Le Front Anti-Dialogue (FAD) revendique une victoire sur le terrain des idées après le discours à la Nation de Félix Tshisekedi annonçant le lancement du processus de dialogue national pour la paix, la cohésion nationale et la refondation de l’État. La coalition conduite par Dieudonné Nkishi estime que plusieurs orientations exprimées par le chef de l’État rejoignent désormais les positions qu’elle défend depuis plusieurs mois, notamment l’exclusion de l’AFC/M23 du futur cadre de dialogue et le recours à la justice transitionnelle.Cette convergence prend une résonance particulière pour le FAD, puisqu’elle intervient trois semaines après le dépôt de son mémorandum auprès du président de la République.

La coalition affirme y avoir défendu un dialogue national qui ne saurait, selon elle, intégrer ceux qu’elle considère comme des « agresseurs de la Nation ». En excluant l’AFC/M23 du processus, Félix Tshisekedi aurait ainsi rejoint l’une des principales lignes rouges fixées par le Front Anti-Dialogue.L’autre point de convergence porte sur la justice transitionnelle. Le FAD se félicite de voir cette question figurer dans l’orientation présidentielle, mais entend désormais obtenir sa traduction concrète dans le dispositif du dialogue. La coalition réclame notamment l’intégration et la formalisation d’une Commission Vérité, Réconciliation et Justice transitionnelle, qu’elle présente comme un mécanisme indispensable pour traiter les conséquences des crises et des conflits qui ont marqué le pays.Pour Dieudonné Nkishi, cette convergence ne doit toutefois pas rester symbolique. Le Front Anti-Dialogue entend désormais peser sur la conception même du processus, de sa composition à son agenda, en passant par les mécanismes de justice et les garanties de mise en œuvre. Après avoir porté ses revendications dans un mémorandum, la coalition veut donc franchir une nouvelle étape : transformer cette proximité de vues avec le chef de l’État en décisions concrètes.Le message présidentiel ouvre ainsi une nouvelle bataille, celle du contenu et de la mise en œuvre du dialogue national. Si Félix Tshisekedi en a posé les premières balises, les modalités définitives du processus restent encore à préciser. Pour le Front Anti-Dialogue, le cap est néanmoins déjà significatif : sur l’exclusion de l’AFC/M23 et la justice transitionnelle, la ligne défendue depuis des mois semble désormais avoir trouvé un écho au sommet de l’État.NGK
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