Kinshasa, 31 août 2026 – A l’approche du retour de la saison des pluies, le Gouvernement prend des dispositions pour faire face aux risques d’érosions et d’inondations dus aux fortes précipitations. La Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, qui accélère la réponse gouvernementale, a présidé une réunion stratégique consacrée aux mesures urgentes à déployer à Kinshasa et dans plusieurs provinces du pays.

Autour d’elle, les Vice-premiers Ministres de l’Économie, Daniel Mukoko Samba, et du Budget, Adolphe Muzito, ainsi que les Ministres des Infrastructures et Travaux publics, John Banza, et des Finances, Doudou Fwamba. Cette réunion fait suite à la communication de la Cheffe du Gouvernement lors de la réunion du Conseil des ministres du 28 août 2026, au cours de laquelle elle est revenue sur la nécessité de prendre des mesures urgentes en prévision de la rentrée scolaire et de la saison des pluies.
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Par ailleurs, cette séance de travail de haut niveau avait pour objectif d’arrêter des mesures concrètes permettant de sécuriser les populations et les infrastructures, mais également d’améliorer la mobilité urbaine.La problématique ne concerne pas uniquement Kinshasa. Plusieurs villes et provinces du pays sont confrontées, à des degrés divers et selon leurs réalités géographiques et climatiques, à la multiplication des têtes d’érosion. Face à l’urgence, le Gouvernement entend privilégier une réponse coordonnée à l’échelle nationale.
Un plan en trois phases jusqu’à dix ans
Au terme de la réunion, le Ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza, a annoncé la mise en place d’une stratégie articulée autour de trois horizons : l’urgence, le moyen terme et le long terme.« Nous avons passé en revue les différents aspects de la question, comment nous allons procéder en termes très clairs sur le plan technique, comment nous allons nous préparer à l’arrivée de la saison des pluies », a-t-il expliqué.La première phase, couvrant la période de zéro à un an, sera consacrée aux travaux d’extrême urgence déjà identifiés par le Gouvernement. Il s’agit d’intervenir prioritairement sur les sites présentant les risques les plus élevés pour les populations et les infrastructures.La deuxième phase, allant d’un à cinq ans, prévoit notamment la réalisation d’études et l’élaboration ou l’actualisation des plans directeurs de certaines grandes villes du pays.

Enfin, la troisième phase s’étendra jusqu’à dix ans et devra permettre à la RDC de disposer d’une réponse structurelle et durable aux phénomènes érosifs, notamment à travers une meilleure planification urbaine et une occupation rationnelle de l’espace.« Nous avons un schéma très clair maintenant et nous allons le mettre en œuvre », a assuré John Banza, soulignant que plusieurs services de l’État seront mobilisés pour protéger les populations contre des phénomènes aux lourdes conséquences économiques et sociales.
Judith Suminwa coordonne personnellement les actions de prévention
Face à l’ampleur du phénomène, le Gouvernement entend également adapter ses interventions aux ressources disponibles et aux particularités techniques de chaque site.John Banza a rappelé que les travaux anti-érosifs présentent une spécificité : une fois engagés, ils doivent être conduits jusqu’à leur achèvement afin d’éviter que les ouvrages réalisés ne soient à nouveau emportés ou fragilisés.« La question de la lutte anti-érosive est complexe. Effectivement, le Gouvernement a mobilisé des montants, des moyens importants », a-t-il indiqué.

Malgré l’ampleur des besoins à travers le territoire national, le Ministre des ITP affirme que le Gouvernement entend renforcer son approche.« Comme Son Excellence Madame la Première Ministre pilote en personne ces travaux, je crois que nous allons arriver à trouver la meilleure approche possible pour protéger notre population », a-t-il déclaré.Cette démarche s’inscrit dans le prolongement d’une décision prise en Conseil des ministres sous la conduite du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Un défi qui dépasse largement Kinshasa

Plusieurs agglomérations sont confrontées à des situations préoccupantes, avec parfois des centaines de têtes d’érosion menaçant les habitations, les routes et d’autres infrastructures essentielles.John Banza a notamment évoqué Kikwit ainsi que plusieurs villes et cités du pays où des interventions sont nécessaires ou déjà engagées. Pour le Gouvernement, la réponse ne peut donc plus se limiter au traitement ponctuel des têtes d’érosion. Elle devra s’accompagner d’une réorganisation progressive de l’urbanisation afin de rétablir un équilibre dans l’occupation de l’espace et de s’attaquer aux causes structurelles du phénomène.
À Kinshasa, un collecteur de 6 km pour maîtriser l’érosion Bolikango
Cette stratégie gouvernementale intervient alors que plusieurs ouvrages de lutte contre les inondations et les érosions sont déjà en cours dans la capitale. Sur instruction de la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, une délégation de la Primature conduite par Gérard Ntumba, Directeur de cabinet adjoint, a récemment inspecté les travaux de construction d’un important collecteur destiné à canaliser les eaux depuis la zone de l’érosion Bolikango, dans la commune de Ngaliema, jusqu’à la baie de Ngaliema avant leur déversement dans le fleuve Congo.Long de 6 kilomètres, l’ouvrage est entièrement financé par le Gouvernement central et exécuté par l’Entreprise Aaron Sefu (EAS), pour une durée contractuelle de quatre ans.

Au-delà des infrastructures, l’enjeu est directement humain et économique : protéger les vies et les habitations menacées, préserver les routes et les équipements publics, maintenir la mobilité des personnes et des biens et réduire le coût économique et social des catastrophes. La stratégie du Gouvernement Suminwa vise ainsi à sécuriser durablement les populations et leurs milieux de vie face à des phénomènes qui, chaque année, fragilisent des quartiers entiers et perturbent les activités économiques.
CELCOM PRIMATURE





