Nous commençons cette Revue de Presse par LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE qui annonce sur son compte X (ex-Twitter) qu’à l’invitation du Chef de l’État ougandais, Yoweri Kaguta Museveni, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, est arrivé ce lundi 11 mai 2026, en Ouganda, pour prendre part à la cérémonie d’investiture de son homologue, ce mardi 12 mai 2026 à Kololo Ceremonial Grounds. À l’issue de leur entretien en tête-à-tête, les deux Chefs d’État ont assisté à la signature de six protocoles d’accord préparés lors des travaux de la 9ème session de la Commission Permanente mixte entre les deux États. Ce nouveau partenariat vise à consolider l’intégration économique entre les deux pays et à construire un espace de prospérité mutuelle, dans le respect strict de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de chacun.LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE qui publie, par ailleurs, le Communiqué conjoint à l’occasion de la visite officielle en Ouganda de SEM Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République Démocratique du Congo (Veuillez activer le lien joint pour prendre connaissance du Communiqué dont question : https://acrobat.adobe.com/id/urn:aaid:sc:US:6113c7a8-f861-49ce-9df2-676005a005c3).LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE qui informe, par ailleurs, que le Sommet Africa Forward, tenu les 11 et 12 mai 2026 à Nairobi, au Kenya, a placé les enjeux de paix et de sécurité, le renforcement et le financement des systèmes de santé, ainsi que les défis environnementaux au cœur de ses priorités. La RD Congo y a défendu la nécessité d’une refondation de la gouvernance mondiale à travers la réforme du Conseil de sécurité, la promotion d’une souveraineté sanitaire fondée sur des mécanismes innovants, ainsi que son statut de « pays-solutions » pour l’Afrique et le monde. Les conclusions du Sommet Africa Forward ont mis l’accent sur le soutien à la production locale de vaccins, le renforcement des systèmes de santé, la transformation locale des produits agricoles, la construction d’infrastructures numériques souveraines, ainsi que la promotion de partenariats équilibrés et mutuellement avantageux. La cérémonie de clôture s’est tenue ce mardi 12 mai 2026 au Kenyatta International Convention Centre de Nairobi, en présence du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo (Veuillez activer le lien ci-joint pour prendre connaissance de la Déclaration du Sommet de l’Africa Forward 2026 : https://acrobat.adobe.com/id/urn:aaid:sc:US:757dbd0f-736f-46ef-a925-3ff37a5127dd).ASSEMBLÉE NATIONALE DE LA RÉPUBLIQUE : Sur son compte X ( ex-Twitter), l’Assemblée Nationale informe que le Président de l’Assemblée Nationale de la RD Congo, l’Honorable Aimé Boji Sangara, a accordé ce mardi 12 mai 2026 une audience à Son Excellence Ingo HERBERT, Ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne en RD Congo, audience consacrée principalement au renforcement des relations parlementaires entre Kinshasa et Berlin. Au sortir de cette rencontre, le diplomate allemand a annoncé l’arrivée prochaine en RD Congo d’un groupe parlementaire du Bundestag chargé des questions de l’Afrique centrale. Cette mission est attendue à Kinshasa du 15 au 17 juin 2026. Selon l’Ambassadeur, les échanges avec le Speaker de la Chambre basse ont porté sur la préparation du programme de cette visite ainsi que sur les perspectives d’approfondissement de la coopération parlementaire entre les deux pays. « Les députés allemands du Bundestag vont venir mi-juin, du 15 au 17 juin, pour une visite en RD Congo ici à Kinshasa. Nous avons discuté du programme, des relations et de la manière dont cette visite pourrait permettre d’approfondir davantage les relations parlementaires entre la RDC et l’Allemagne », a-t-il déclaré. Le diplomate allemand a également indiqué que cette mission parlementaire vise à mieux comprendre la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, en proie à l’agression rwandaise et aux violences armées persistantes. Dans cette perspective, une rencontre spéciale est prévue entre les députés allemands et les élus nationaux issus des provinces de l’Est du pays. Réaffirmant la position officielle de Berlin sur la crise sécuritaire dans la région des Grands Lacs, l’ambassadeur a rappelé que l’Allemagne considère « l’agression rwandaise » comme une violation du droit international, de la souveraineté de la RDC ainsi que de la Charte des Nations Unies. Cette audience s’inscrit dans le cadre du raffermissement des relations diplomatiques et parlementaires entre la RDC et l’Allemagne, sur fond d’intensification des plaidoyers internationaux en faveur du retour de la paix dans l’Est du pays.PRIMATURE DE LA RÉPUBLIQUE : Sur son compte X ( ex-Twitter), la Primature informe que, ce lundi 11 mai 2026, Madame la Première Ministre, Judith Suminwa-Tuluka, a reçu Jeremy Wiggins, Sous-Secrétaire d’État adjoint américain en charge de l’Énergie, des Infrastructures et des Investissements. Les discussions ont, essentiellement, porté sur le Projet Inga III et le développement énergétique, le Corridor stratégique de Lobito, la sécurisation des investissements et infrastructures, l’industrialisation et la transformation économique régionale. Les États-Unis réaffirment leur volonté d’accompagner la RD Congo dans ces projets structurants et son positionnement comme acteur majeur de la nouvelle architecture énergétique africaine. Cette rencontre traduit le renforcement du partenariat stratégique entre Kinshasa et Washington autour des priorités définies par le Gouvernement Suminwa.VICE-PRIMATURE, MINISTÈRE DU BUDGET : Sur son compte X ( ex-Twitter), la Vice-Primature informe que, fidèle à la vision du Président de la République, le Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget, Adolphe Muzito Fumutshi, a reçu en audience, ce mardi 12 mai 2026, le Ministre de l’Emploi et du Travail, Ferdinand Massamba Wa Massamba, dans le cadre de la collaboration interministérielle au sein du Gouvernement, autour de la problématique de la prise en charge des décomptes finaux des ex-travailleurs de la Gécamines. Cette rencontre s’inscrit dans le prolongement des orientations données par la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, en vue d’examiner les voies et moyens susceptibles d’apporter une réponse progressive à cette question sociale majeure. À l’issue des échanges, le ministre Ferdinand Massamba a salué l’ouverture et la disponibilité du vice-Premier ministre en charge du Budget, précisant que les discussions ont porté exclusivement sur le dossier du paiement des décomptes finaux, des indemnités de sortie ainsi que des autres avantages sociaux dûs aux anciens travailleurs de la Gécamines. Selon le ministre de l’Emploi et du Travail, plus de 10 500 ex-travailleurs demeurent à ce jour dans l’attente du règlement de leurs droits sociaux, une situation qui affecte également leurs conjoints, enfants et autres dépendants, soit plus de 50 000 personnes concernées. « Il s’agit d’une recommandation du Gouvernement. Madame la Première Ministre m’avait instruit de me rapprocher du Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget afin d’examiner, ensemble, les possibilités de paiement, même en plusieurs tranches, de ces décomptes finaux au profit des travailleurs concernés », a indiqué Ferdinand Massamba. Le membre du Gouvernement a également révélé que le vice-Premier ministre du Budget s’est engagé à examiner la faisabilité financière de ce dossier et à faire rapport à la hiérarchie, notamment à la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, sur les mécanismes envisageables pour amorcer cette procédure. Au-delà de l’enjeu budgétaire, Ferdinand Massamba a replacé cette démarche dans la vision sociale portée par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, rappelant que le principe du « peuple d’abord » doit se traduire par des actions concrètes en faveur des citoyens, particulièrement des anciens travailleurs ayant consacré