Une tribune de Omer Nsongo
Moralité : il n’y a rien de nouveau sous les cieux ! Si le Pouvoir ne sait pas négocier avec les forces politiques et sociales qu’il connaît, on imagine la catastrophe à l’international !
Lire aussi
NOUS SOMMES, NOUS SOMMES, NOUS SOMMES !
Serait-ce à cause des réseaux sociaux ou à cause de l’ignorance réelle ou feinte de l’histoire du pays qu’on se retrouve là où on en est aujourd’hui, c’est-à-dire au plus bas de la capacité d’une réflexion rationnelle ? À quelque chose malheur étant bon, on devra remercier la Providence (pour ne pas citer Dieu) d’avoir permis aux Congolais de (se) découvrir la face B ou le côté cour de ce qu’on est véritablement. Et qui sommes-nous ?
Nous sommes une Nation avec des pasteurs qui confondent cession partielle de souveraineté avec cession partielle des terres mais persistent et signent, méprisant du coup les fidèles qu’ils considèrent pour moins que rien. Des fidèles pourtant bien instruits ! Nous sommes un État avec des hauts magistrats qui émettent des réserves sur 13 des 43 articles d’une loi référendaire controversée mais autorisent le Président de la République de la promulguer là où le bon sens recommande simplement le renvoi au Parlement pour une seconde lecture ! Nous sommes un pays où l’État normalise la destruction des parcelles ou des immeubles privés pour lesquels il a lui-même délivré des documents requis. Nous sommes, nous sommes, nous sommes !
GERER AUJOURD’HUI CE QU’IL FAISAIT GÉRER AUX AUTRES HIER
En prenant pour point de départ la date historique du 24 avril 1990 avec ses rendez-vous clés qu’auront été la Conférence nationale souveraine (CNS) en 1991 et le Dialogue intercongolais (DIC) en 2001, il est de notoriété publique que les régimes en place (Mobutu pour le Mpr Fait Privé et Mzee Kabila pour le CPP) ne voulaient pas de ces assises. C’est l’Opposition, sous l’impulsion de l’Udps et avec soutien de la Société civile – dont l’Église catholique, les ONG de droits de l’homme et les médias « parrainés » tous par l’Occident – qui posait et imposait ses conditions ! On peut d’ailleurs ajouter les Négociations du Centre Interdiocésain de Kinshasa (NCIK) fin 2016.Chacun étant libre de revisiter sa documentation, personne n’a oublié les pressions exercées sur les prédécesseurs de Félix Tshisekedi pour les amener au Dialogue. Personne n’a oublié les énormités déversées sur Mobutu, L-D. Kabila et, surtout, J. Kabila. Personne n’a oublié la formule « TSK » (« Tout Sauf Kabila » ou « Transition Sans Kabila »).
A l’époque, on mettait ces pressions sur le compte de la vitalité démocratique.En d’autres mots, arrivé au Pouvoir en 2018, l’Udps devait s’attendre au retour de manivelle et se préparer en conséquence pour gérer aujourd’hui ce qu’il faisait gérer aux autres hier. Hélas !, on lui a refilé comme parade et prise de finition le fameux le poison… rwandais !
DANS L’ABC MEME DES NÉGOCIATIONS
Au fait, le problème de l’Udps est de vouloir justifier ses travers par les travers des ex-partis présidentiels, oubliant que le Mpr sous Mobutu, les Cpp sous Mzee Kabila et le Pprd sous J. Kabila n’ont pas fait l’Opposition avant d’accéder aux affaires. Ils ont été créés en plein exercice du Pouvoir. Par contre, l’Udps a fait l’Opposition, bâtissant sa lutte sur des valeurs proclamées comme État de droit, Droits de l’homme, Démocratie, Justice, Bonne gouvernance financière excluant les détournements, la corruption etc. Il reprochait aux autres l’absence de ces valeurs. Or, au cours des 8 premières années au pouvoir (2018-2026), ce parti est en train de les fouler toutes au pied ; se mettant lui-même dans les conditions pour lesquelles il en appelait autrefois au Dialogue. Résultat : toutes les forces politiques et sociales en présence (C64, C4, Sauvons la RDC, C5, USN, FCC, Ensemble etc.), sont en droit de s’exprimer par rapport au Dialogue déclaré inclusif, libre à chacune d’aligner ses préalables, soient-ils la démission du chef de l’Etat ou la re-visitation de la Constitution, les réformes judiciaires, sécuritaires, macroéconomiques à entreprendre, etc. Chacune ayant ses préalables, comme cela est du reste de coutume, il revient au Pouvoir d’exprimer aussi les siens.D’ailleurs, depuis 24 heures circule sur le Net un document avec en-tête « République d’Angola »constituant le cahier des charges du Pouvoir congolais avec des détails sur les matières à aborder au cours des États Généraux de la Republique. Des matières d’ordre politique, économique et social. Preuve d’un Dialogue ouvert à tous les sujets. Preuve d’un Forum ouvert à tous les sujets. Alors, le Dialogue prenant forme, les énergies sont à consacrer au rendez-vous annoncé plus d’une fois, rendez-vous inéluctable, incontournable, plutôt qu’à autre chose ! Mettre la barre haut est dans l’ABC même des négociations…
PROCHAINEMENT : « Avec la loi référendaire, Félix Tshisekedi met en réalité fin aux ambitions présidentielles de Bemba, Kamerhe, Bahati, etc. au sein de l’Union sacrée de la nation !Omer Nsongo die LemaX.com : @omernsongoE-mail : [email protected] Facebook : Omer Nsongo WhatsApp : +243993833277





