Par sa maîtrise des rouages monétaires et ses contributions majeures aux réformes des finances publiques, la nouvelle Première Vice-Gouverneure, Charlotte Mulengezi Chishibanji, s’impose comme la technocrate idéale pour participer au pilotage de l’institut d’émission.Sa prise de fonction officielle, intervenue lors de la cérémonie de remise et reprise ce jeudi 16 juillet 2026 à Kinshasa, marque une transition institutionnelle fluide sous le signe de la continuité de l’action publique. Aux côtés du Gouverneur André Wameso Nkualoloki reconduit dans ses fonctions, Mme Mulengezi Chishibanji forme désormais un nouveau tandem de direction avec M. Jean-Marcel Kalubi Kayembe, également promu au second vice-gouvernorat. Ensemble, cette équipe de technocrates chevronnés « de la maison » prend les rênes pour insuffler une nouvelle dynamique à l’autorité monétaire.La nomination de Mme Charlotte Mulengezi Chishibanji au poste de Première Vice-Gouverneure de la Banque Centrale du Congo (BCC), par ordonnance présidentielle, va bien au-delà d’un simple remaniement de direction. En succédant à M. Dieudonné Fikiri Alimasi, cette haute financière apporte au gouvernorat une expertise technique rare et une légitimité interne incontestable. C’est le choix de la compétence pure pour faire face aux défis économiques de la République Démocratique du Congo.

L’architecte des réformes des finances publiques
Si le grand public découvre son visage, l’État congolais utilise déjà, depuis des décennies, les outils qu’elle a contribué à bâtir. Mme Mulengezi Chishibanji fait partie de cette élite technique de l’ombre qui a contribué à moderniser la gestion financière du pays. Elle s’est distinguée comme une contributrice clé lors de la création de la Direction des Grandes Entreprises (DGE) au sein de la Direction Générale des Impôts (DGI), une structure aujourd’hui vitale pour les recettes fiscales de la République.

Plus encore, son expertise a été déterminante dans l’ingénierie et la mise en œuvre de la Chaîne de la Dépense et de la Chaîne de la Recette du Trésor Public. Cette maîtrise des flux financiers étatiques fait d’elle une passerelle naturelle et hautement stratégique entre la politique budgétaire du gouvernement et la politique monétaire de la Banque Centrale.
Une expertise certifiée par le FMI
Le profil de la nouvelle Première Vice-Gouverneure s’appuie sur une double compétence pointue : la gestion opérationnelle des marchés et la régulation du secteur bancaire. Avant sa nomination, elle assumait les fonctions de Directeur Général en charge de la Supervision bancaire et financière, un poste sensible pour surveiller notamment la santé des banques commerciales et protéger l’épargne des Congolais.Son expertise est validée au plus haut niveau international. Certifiée par le Fonds Monétaire International (FMI), elle maîtrise les mécanismes complexes de la gestion des réserves de change — le bouclier de la monnaie nationale — et la mise en place du Compte Unique du Trésor (CUT). Ces compétences spécifiques répondent exactement aux exigences actuelles de stabilisation du Franc congolais et de lutte contre l’inflation.
La rigueur scientifique au service de la monnaie
Cette technicité repose sur des fondations académiques solides et continuellement actualisées. Titulaire d’un Master en Audit, Contrôle et Comptabilité obtenu à la Haute École de Commerce (HEC) de Kinshasa, elle combine la vision macroéconomique de la Banque Centrale avec la rigueur microéconomique de l’auditeur. Signe de la reconnaissance de ses pairs, elle transmet son savoir depuis plus de vingt ans en tant que membre du corps scientifique de la HEC/Kinshasa.En portant cette « fille maison » à la Première Vice-Gouvernance, la République fait le pari de la méritocratie administrative. Charlotte Mulengezi Chishibanji ne parachute pas à la Haute Direction de la BCC ; elle y accède avec humilité par la force de ses compétences.

Face aux turbulences économiques mondiales, sa rigueur financière et sa connaissance intime de l’institution financière nationale sont les meilleurs atouts du pays pour garantir la stabilité financière et la souveraineté monétaire de la RDC si chères au Gouverneur André Wameso Nkualoloki.