plusieurs années de service à la nation. « Le Gouvernement n’a pas oublié ces ex-travailleurs de la Gécamines. Il est en train de se battre pour mobiliser les moyens nécessaires afin de mettre fin à cette situation », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de garantir le respect des droits sociaux des travailleurs, conformément aux dispositions du Code du travail.VICE-MINISTÈRE, MINISTÈRE DES TRANSPORTS, VOIES DE COMMUNICATION ET DÉSENCLAVEMENT : Sur son compte X (ex-Twitter), la Vice-Primature annonce que, ce lundi 11 mai 2026, le Vice-Premier Ministre, Ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, a reçu en audience une délégation du Département du Trésor des États-Unis, conduite par M. Jeremy Wiggins, Sous-secrétaire adjoint chargé des investissements, de l’énergie et des infrastructures. Les discussions ont principalement porté sur le développement de plusieurs projets structurants dans le secteur des transports, jugés essentiels pour le désenclavement du pays et le renforcement de la connectivité en RD Congo.VICE-PRIMATURE, MINISTÈRE DE LA FONCTION PUBLIQUE ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION PUBLIQUE : Sur son compte X (ex-Twitter), la Vice-Primature annonce une coopération renforcée entre la République Démocratique du Congo et la République de l’Ouganda dans les domaines de l’Administration et de la Fonction Publique. Parmi les actes signés ce 11 Mai 2026 à Kampala, en présence de Leurs Excellences Monsieur Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République Démocratique du Congo, et Monsieur Yoweri Kaguta Museveni, Président de la République de l’Ouganda pour renforcer la coopération bilatérale, figure celui concernant les domaines de l’Administration et de la Fonction Publique. Ce Mémorandum de Coopération, signé par le Vice-Premier Ministre, Jean-Pierre Lihau Ebua et son homologue ougandais, établi un cadre général de référence pouvant désormais permettre les échanges d’expériences entre les deux pays pour pouvoir relever efficacement les défis divers et multiples auxquels ils sont respectivement confrontés, notamment dans les domaines de Formation, d’innovation, de Gestion des carrières, de dialogue social, de sécurité sociale, de politique d’égalité de genre et d’inclusion des Personnes Vivant avec Handicap. MINISTÈRE D’ÉTAT, MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE ET NOUVELLE CITOYENNETÉ : Sur son compte X (ex-Twitter) le Ministère d’État informe du lancement, ce lundi 11 mai 2026, par Madame la Ministre d’État, ministre de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, de l’atelier de revue à mi-parcours des activités du Projet d’Apprentissage et d’Autonomisation des Filles (PAAF). La cérémonie a connu la participation du Ministre d’État, Ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, Guylain Nyembo. Madame la Ministre d’État a présenté ces travaux comme un moment de vérité destiné à évaluer objectivement le niveau d’exécution du projet et à ajuster les stratégies de mise en œuvre. Ces travaux se dérouleront jusqu’au 15 mai 2026.MINISTÈRE DES FINANCES : Sur son compte X (ex-Twitter), le Ministère rappelle à l’ensemble des assujettis à la TVA que le moratoire accordé dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme de la facture normalisée a pris fin. À compter de l’échéance déclarative du 15 mai 2026 relative à la TVA du mois d’avril, les sanctions prévues en cas de non-respect des obligations de délivrance des factures normalisées seront effectivement appliquées par la DGI. Les opérateurs économiques concernés sont invités à se conformer sans délai aux exigences de la réforme à travers les dispositifs et solutions homologués disponibles (Veuillez activer le lien ci-dessous pour prendre connaissance de l’intégralité du Communiqué du Ministère y relative : https://acrobat.adobe.com/id/urn:aaid:sc:US:e0a81996-74dc-4801-b8c2-50eaa854978e).MINISTÈRE DU COMMERCE EXTÉRIEUR : Sur son compte X ( ex-Twitter), le Ministère informe que six mémorandums d’entente ont été signés ce lundi 11 mai 2026 à la State House d’Entebbe, sous la supervision des Présidents Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et Yoweri Kaguta Museveni. Ces accords concernent plusieurs secteurs, notamment le commerce, avec l’objectif d’accroître le volume des échanges commerciaux grâce à la mise en place de mécanismes visant à mettre fin à la problématique des frais de visas. Cette mesure phare vient ainsi briser certaines barrières en plaçant les citoyens au cœur de cette nouvelle dynamique. Les deux pays ont également renforcé leur coopération dans les domaines de la sécurité et de la défense, notamment à travers le renforcement de l’opération « Shujaa » pour l’éradication totale des forces négatives qui écument l’Est de la RDC, dont les terroristes ADF. Par ailleurs, les secteurs de l’énergie et des infrastructures ont été au centre des échanges avec le lancement de projets d’envergure, notamment l’exploitation commune du pétrole dans le Graben Albertine, le développement des infrastructures routières, de la poste et des télécommunications, ainsi que des transports, du tourisme et de la fonction publique.MINISTÈRE DE LA SANTÉ PUBLIQUE, HYGIÈNE ET PRÉVOYANCE SOCIALE : Sur son compte X ( ex-Twitter), le Ministère informe que le premier palier de la Couverture Santé Universelle (CSU) en République démocratique du Congo est la gratuité de la maternité, des soins du nouveau-né ainsi que la prise en charge des 28 premiers jours de vie du bébé. Cette réforme majeure a déjà permis à plus de 3 millions de femmes, dans 14 provinces du pays, d’accéder aux soins, aux spécialistes et d’accoucher gratuitement, afin de préserver leur vie ainsi que celle de leurs bébés. La Couverture Santé Universelle (CSU) permet aux familles, selon leur situation (salariés, indépendants ou personnes sans revenu stable), d’accéder à des soins de santé sans se ruiner. La CSU s’appuie sur une caisse unique, le Fonds de Solidarité de Santé (FSS), qui va assurer la gestion des financements de l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO), destinée aux populations des secteurs formel et informel.ECONEWS titre sur sa “Une” : “Après Bujumbura, Kinshasa s’allie à Kampala pour contrer Kigali”. Fin du flou. Lundi 11 mai 2026, à Kampala, la RD Congo et l’Ouganda ont officialisé un renforcement de leur coopération à travers six accords. Officiellement, il s’agit d’intégration économique et de prospérité mutuelle. Officieusement, c’est un coup géopolitique clair. Après Bujumbura, Félix Tshisekedi verrouille son flanc Est en s’alliant à Yoweri Museveni, ancien allié réputé de Paul Kagame. Objectif affiché : isoler Kigali. Pendant que le Président rwandais, fragilisé par les sanctions américaines et une main tendue tardive à Dar es-Salaam, tente de ne pas perdre pied, Tshisekedi avance en silence, joue aux échecs et recompose la carte des Grands Lacs. Le vent tourne. Et à Kigali, on a compris. Le rapprochement avec Kampala confirme que la RD Congo veut désormais reprendre l’initiative dans le jeu régional. Et pour Kigali, les signaux deviennent de plus en plus préoccupants. L’axe Kinshasa-Bujumbura- Kampala prend progressivement forme, redéfinissant les rapports de force autour du Rwanda. Une évolution qui pourrait avoir des conséquences majeures sur les équilibres sécuritaires et politiques dans toute la région des Grands Lacs.Le vent tourne. Et cette fois, Kigali commence sérieusement à mesurer l’ampleur du changement, analyse ECONEWS.ECONEWS qui titre également : “Changement de la Constitution : le pavé de Moïse Mbiye qui déstabilise le camp des pasteurs « lépreux ». Le pasteur Moïse Mbiye est monté au créneau pour dénoncer l’implication croissante de certains responsables religieux dans les débats politiques liés à la révision de la Constitution en RD Congo. Lors d’un culte dans son église, largement relayée sur les réseaux sociaux, le responsable de l’église Cité Bethel a exprimé son désaccord face à l’engagement de plusieurs pasteurs qu’il