Le pasteur et ancien musicien congolais Charles Ndombasi dit « Lassa Carlito » sera inhumé ce vendredi 02 octobre en France, après son décès survenu aux États-Unis. Selon la volonté de ses enfants, ses obsèques se dérouleront ainsi loin de son pays natal. De la musique mondaine à la prédication, son parcours aura traversé plusieurs grandes pages de la musique congolaise avant de prendre une orientation religieuse.
Avant de devenir pasteur, Lassa Carlito avait commencé sa carrière dans la musique mondaine. Il a évolué dans plusieurs orchestres amateurs, notamment Les Bourgeois et Tout Choc Oka, une formation qui se produisait en première partie de Zaïko Langa Langa. Comme beaucoup de musiciens de sa génération, Carlito rêvait lui aussi de rejoindre un jour Zaïko. Le groupe connaissait pourtant déjà ses qualités, tandis que le jeune artiste poursuivait son apprentissage aux côtés de Cely Bitshou et Simaro Masiya à 1.2.3.
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De cette période naîtra notamment l’album « Maya », fruit de leur collaboration, qui connaîtra un large succès et fera danser des publics en Afrique comme en Europe. Lorsque Zaïko Langa Langa connaît sa scission, Lassa Carlito est déjà engagé dans une autre aventure. Il avait rejoint l’Ok Jazz aile Kinshasa, dirigé par Simaro Masiya.
Après plusieurs années passées au sein de cette formation, Carlito finit par la quitter. Le départ de Simaro Masiya pour l’Europe, où Franco avait besoin de lui, prolonge son éloignement de l’orchestre. Lassa Carlito choisit alors de poursuivre son parcours avec Choc Stars, la formation dirigée par Ben Nyamabo. Avec cet orchestre, il voyage dans plusieurs pays européens avant de décider de s’installer définitivement en Europe.
C’est dans cette nouvelle étape de sa vie que l’artiste opère un tournant majeur. Après plusieurs années, Lassa Carlito abandonne progressivement la musique mondaine pour se consacrer à la musique religieuse. Il devient pasteur et met désormais sa voix au service de sa foi. De cette période naîtra notamment « Makolo ya Masiya », l’un des titres associés à cette nouvelle orientation de sa carrière.
Dès lors, Lassa Carlito multiplie les chants religieux et les prédications à travers plusieurs pays. Celui qui avait connu les grandes scènes de la musique congolaise consacre désormais son parcours à l’évangélisation. C’est au cours de cette mission religieuse que la mort le surprend aux États-Unis.
Son inhumation prévue ce vendredi en France refermera ainsi une dernière page de la vie d’un homme dont le parcours aura connu plusieurs vies : musicien mondain, membre de formations reconnues de la rumba congolaise, puis pasteur engagé dans la musique et la prédication. Lassa Carlito repose désormais dans la mémoire de ceux qui l’ont connu et suivi au fil de cette longue trajectoire.
Deb’s BUKAKA





