La conférence de presse que devait animer le chanteur congolais Blaise Bula au Centre culturel et artistique pour les pays de l’Afrique centrale (CCAPAC), à Kinshasa, a été annulée sur instruction du Parquet général près la Cour de cassation.Dans une correspondance adressée à l’artiste, le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, indique avoir demandé au directeur général du CCAPAC de ne pas mettre les installations du centre à la disposition de Blaise Bula pour la tenue de cette rencontre avec la presse.Selon cette lettre, la décision est motivée par les jugements déjà rendus dans le différend opposant le chanteur au Conseil d’administration présidé par Nyoka Longo M’Vula Joseph Roger, dans le dossier relatif à la gestion des droits d’auteur en République démocratique du Congo.<< Par ma correspondance n° 3122/D.023/26469/PGCCAS/VON/2026 du 5 août 2026, j’ai demandé au Directeur général du Centre culturel et artistique pour les pays de l’Afrique centrale (CCAPAC) de ne pas vous accueillir dans les installations dudit centre pour tenir un point de presse, au regard des décisions de justice déjà rendues dans le conflit qui vous oppose au Conseil d’administration présidé par Monsieur Nyoka Longo M’Vula Joseph Roger >>, précise la correspondance du procureur général.La conférence de presse devait permettre à Blaise Bula de s’exprimer sur la situation des droits d’auteur en RDC, un secteur marqué depuis plusieurs années par des contestations entre différents acteurs du monde musical.Cette interdiction intervient alors que le contentieux autour de la gouvernance des droits d’auteur continue d’alimenter les débats au sein de la communauté artistique congolaise, sur fond de décisions judiciaires et de rivalités entre les différentes parties prenantes.
Yalanga Guillaume