accuse de soutenir ouvertement des agendas politiques au détriment de leur mission spirituelle. Dans son intervention, le prédicateur congolais a critiqué ce qu’il considère comme une confusion dangereuse entre la chaire et l’arène politique. Sans citer directement de noms, Moïse Mbiye a fustigé les hommes de Dieu qui prennent position dans le débat autour d’une éventuelle révision constitutionnelle, estimant que l’Église ne devrait pas devenir un instrument de propagande politique, rapporte ECONEWS.LE POTENTIEL titre sur sa “Une” : “Renforcement stratégique des liens de coopération RD Congo-Ouganda : Kinshasa et Kampala, c’est la lune de miel”. Avec la signature de six protocoles d’accord stratégiques entre Kinshasa et Kampala, les liens de coopération entre les deux Etats se solidifient davantage, rompant ainsi avec l’époque où les deux capitales se regardaient en chiens de faïence. Situation exacerbée par la crise sécuritaire qui dure depuis plus de trois décennies dans l’Est de la RD Congo, mais aussi par les déclarations à la limite de la provocation des dirigeants ougandais, notamment le fils du dirigeant ougandais, également chef d’état-major de l’armée nationale. Aujourd’hui, tout cela n’est plus qu’un lointain cauchemar qu’il faut vite surpasser au regard de cette détente dans le climat des relations de coopération soutenu par des accords dans plusieurs secteurs stratégiques dont le Commerce, les TIC, le Tourisme et Transport (Recherche et sauvetage), l’Administration publique et la Coopération entre l’Autorité ougandaise des zones franches et de promotion des exportations et l’Agence nationale de promotion des exportations pour le développement, la coordination et la promotion du commerce. Cette coopération devra exorciser à jamais le démon de la guerre et servir de modèle dans cette région des Grands Lacs en proie à une instabilité chronique. En tout cas, Félix Tshisekedi et Yoweri Museveni ont compris que l’heure est à construire des ponts et à travailler au développement pour le bien-être des populations respectives qui ne demandent pas mieux que de vivre dans une coexistence pacifique et le libre-échange entre communautés, commente LE POTENTIEL.LE POTENTIEL titre également sur sa “Une” : “Sommet Africa Forward : Félix Tshisekedi porte l’ambition d’une RD Congo » pays-solutions » à Nairobi”. Les rideaux sont tombés, mardi 12 mai 2026 soir au Centre International de Conférences Kenyatta (KICC) à Nairobi, sur le Sommet Africa Forward (Afrique en avant), organisé conjointement par la France et le Kenya. Au terme de deux jours de travaux, le Président français Emmanuel Macron a présenté les grandes résolutions adoptées par les participants, insistant sur la nécessité de soutenir les mécanismes endogènes de résolution des crises. Le Président de la République Félix Tshisekedi a profité de son passage à la tribune de ce forum pour défendre la vision d’une RD Congo tournée vers l’avenir du continent. Le Sommet Africa Forward organisé à Nairobi, au Kenya ; un rendez-vous international consacré aux enjeux de l’innovation, des investissements, de la paix et de la souveraineté sur le continent africain. Selon la Présidence congolaise, la participation de Félix Tshisekedi à cette rencontre ne s’inscrit pas dans une logique de dénonciation, malgré le contexte sécuritaire tendu dans l’Est de la RD Congo. Kinshasa affirme vouloir mettre en avant son rôle stratégique dans la construction de l’Afrique de demain et promouvoir une diplomatie axée sur la responsabilité et le respect du multilatéralisme, commente LE POTENTIEL.CONGO NOUVEAU titre : “Des documents falsifiés saisis à Kampala – Passeport congolais : entre failles de sécurité et soupçons d’infiltration”. Le système d’émission des passeports congolais est au cœur d’une nouvelle polémique. Des allégations persistantes, relayées par des sources internes, font état de dysfonctionnements graves dans la chaîne de traitement des demandes, des soupçons d’infiltration au Ministère des Affaires Étrangères et de circuits parallèles qui échapperaient au contrôle préalable des services de renseignement. Ces révélations interviennent alors que des passeports congolais falsifiés, qui auraient été établis au profit de proches de Bertrand Bisimwa, figure de l’AFC-M23, auraient été saisis récemment à Kampala, selon des informations sécuritaires concordantes. Des circuits qui contourneraient l’Agence Nationale de Renseignement (ANR). D’après plusieurs témoignages recueillis dans l’entourage du Ministère, des dossiers de demande de passeport « quitteraient la banque » pour être acheminés directement à l’étape de la capture biométrique, sans passer par l’examen de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR). Ce contournement de la procédure d’identification préalable soulève des inquiétudes sur la fiabilité des contrôles. Des sources internes évoquent la « complicité » supposée de certains acteurs au sein du Cabinet de Madame la Ministre d’État, de la direction de la Chancellerie et de la structure chargée de l’impression des passeports. « Nous avons même les noms et certaines preuves », assure un interlocuteur qui requiert l’anonymat pour des raisons de sécurité, révèle CONGO NOUVEAU.CONGO NOUVEAU qui titre également : “Coopération RD Congo-USA : Washington fait d’Inga III et du corridor de Lobito des priorités du partenariat stratégique”. Madame la Première Ministre, Judith Suminwa-Tuluka a reçu, lundi 11 mai 2026, à Kinshasa (RD Congo), Jeremy Wiggins, Sous-Secrétaire d’État adjoint du Trésor américain en charge de l’Énergie, des Infrastructures et des Investissements, pour renforcer le partenariat stratégique entre la RD Congo et les États-Unis. Tenue à la Primature, l’audience s’inscrit dans l’accélération des échanges sur les accords stratégiques conclus entre Kinshasaet Washington dans les domaines de l’énergie, des minerais critiques, des corridors logistiques et de l’industrialisation régionale. Au cœur des discussions : le projet Inga III, le corridor de Lobito, la sécurisation des investissements et le rôle de la RD Congo dans la nouvelle architecture énergétique africaine. « L’énergie constitue une priorité majeure pour les États-Unis comme pour la RD Congo. J’ai échangé avec Madame la Première Ministre sur l’importance d’Inga III et sur le potentiel que ce projet peut apporter à l’économie congolaise, à la population ainsi qu’aux différents secteurs de l’État, et sur lamanière de faire avancer rapidement Inga III », a déclaré Jeremy Wiggins, écrit CONGO NOUVEAU.LE QUOTIDIEN titre sur sa “Une” : “Rocades de Kinshasa : Judith Suminwa palpe du doigt le déroulement des travaux”. Madame la Première Ministre, Judith Suminwa-Tuluka, a effectué ce mardi, 12 mai 2026, une visite d’inspection sur les chantiers des rocades Sud-Est et Sud-Ouest de Kinshasa, un projet routier stratégique de 73 kilomètres destiné à relier l’Est et l’Ouest de la capitale, depuis la commune de Kimbanseke et la zone de l’aéroport international de N’djili jusqu’à Kinsuka Pompage, dans la commune de Ngaliema, en passant notamment par Mitendi et la Route nationale numéro 1 (RN1), afin de désengorger durablement la circulation dans la ville-province de Kinshasa. Évalués à près de 395 millions de dollars américains dans le cadre du partenariat sino-congolais issu du programme SICOMINES, les travaux ont été lancés en juin 2024 sous l’impulsion du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, avec une durée prévisionnelle d’exécution de trois ans. Aux côtés du Gouverneur de la ville-province de Kinshasa, du Ministre de l’Aménagement du territoire ainsi que de la Ministre déléguée près le Ministre de l’Urbanisme et Habitat, en charge de la Politique de la ville, la Cheffe du Gouvernement est allée constater personnellement l’évolution des travaux sur plusieurs sites du chantier. Sur le terrain, Judith Suminwa-Tuluka a tenu à vérifier, elle-même, l’état réel d’avancement des travaux afin de s’assurer du respect des engagements pris autour de ce projet considéré comme