L’Intersyndical de l’Ituri 1 s’oppose à la reprise des activités scolaires dans la province, estimant que les conditions sanitaires ne sont pas encore réunies pour garantir la sécurité des élèves et des enseignants face à la persistance de l’épidémie de la maladie à virus Ebola (MVE).Réunis lundi 24 août 2026 à Bunia pour examiner les conditions de la rentrée scolaire 2026-2027, les représentants des enseignants ont exprimé leur profonde inquiétude devant l’évolution de l’épidémie, qui continue de toucher plusieurs communautés en Ituri.Dans une déclaration rendue publique à l’issue de leur réunion, les syndicalistes affirment que la précédente année scolaire s’est achevée dans des conditions particulièrement difficiles, à la suite de la flambée de la maladie à virus Ebola. Ils estiment que la situation sanitaire actuelle ne permet pas d’envisager sereinement le retour des élèves dans les salles de classe.L’Intersyndical annonce ainsi son refus de la reprise des cours prévue le 1er septembre 2026 en Ituri, considérant qu’un retour précipité dans les établissements scolaires pourrait accroître les risques de contamination. La vie humaine prime sur tout calendrier bureaucratique , soutiennent les représentants des enseignants, qui demandent aux autorités de faire de la maîtrise de l’épidémie une priorité avant toute réouverture des écoles.Pour l’Intersyndical, aucune école ne devrait rouvrir ses portes sans la mise en place préalable de mesures sanitaires jugées indispensables.Les enseignants exigent notamment une maîtrise certifiée et documentée de l’épidémie par les autorités sanitaires, ainsi que l’installation effective de dispositifs de prévention dans les établissements scolaires.

Ils citent notamment les kits de lavage des mains, les gels désinfectants et les thermoflashs.Ils réclament également une protection sanitaire et un accompagnement social garantis à l’ensemble du personnel enseignant, particulièrement exposé aux risques liés à la fréquentation quotidienne des élèves. L’Intersyndical de l’Ituri 1 appelle par ailleurs le Gouvernement central, le ministère de la Santé et les partenaires internationaux à renforcer leurs interventions dans la province.Les syndicalistes souhaitent que les ressources disponibles soient prioritairement consacrées à la lutte contre Ebola, à la prise en charge des personnes affectées par la maladie ainsi qu’à l’accompagnement des familles endeuillées.Pour eux, la réouverture des écoles dans un contexte épidémique non maîtrisé pourrait exposer les élèves, les enseignants et leurs familles à des risques supplémentaires.« L’éducation est un droit, mais la vie est le fondement même de tout avenir », insiste l’Intersyndical, qui conclut sa déclaration par un appel à éviter ce qu’il qualifie de rentrée suicidaire en Ituri .
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