Omer Nsongo WhatsApp : +243993833277