l’un des plus importants programmes de mobilité urbaine actuellement en cours dans la capitale. « Il y a presque deux ans, en juin 2024, le Chef de l’État avait lancé les travaux de ces rocades. Il était important pour moi de venir voir personnellement comment les choses évoluent sur le terrain. Nous recevons régulièrement des rapports, nous suivons les images et les vidéos, mais rien ne remplace le constat de visu pour mesurer l’état réel d’avancement du projet », a déclaré Madame la Première Ministre, rapporte LE QUOTIDIEN.LE QUOTIDIEN qui titre également : “Concentration économique en RD Congo : Une vigilance stratégique portée par le VPM Daniel Mukoko Samba”. L’adoption, par le Gouvernement de la RD Congo, du projet de décret portant fixation des seuils de chiffre d’affaires applicables aux opérations de concentration économique constitue un signal politique et économique important. Derrière ce texte apparemment technique se joue une question essentielle pour l’avenir du marché congolais. Il détermine à partir de quel niveau la puissance économique privée doit faire l’objet d’un contrôle public, surtout lorsqu’elle est susceptible d’affecter la concurrence, les prix, les PME, les consommateurs et l’équilibre général du marché. Le mérite du Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Économie Nationale, Daniel Mukoko Samba, est d’avoir porté ce débat au bon niveau. Dans un pays où l’attention se concentre souvent sur la hausse des prix, les importations, le taux de change ou les tensions liées au pouvoir d’achat, il devient indispensable d’aller au-delà des symptômes pour examiner les structures profondes du marché. Les prix ne montent pas seulement parce que les coûts augmentent. Ils peuvent aussi monter parce que certains marchés sont verrouillés, parce que la concurrence est faible ou parce que quelques acteurs contrôlent les circuits d’approvisionnement et de distribution. C’est ici que ce projet de décret prend toute sa portée stratégique. En fixant des seuils de chiffre d’affaires à partir desquels les fusions, rachats, prises de contrôle ou regroupements d’entreprises devront être encadrés, l’État introduit un mécanisme de vigilance, analyse LE QUOTIDIEN. ECONEWS titre également : “Cyber-menaces contre Tshisekedi : Ngefa promet une traque impitoyable, Muyaya vient en soutien”. Sans concession face aux lâches attaques numériques visant le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, le Garde des Sceaux et Ministre d’Etat chargé de la Justice, Guillaume Ngefa, hausse le ton et jure de pourchasser les inciviques jusque dans leurs derniers retranchements virtuels. Un signal fort. Une détermination d’acier. Et pour que cette offensive judiciaire ne reste pas lettre morte, le Porte-Parole du Gouvernement Patrick Muyaya, lui apporte un soutien sans faille — uneligne dure assumée, une main de fer dans un gant de pixels. Le message est clair : quiconque s’en prend au Président par écrans interposés devra répondre de ses actes. Le temps de l’impunité numérique est révolu. Les réactions suscitées par la récente conférence de presse du Président de la République continuent d’alimenter les débats sur les réseaux sociaux. Mais pour le Ministère de la Justice, certaines prises de position ont franchi la ligne rouge. Dans un communiqué parvenu lundi 11 mai 2026 à Econews, le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a fermement condamné la prolifération de messages et publications contenant des propos outrageants contre le Chef de l’État, Félix Tshisekedi. Le patron de la Justice congolaise avertit que les auteurs de dérives verbales, d’appels à la haine ou de provocations à la violence s’exposent désormais à la rigueur de la loi, rapporte ECONEWS.AFRICANEWS titre sur sa “Une” : “L’Arbitre avait soupçonné, à son tour, le tripatouillage des règles du jeu et sifflé contre l’organisateur et la FIFA : La commission électorale de la FECOFA avait braqué statuts et PV douteux”. AfricaNews a eu accès à un courrier explosif. Les élections à la FECOFA ont pris les allures d’un film d’action. Et le dernier rebondissement, plein de frissons, risque de faire mal. Maître Michy Enyeka, président de la commission électorale, a eu à sortir le carton. Il a soupçonné un «tripatouillage» des statuts et siffle contre l’organisateur et la FIFA. Le monde est en train de regarder Kinshasa. Et Zurich. Avant la publication de la liste définitive avec le nom d’un candidat unique, l’arbitre s’est vu contraint de siffler contre l’organisateur et l’organe suprême. Le 26 avril 2026, Maître Michy Enyeka a écrit à Lyly Tshimpumpu, Secrétaire générale de la FECOFA, installée après le départ du Conor version Belinda Luntadila. Objet : «Transmission officielle du procès-verbal portant modification des statuts de la FECOFA». Deux jours plus tôt, le scénario a basculé. Le 24 avril à 16h00, un mail d’Harraz Ahmed, de la FIFA, a atterri à la commission. En annexe : le PV de l’Assemblée générale extraordinaire du 11 janvier 2025, celle qui a changé les statuts. Avocat d’expérience et talentueux, Enyeka a du flair. Ce mail se révèle être le mail suspect. Zurich ne l’a pas expédié pour dénoncer une quelconque manœuvre dans les élections du 20 mai à la FECOFA. Zurich l’a envoyé pour couvrir un forfait présumé. Le message a une triple mission: imposer une version, blanchir un texte douteux, contourner la commission. Dès lors, la responsabilité de Harraz Ahmed est engagée. Celle de la FIFA aussi. Riposte immédiate. Maître Enyeka a dû exiger de la SG Lyly Tshimpumpu deux documents: le PV du 11 janvier 2025, transmis de manière officielle, et le PV d’approbation par l’Assemblée générale suivante, obligatoire selon l’article 35. Sans ces pièces, les modifications sont nulles. Or la commission ne les a jamais reçues, révèle AFRICANEWS. AFRICANEWS titre également : “L’Histoire du candidat accusé d’avoir fabriqué l’échelle pour monter au fauteuil en dépit des normes éthiques de la FIFA : Le cas Mosengo plus grave que la forfaiture de Platini”. N’en déplaise à la fausse lecture d’un colistier de l’ex-cadre de la FIFA et ancien Secrétaire général de la CAF, acteur clé de la nomination du Conor: être juge et partie est pire que toucher un chèque. Comparer pour comprendre. Les épisodes s’empilent dans le feuilleton FECOFA. Et la défense du camp Mosengo vient de rater son penalty. Sur la toile, un post rappelait comment Michel Platini a perdu la FIFA pour violation de l’éthique. Réplique immédiate d’un colistier de Veron Mosengo: «La différence est que, dans le cas d’espèce, Platini est auteur de l’acte qu’il pose. Ici, le prétendant prépare un dossier de candidature, il soumet à l’organe compétent qui examine et le valide. Que lui reprocherait-on ? Il n’a posé aucun acte répréhensible…» Fausse route. Ne pas signer le crime ne lave pas les mains sales. Dire que le candidat n’a «posé aucun acte répréhensible» parce qu’il a juste «préparé un dossier»? C’est confondre la main qui tient le stylo et la tête qui dicte la lettre. Pire : le cas Mosengo écrase celui de Platini en gravité. Voici pourquoi. Michel Platini a été sanctionné pour un paiement déloyal qu’il a reçu et accepté. Il était auteur direct, sur un fait précis. Ici, le problème est systémique. L’homme qui contribue à l’installation du comité de normalisation est le même qui veut diriger la FECOFA. Veron Mosengo, ancien SG de la CAF, a participé à la création du Conor, choisi ses hommes, orienté sa feuille de route et fait le déplacement de Kinshasa pour y tenir, le 25 avril 2023, une conférence de presse dédiée à sa mise en place. Trois ans après, il se présente devant sa propre créature. C’est le braconnier qui devient garde-chasse. L’acte répréhensible, c’est d’avoir participé à la mise en place du système qui, aujourd’hui, l’aide à servir son ambition. Platini a violé une règle. Mosengo a fabriqué les règles, révèle AFRICANEWS. RADIO FRANCE INTERNATIONALE, RFI, titre: “Le président de la RDC en Ouganda pour renforcer la coopération bilatérale”. Félix Tshisekedi est