La place de la République démocratique du Congo au sein de la Francophonie s’est invitée avec force au débat parlementaire. À la tribune de l’Assemblée nationale, le député national Eddy Nkaku Mundela a plaidé pour un soutien officiel à la candidature de Juliana Amato Lumumba à la plus haute instance de l’organisation francophone, tout en lançant un avertissement : si la RDC continue d’être marginalisée, le pays devrait envisager de reconnaître l’anglais comme langue officielle aux côtés du français.
Intervenant mardi 14 juillet 2026 en séance plénière, l’élu de Kabeya Kamwanga et membre de l’UDPS/Tshisekedi a rappelé que la RDC demeure le premier pays francophone au monde en nombre de locuteurs. Pour lui, ce poids démographique impose une représentation à la hauteur de l’influence congolaise au sein des institutions de la Francophonie.
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Estimant que Kinshasa ne peut être reléguée au second plan dans un espace linguistique auquel elle contribue largement, Eddy Nkaku a exhorté l’Assemblée nationale à apporter un appui officiel à la candidature de Juliana Amato Lumumba. Il a également demandé que la Chambre prenne formellement acte de cette situation et engage les procédures prévues par l’article 24 de son règlement intérieur.
Au-delà de cette candidature, le député a ouvert un débat plus large sur l’avenir des relations entre la RDC et la Francophonie. Selon lui, une marginalisation persistante devrait conduire les autorités congolaises à réévaluer leur positionnement stratégique. Dans cette perspective, il a proposé que le Gouvernement étudie l’éventualité d’accorder à l’anglais le statut de langue officielle, aux côtés du français.
Le parlementaire a toutefois insisté sur le fait qu’une telle évolution ne constituerait ni une rupture avec la Francophonie ni un acte d’hostilité envers cette organisation. À ses yeux, il s’agirait d’une décision souveraine destinée à défendre les intérêts de la RDC et à renforcer son ouverture sur la scène internationale.
Pour Eddy Nkaku, un État qui ne reçoit pas la reconnaissance correspondant à son poids politique, démographique et stratégique est en droit de redéfinir ses orientations. Il estime que la RDC, forte de sa population, de ses ressources et de son influence régionale, ne peut accepter une place qui ne reflète pas son importance réelle.
En conclusion de son intervention, le député a réaffirmé que la République démocratique du Congo reste « le cœur battant de la langue française » et qu’elle est légitime à exiger davantage de respect, de reconnaissance et de considération au sein de la Francophonie. Un plaidoyer qui relance le débat sur la place qu’occupe le plus grand pays francophone du monde dans les instances de cette organisation.
NGK