à Kampala aujourd’hui pour deux rendez-vous distincts : la conclusion de la 9e session de la commission permanente mixte RDC-Ouganda et, le 12 mai, l’investiture du président Yoweri Museveni. Un déplacement qui dit l’importance que Kinshasa accorde à cette relation : partenaire militaire dans l’est congolais, l’Ouganda est aussi devenu le premier débouché commercial de la RDC. Mais cette alliance a ses frictions. Ce rapprochement entre Kinshasa et Kampala ne date pas d’hier. Il s’est construit progressivement depuis novembre 2019, à travers une série d’échanges au plus haut niveau. En mai 2025, Vital Kamerhe, alors président de l’Assemblée nationale congolaise, s’était rendu à Entebbe porteur d’un message qualifié de spécial du président Félix Tshisekedi pour son homologue, Yoweri Museveni. Un mois plus tard, les deux armées signaient à Kinshasa un mémorandum pour poursuivre l’opération conjointe Shujaa contre les ADF, les combattants d’origine ougandaise affiliés à l’État islamique, actifs dans l’Est de la RD Congo. Aujourd’hui, les deux pays veulent aller plus loin. La RDC est désormais la principale destination des exportations ougandaises, avec une hausse de 29% au cours des deux dernières années et plus de 962 millions de dollars perçus en 2024-2025. L’ambition affichée est de dépasser la barre symbolique du milliard. Trois axes routiers sont en construction pour faciliter ces échanges, dont la route Mpondwe-Kasindi-Beni, financée conjointement par les deux pays. Six mémorandums d’entente seront signés aujourd’hui dans des secteurs aussi variés que le commerce, le transport, les télécommunications et l’administration, rapporte RFI.RADIO FRANCE INTERNATIONALE, RFI, titre également : “Six nouveaux accords signés entre la RD Congo et Ouganda lors de la visite de Félix Tshisekedi à Kampala”. Félix Tshisekedi était en Ouganda pour deux rendez-vous : la conclusion de la neuvième session de la commission permanente mixte entre les deux pays, et ce mardi, l’investiture du président Yoweri Museveni. Une heure de tête-à-tête entre les deux présidents, 17 ministres congolais mobilisés, six mémorandums signés hier au State House de Kampala. Le déplacement de Tshisekedi en Ouganda n’a rien d’une visite de courtoisie. La relation entre Kinshasa et Kampala repose sur deux piliers. La sécurité d’abord : les deux armées mènent conjointement l’opération Shujaa contre les ADF, combattants d’origine ougandaise affiliés à l’État islamique, actifs dans l’est de la RD Congo. Lundi, 11 mai 2026, les deux Chefs d’État ont évalué cette opération, dit leur satisfaction et décidé de la poursuivre. Le commerce ensuite : la RD Congo est désormais la première destination des exportations ougandaises, avec près de 962 millions de dollars échangés en 2024-2025, en hausse de 29 % en deux ans. Yoweri Museveni a révélé qu’un autre dossier a été discuté lors de leur tête-à-tête : le pétrole. Le champ Albert se trouve à cheval sur la frontière entre les deux pays. Félix Tshisekedi a proposé que la RD Congo participe aux infrastructures pétrolières ougandaises déjà en développement, oléoduc et raffinerie. « Il a proposé, et j’ai accepté », a dit Yoweri Museveni. Malgré des moments de tensions et de suspicions, l’Ouganda reste pourtant le seul des neuf voisins de la RD Congo avec lequel Kinshasa est allé aussi loin en coopération depuis l’arrivée de Félix Tshisekedi au pouvoir. La présence du Président congolais à l’investiture de Yoweri Museveni, ce 12 mai 2026, dit l’état de cette relation : assez stratégique pour qu’aucun des deux pays ne puisse se permettre de la laisser se détériorer, relève RFI. LE JOURNAL FRANÇAIS LE FIGARO titre : “En RD Congo le groupe armé M23 se retire de plusieurs localités de l’Est”. Lundi 11 mai 2026 dans la matinée, les combattants du groupe armé antigouvernemental ont quitté plusieurs localités situées au nord d’Uvira, le long de la route nationale 5 qui longe la frontière burundaise. Le groupe armé antigouvernemental M23, soutenu par le Rwanda, s’est retiré de plusieurs localités de l’est de la RD Congo, les États-Unis ayant exhorté les belligérants à la désescalade, a appris l’AFP lundi de sources locales et militaires. L’est de la RDC est en proie à des violences depuis plus de 30 ans. Le M23 s’y est emparé de vastes pans de territoires dans les provinces du Nord-Kivu (est) et de l’Ituri (nord-est) depuis 2021. Le groupe armé avait lancé une offensive sur la cité d’Uvira en décembre, foulant aux pieds un accord de paix entre la RDC et le Rwanda signé peu de temps auparavant sous médiation américaine et suscitant l’ire de Washington. Le M23 avait retiré ses troupes d’Uvira en janvier, en réponse, selon lui, à une demande américaine. Lundi matin, les combattants du M23 ont quitté plusieurs localités situées au nord d’Uvira, le long de la route nationale 5 qui longe la frontière burundaise, a-t-on appris auprès de sources locales et militaires. La plus importante de ces localités est Sange, carrefour routier se trouvant à une trentaine de kilomètres au nord d’Uvira. «Le M23 s’est retiré de Sange», a déclaré à l’AFP Paul Fikiri Mudeda, responsable administratif de la localité. «Ils ont quitté Kabunambo, Sange, Mutarule et Bwegera», a affirmé le lieutenant Reagan Mbuyi, porte-parole de l’armée congolaise dans la région. «Nous nous sommes retirés de Sange et ses environs. Nous retournons à nos positions d’avant la prise d’Uvira», a confirmé une source sécuritaire au sein du M23. La ville de Kamanyola, située à environ 70 km au nord d’Uvira, à la frontière du Rwanda et du Burundi, n’est «pas concernée par ce retrait», a précisé cette source. Vendredi le 08 mai 2026, le Département d’État américain avait appelé les belligérants au respect du cessez-le-feu et à la désescalade, dans un message diffusé sur X. Après le retrait du M23, des miliciens pro-Kinshasa surnommés «wazalendo» ont fait «leur entrée à Sange» ce lundi 11 mai 2026, selon des sources locales. «C’est une liesse populaire qui s’observe», a relaté à l’AFP un habitant. «Jeunes, femmes, enfants, même les élèves manifestent leur joie en ce moment». Kinshasa et le M23 se sont engagés en avril 2026 à faciliter l’aide humanitaire et à libérer des prisonniers, à l’issue de pourparlers en Suisse. Les combats se sont néanmoins poursuivis dans l’Est congolais, relève LE FIGARO. LA TRIBUNE titre : “.Après le Mali et la RDC, la Chine poursuit au Ghana son expansion sur le lithium africain”. En mettant la main sur Atlantic Lithium, Zhejiang Huayou Cobalt ne rachète pas seulement une future mine de lithium au Ghana. La transaction confirme le basculement croissant des grands projets africains de lithium vers des groupes chinois capables de financer, de construire et d’absorber leur production. L’australien Atlantic Lithium a annoncé, le 7 mai dernier, la signature d’un accord contraignant en vue du rachat de la totalité de ses actions par Zhejiang Huayou Cobalt. Dans le cadre d’une transaction valorisant Atlantic à environ 210 millions USD (environ 178,8 millions d’euros) , le groupe chinois prend le contrôle d’un projet appelé à devenir la première mine de lithium du Ghana. Cette opération étend surtout un peu plus l’emprise chinoise sur le lithium africain, après des prises de contrôle déjà menées sur des projets au Zimbabwe, au Mali et en RD Congo. Le Conseil d’Administration d’Atlantic recommande unanimement l’opération, tout comme Assore International, le premier actionnaire de la société australienne avec 26,4% du capital, qui a confirmé son intention de voter en faveur du plan sous réserve de l’absence d’offre supérieure. Selon une étude de faisabilité de 2023, la mine peut livrer 3,6 millions de tonnes de concentré de spodumène de lithium sur 12 ans. Un vote des actionnaires est attendu en novembre 2026 pour entériner l’opération, par ailleurs soumise à l’approbation des autorités compétentes, dont le gouvernement ghanéen, révèle LA TRIBUNE. LA TRIBUNE titre également : “Africa Forward : comment Paris fait du Kenya sa nouvelle porte d’entrée stratégique vers l’Afrique”. En marge du sommet Africa Forward organisé à Nairobi, la France et le Kenya ont officialisé une série d’accords bilatéraux. Derrière ces annonces sectorielles se dessine une recomposition plus profonde : Paris cherche désormais à ancrer sa stratégie africaine dans les économies anglophones d’Afrique de l’Est, avec Nairobi comme plateforme régionale. En marge du sommet Africa Forward, coorganisé par la France et le Kenya, le président kényan William Ruto et son homologue français Emmanuel Macron ont officialisé à Nairobi une série de 11 accords portant sur les infrastructures, la logistique, l’énergie et le commerce. Estimés à plus de 1 milliard d’euros par le président Emmanuel Macron, ces accords constituent selon le ministère kenyan des affaires étrangères des « accords d’investissement majeurs couvrant les infrastructures, le commerce et l’énergie propre ». Dans le détail, le programme de modernisation du Nairobi Commuter Rail mobilise 83 millions d’euros afin de réhabiliter et moderniser les infrastructures ferroviaires urbaines de la capitale kényane. Ce projet devrait contribuer à réduire les coûts liés à la congestion dans la capitale, où les embouteillages entraînent jusqu’à 600 000 dollars de pertes de productivité par jour, selon l’ONU. Un deuxième accord, beaucoup plus ambitieux, prévoit environ 104 milliards de shillings (KES) soit 684 millions d’euros pour développer des infrastructures portuaires et logistiques capables de renforcer la circulation des marchandises et de soutenir l’emploi. L’objectif sera également de permettre au Kenya de consolider son statut de plateforme régionale de commerce et de transit, écrit LA TRIBUNE. AFRICA INTELLIGENCE titre : “RD Congo : La bataille sans victoire d’ERG pour reconquérir ses permis”. Le mastodonte kazakh tente de reprendre le contrôle de ses permis, envahis par des creuseurs à la solde de puissants réseaux d’exploitation illégale. Ces derniers entremêlent les intérêts d’hommes d’affaires chinois et de hauts responsables militaires et politiques La société minière kazakh Eurasian Resources Group (ERG) cherche l’appui d’une frange de l’administration du Président Félix Tshisekedi, mais bute sur l’inaction de la justice et d’une partie du haut commandement militaire. Longtemps désemparée face à la sophistication des réseaux d’exploitation illégale de ses mines de cuivre et de cobalt dans le Lualaba et le Haut-Katanga, la multinationale s’active dans l’espoir de reprendre le contrôle opérationnel des permis octroyés à ses filiales locales Comide, Swanmines et Boss Mining. L’objectif étant de fragiliser – à défaut de pouvoir tout à fait les démanteler – les « cartels » orchestrant une exploitation illégale à une échelle semi-industrielle. Ce qui, depuis près de quatre ans, cause des pertes annuelles estimées par ERG à près de 2 milliards de dollars, et un manque à gagner considérable pour l’État. Ces dernières semaines, la division Afrique du groupe, ERG Africa, dirigée par Davron Vakhabov, tente non sans mal de renforcer la coopération avec les services de sécurité et de renseignement congolais. Depuis Lubumbashi, la société a tenu à informer le Conseiller Spécial en matière de sécurité du Chef de l’État, Désiré-Cashmir Eberande Kolongele, de la gravité de la situation qui perdure, dans une lettre datée du 16 avril 2026 également adressée au Conseil National de Cyberdéfense (CNC), à l’Agence Nationale de Renseignement (ANR), à la Direction Générale des Migrations (DGM) et à l’Auditorat Général des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). Le groupe et son mandataire s’appuient en priorité sur l’Inspection Générale des Mines (IGM), dirigée par Raphaël Kabengele, un proche du Chef de l’État. En fonction depuis janvier 2026, celui-ci plaide pour que la tutelle de cet organe chargé de lutter contre la fraude minière et de sanctionner les coupables soit transférée du Ministère des mines à la Présidence. Dans l’espoir de voir renforcée sa capacité d’action sur le dossier ERG, sensible et à haut risque tant il implique des personnalités politiques et des hauts gradés des FARDC liés à des hommes d’affaires, notamment chinois, révèle AFRICA INTELLIGENCE. LE MONDE titre : “En Australie, le géant du minerai Fortescue condamné à verser une indemnisation de 108 millions de dollars à un peuple indigène”..Quatre grandes mines à ciel ouvert, une voie ferrée, un remblai de résidus miniers, des décharges et un stock de matériaux avaient été disséminés sur les terres du peuple Yindjibarndi dans la région de Pilbara, dans l’ouest du pays. Le géant australien du minerai de fer Fortescue a été condamné, mardi 12 mai 2026, à verser une importante indemnisation de 108 millions de dollars environ pour le préjudice culturel subi par un groupe indigène dont les terres ancestrales ont été détruites par l’activité minière. Il s’agirait de la plus importante indemnisation jamais ordonnée en Australie en vertu des lois reconnaissant les droits fonciers des peuples autochtones..Quatre grandes mines à ciel ouvert, une voie ferrée, un remblai de résidus miniers, des décharges et un stock de matériaux ont été disséminés sur les terres du peuple Yindjibarndi dans la région de Pilbara, a décrit le juge fédéral Stephen Burley. En raison du danger, une zone de 135 kilomètres carrés a également été clôturée pour empêcher tout accès au hub minier de Fortescue, baptisé « Solomon ». Quelque 124 sites classés du patrimoine autochtone ont été « complètement détruits » par les activités minières de l’entreprise australienne et d’autres ont été excavés, recouverts par des routes ou noyés par le barrage de résidus, a affirmé le juge dans un résumé écrit de ses conclusions, révèle LE MONDE.BLOOMBERG titre : “Le groupe minier chinois Zhaojin Mining s’intéresse aux actifs aurifères à l’étranger alors que les fusions-acquisitions s’intensifient”. Le groupe minier chinois Zhaojin Mining Industry Co. cherche à acquérir davantage de mines d’or en Afrique et dans d’autres régions, a déclaré son directeur des investissements, Xu Jianzhuo, lors d’un entretien. Ce groupe minier basé dans le Shandong cible des actifs dans des pays d’Afrique de l’Ouest bénéficiant de régimes politiques stables, comme la Côte d’Ivoire, le Ghana et la Guinée, et dont les sociétés minières européennes et américaines se retirent, a précisé M. Xu. L’entreprise étudie également des projets en Asie centrale et en Asie-Pacifique, a-t-il ajouté. Ces dernières années, les sociétés minières aurifères du monde entier ont intensifié leurs acquisitions, portées par la flambée des cours du précieux métal. Les entreprises chinoises se sont jointes à cette course aux fusions-acquisitions : Zijin Mining Group Co., principal concurrent chinois de Zhaojin, a racheté Allied Gold Corp en début d’année afin d’étendre son contrôle sur des mines au Mali, en Côte d’Ivoire et en Éthiopie. La fragmentation du secteur a favorisé la consolidation, une tendance que Xu prévoit de voir se poursuivre dans un avenir proche. Certaines sociétés minières cèdent leurs actifs non stratégiques après avoir finalisé des opérations de fusion-acquisition, lesquels pourraient être rachetés par des entreprises chinoises, a-t-il indiqué, rapporte BLOOMBERG. BLOOMBERG qui titre également: “Scandale du « canapé-gonflé de dollars » : le Président sud-africain impliqué dans une opération secrète transfrontalière de 580 000 $ – Quelles en sont les implications ? Le Président sud-africain, Cyril Ramaphosa, est impliqué dans une opération transfrontalière présumée visant à récupérer 580 000 dollars en espèces volés dans un canapé de sa réserve animalière et à dissimuler le vol, selon un rapport déclassifié de l’organisme de surveillance de la police du pays. L’enquête sur le cambriolage survenu dans la propriété du président Ramaphosa en 2020 a révélé qu’il avait « donné instruction » à son chef de la sécurité de se rendre en Namibie voisine peu après l’arrestation de l’un des suspects sur place. Le rapport indique également que le général de division Wally Rhoode et un autre officier ont détourné des ressources de l’État et contourné les procédures policières officielles pour « enquêter sur les affaires privées du président ». Ils sont également accusés d’enlèvement, d’interrogatoire et de corruption de suspects afin d’obtenir leur silence, selon le Times. L’Inspection générale de la police a finalisé ses conclusions en octobre 2023, mais le rapport n’a été rendu public que récemment, suite à l’instauration de la loi sur la liberté d’information. Sa publication a ravivé le scandale dit « Farmgate », qui avait déjà menacé la présidence de Ramaphosa sur fond d’allégations de fraude fiscale, de blanchiment d’argent et d’infractions à la réglementation des changes.L’affaire a éclaté lorsque l’agence de sécurité d’État a porté plainte contre Ramaphosa en juin 2022, alors que ce dernier se présentait comme un fervent défenseur de la lutte contre la corruption. L’ancien directeur de l’agence, Arthur Fraser, accusait le président d’avoir enterré quatre millions de dollars dans un canapé de sa ferme de Phala Phala, dans la province du Limpopo, et d’avoir utilisé ses gardes du corps personnels pour traquer les voleurs et acheter leur silence. Cyril Ramaphosa et des représentants de l’administration ont contesté le montant de 4 millions de dollars, mais des interrogations persistent quant à la présence d’une telle somme d’argent dissimulée dans un meuble. Le Président a déclaré que cet argent provenait de la vente de buffles de grande valeur, sans toutefois préciser pourquoi il était caché dans un canapé, révèle BLOOMBERG. LA TRIBUNE titre : “Gaz naturel et minerais : le Mozambique veut transformer ses ressources en moteur industriel”. Riche en gaz et minerais, le Mozambique cherche depuis plusieurs années à mieux convertir ses ressources naturelles en croissance industrielle et en emplois locaux. Le Mozambique veut rompre avec un modèle économique centré sur l’exportation des matières premières. Lors de la 12e édition de la Mozambique Mining and Energy Conference and Exhibition (MMEC), organisée les 6 et 7 mai à Maputo, le président Daniel Chapo a annoncé un « changement de paradigme » visant à transformer les richesses naturelles du pays en leviers d’industrialisation, d’emplois et de diversification économique. « Le Mozambique ne se résignera pas à être seulement un exportateur de matières premières », a déclaré le dirigeant. Selon lui, la valeur des ressources naturelles ne doit plus être mesurée uniquement par les volumes extraits, mais par leur capacité à créer de l’activité industrielle et des bénéfices économiques durables pour la population. Cette nouvelle orientation concerne aussi bien les hydrocarbures que les minerais. Le gouvernement veut désormais que « chaque tonne extraite, chaque molécule de gaz produite et chaque mégawatt généré » se traduise par des emplois, des infrastructures, du savoir-faire local et davantage d’opportunités économiques. Pour soutenir cette stratégie, Maputo a engagé une révision des lois encadrant les secteurs minier, pétrolier et du contenu local. L’objectif affiché est d’augmenter les retombées internes des projets extractifs, notamment via la transformation locale des ressources et une participation plus importante des entreprises mozambicaines dans les chaînes de valeur. Le gaz naturel occupe une place centrale dans cette vision. Les autorités veulent faire du secteur gazier un moteur d’industrialisation et non plus seulement une source de revenus d’exportation. Le Natural Gas Master Plan prévoit ainsi le développement d’infrastructures stratégiques et de corridors énergétiques destinés à connecter les différentes régions du pays et à améliorer l’accès à l’énergie pour les ménages et les industries, révèle LA TRIBUNE. DEUTSCHE WELLE titre : “Xénophobie en Afrique du Sud : Kinshasa sous pression”. Face aux violences xénophobes en Afrique du Sud, des Congolais de la diaspora exigent de Kinshasa des mesures urgentes pour protéger les ressortissants de la RDC et aider les Congolais touchés. Alors que des étrangers sont victimes d’attaques xénophobes en Afrique du Sud depuis la fin du mois d’avril, des ressortissants de la RD Congo appellent à une réaction rapide des autorités de RD Congo. Cet appel survient après les déclarations de la Ministre congolaise des Affaires Étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner. Vendredi dernier, devant l’Assemblée Nationale, elle a indiqué que le gouvernement s’emploie à protéger les Congolais vivant en Afrique du Sud. Elle a précisé que quatre d’entre eux ont déjà été victimes d’agressions physiques et de dégâts matériels. Ces dernières semaines, les attaques ont notamment ciblé les provinces du Cap-Occidental, du Gauteng et du KwaZulu-Natal. Parmi les communautés visées figurent les Congolais, mais aussi les Nigérians et les Zimbabwéens. Les Congolais vivant en Afrique du Sud saluent l’annonce du gouvernement congolais. Mais certains estiment que ces mesures restent insuffisantes. L’un d’eux, qui a préféré garder l’anonymat, déplore un sentiment d’abandon, alors que beaucoup font face à des conditions de vie difficiles. » Nous voulons que le gouvernement réagisse sur le plan juridique. En plus, qu’il y ait une aide humanitaire pour les Congolais en Afrique du Sud qui sont démunis. Nous nous sentons souvent abandonnés”. La diaspora congolaise figure parmi les plus importantes communautés africaines en Afrique du Sud. Selon des experts, elle comptait entre 240 000 et 300 000 personnes en 2024, rapporte DEUTSCHE WELLE. HUMAN RIGHTS WATCH, HRW, fait état d’une répression croissante de la liberté d’expression en RD Congo. Les autorités de la RD Congo multiplient les actes de harcèlement et les détentions arbitraires à l’encontre des journalistes, des militants et des membres de l’opposition, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Cette répression des voix critiques intervient dans un contexte d’occupation de l’est du Congo par le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, et de tensions politiques liées à un projet de réforme constitutionnelle. Ce projet pourrait permettre au président Félix Tshisekedi de prolonger son mandat au-delà de deux mandats. M. Tshisekedi a évoqué cette révision constitutionnelle pour la dernière fois lors d’une conférence de presse télévisée à l’échelle nationale, le 6 mai 2026. « Les citoyens congolais ont le droit d’exprimer leurs opinions et leurs préoccupations sans crainte de répression, mais cela devient de plus en plus difficile », a déclaré Philippe Bolopion, directeur exécutif de Human Rights Watch. « Les autorités congolaises doivent mettre fin aux restrictions imposées aux droits à la liberté d’expression et de manifestation et garantir à toute personne au Congo la possibilité d’exprimer pacifiquement ses opinions sans subir de harcèlement, d’arrestation arbitraire ou de détention. » Entre janvier et mai 2026, Human Rights Watch a interrogé six représentants de la société civile, huit militants de l’opposition et deux journalistes en RD Congo au sujet des restrictions croissantes des droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique, Le 24 mars 2026, la police de la capitale, Kinshasa, a tiré des gaz lacrymogènes et a fait usage de violence contre des manifestants qui protestaient pacifiquement contre les modifications constitutionnelles proposées, selon des informations relayées par les médias et des représentants du parti d’opposition Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé), qui étaient présents à la manifestation, rapporte HUMAN RIGHTS WATCH. THE ECONOMIST titre : “Une milice congolaise souhaite vendre des minéraux essentiels à Donald Trump”. Cette proposition du M23, révélée en exclusivité à The Economist, masque les faiblesses des rebelles. Avant d’interviewer les dirigeants du M23, le groupe rebelle congolais qui contrôle de vastes portions du deuxième plus grand pays d’Afrique, préparez-vous à des préliminaires inhabituels. Des hommes armés de mitraillettes vous fouillent poliment, mais minutieusement. Une secrétaire examine votre carnet page par page, « au cas où il contiendrait du poison ». Appareils électroniques et montres doivent être laissés à l’extérieur de la salle de réunion, de peur qu’ils ne soient traçables ou explosifs. Au sein même de son sanctuaire, le M23 souhaite afficher une approche résolument professionnelle. Une équipe dédiée aux réseaux sociaux prend des photos. On y trouve des produits dérivés : drapeaux, bannières et calendriers de bureau. The Economist reçoit en exclusivité une présentation expliquant pourquoi les États-Unis devraient conclure un accord avec l’Europe concernant les terres rares et les métaux 3T (étain, tungstène et tantale) sous son contrôle. Corneille Nangaa, chef de la branche politique du M23, déclare : « Ces minéraux sont dans notre région… Venez, discutons-en. » L’audace de M. Nangaa témoigne de l’emprise du M23 sur la majeure partie du Sud et du Nord-Kivu, provinces de l’est de la RD Congo qui, ensemble, abritent 15 millions d’habitants et couvrent une superficie équivalente à celle de la Grèce ou du Mississippi. Les négociations diplomatiques n’ont pas permis d’enrayer l’allongement du front de sa guerre contre la RD Congo. Depuis Goma, capitale du Nord-Kivu, le M23 met en place une administration parallèle. Ces appels témoignent également d’une inquiétude croissante quant au soutien que l’Administration Trump apporte de plus en plus à l’ennemi du M23. En décembre 2025, les États-Unis ont signé un « partenariat stratégique » avec la RD Congo. En mars, ils ont imposé des sanctions à l’armée rwandaise, pays voisin qui soutient le M23 ; le 30 avril 2026, Joseph Kabila, Président du Congo de 2001 à 2019, accusé par les États-Unis de soutenir le groupe rebelle, a été visé. Des discussions ont eu lieu entre les États-Unis et la RD Congo concernant la formation militaire et le partage de renseignements. Erik Prince, un entrepreneur militaire américain engagé par la RD Congo, a aidé son armée à reprendre une ville du Sud-Kivu cette année, selon Reuters. L’issue de cette guerre reste incertaine. Une victoire militaire pour l’un des camps est improbable ; un accord politique global exigera des efforts considérables. Plus le conflit s’éternise, plus le risque est grand que les Kivus deviennent, à l’instar des zones rebelles du Yémen, du Soudan ou de la Libye, un État dans l’État, d’après THE ECONOMIST.CANADIANDIMENSION.COM titre : “Comment Louise Arbour a contribué à protéger Paul Kagame de la justice La nouvelle Gouverneure Générale du Canada a contribué à consolider l’impunité du dirigeant rwandais, l’un des pires criminels de l’histoire africaine. Si le pouvoir se mesure à la capacité d’influencer les résultats, alors Louise Arbour, la nouvelle gouverneure générale du Canada, est l’une des figures les plus marquantes de l’histoire de la justice internationale. Le sort de millions de personnes vivant en Afrique centrale a été directement affecté par une série de décisions prises par Mme Arbour il y a près de trente ans, alors qu’elle était procureure en chef d’un tribunal des Nations Unies créé pour faire la lumière sur le génocide rwandais de 1994. Entre 1996 et 1999, Arbour décidait de la manière dont la justice serait rendue, des auteurs de violences qui seraient poursuivis devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) et, par conséquent, de ceux qui bénéficieraient de l’immunité judiciaire. Deux hommes, Michael Hourigan, ancien procureur de la Couronne australien, et Jim Lyons, ancien agent du FBI et spécialiste de la lutte antiterroriste, étaient au courant du pouvoir discrétionnaire d’Arbour au sein du tribunal. Lyons devint enquêteur principal au TPIR et travailla dans le même bureau qu’Hourigan. Durant le mandat d’Arbour, Hourigan commença à recueillir des preuves sur l’événement déclencheur du génocide rwandais : une attaque de missiles le 6 avril 1994 qui abattit l’avion transportant le président hutu du Rwanda, Juvénal Habyarimana, le président burundais Cyprien Ntaryamira, de hauts responsables militaires et politiques proches du dirigeant rwandais, ainsi que trois membres d’équipage français. Les douze personnes à bord périrent.BANKABLE.AFRICA.COM titre : “Cash : 8,5 milliards $ importés en 2025 sont sortis du circuit bancaire, selon la BCC-. Le chiffre a été révélé lors d’une conférence de presse du gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), le 28 avril dernier : sur les 10 milliards de dollars américains en cash importés en 2025, 8,5 milliards seraient aussitôt sortis du circuit bancaire, soit 85 % du volume global. « Nous avons fait une étude au niveau de la Banque centrale du Congo. En 2025, nous avons importé pour 10 milliards en dollars américains de cash. (…) Les dépôts n’ont augmenté que d’environ 1,5 milliard de dollars », a déclaré André Wamesso. Et de s’interroger : « Où sont donc passés les 8,5 milliards que nous avons importés dans notre économie ? » Mais il s’agit, en réalité, d’une question rhétorique. Lors d’une interview diffusée le 18 avril sur Top Congo, le gouverneur avait déjà indiqué qu’une partie du cash importé chaque année des États-Unis alimente les circuits de blanchiment de capitaux, voire de financement du terrorisme. L’ancien conseiller économique du président Tshisekedi affirme notamment que la rébellion active dans l’Est du pays paie ses troupes en dollars alors qu’elle n’est pas en mesure d’en importer. En réponse à cette situation, lors de sa réunion du 9 avril, le Comité de politique monétaire de la BCC a décidé de réserver à la banque centrale l’exclusivité de l’importation physique des billets en monnaies étrangères et d’interdire les transactions en espèces en devises à partir du 9 avril 2027.MINES.CD titre : “Début à Madrid du congrès annuel du Cobalt Institute : la RDC veut renforcer son influence stratégique. Le congrès annuel du Cobalt Institute s’ouvre ce mardi 12 mai 2026 à Madrid, en Espagne, dans un contexte de recomposition mondiale autour des minerais critiques. Pendant deux jours, les principaux acteurs internationaux du secteur — compagnies minières, industriels, investisseurs, experts du marché et responsables politiques — échangeront sur l’avenir du cobalt, devenu l’un des métaux les plus stratégiques de la transition énergétique mondiale. L’édition de cette année est placée sous le thème : “Cobalt in Focus: Powering the Next Chapter of Critical Minerals”. Ce fil conducteur met en avant trois enjeux majeurs : le rôle central du cobalt dans la transition énergétique mondiale, la sécurisation des chaînes d’approvisionnement en minerais critiques, ainsi que les questions de gouvernance, de durabilité et de géopolitique des ressources stratégiques. RTBF.BE titre : “Didier Reynders pourrait-il bénéficier d’une transaction pénale comme ING Belgium ?” La banque ING a pu payer 1,6 million d’euros à la justice pour éteindre les poursuites dans l’affaire de blanchiment d’argent visant l’ancien ministre Didier Reynders. Dans le podcast « Les Clés », la juriste spécialiste de la procédure pénale Marie-Aude Beernaert revenait sur l’idée d’une « justice de classe », qui serait incarnée par cette transaction pénale. Selon elle, si Didier Reynders peut en théorie en bénéficier, le parquet pourrait choisir d’aller jusqu’au procès. Un virement et l’enquête s’évanouit. La banque ING Belgium a coupé court aux instructions la concernant dans le volet financier de l’affaire Reynders en acceptant la proposition du parquet d’une transaction pénale de 1,6 million d’euros, « un mécanisme qui permet au parquet d’éteindre la poursuite pénale en échange du paiement d’une somme d’argent », explique Marie-Aude Beernaert. La procédure n’a pas manqué de raviver la controverse sur ce mécanisme pénal. Sur RTBF La Première, Sophie Rohonyi (DéFI) a dénoncé le fait « qu’une banque pouvait ainsi éviter purement et simplement un procès alors qu’elle était accusée de complicité de blanchiment d’argent, et ainsi blanchir sa conscience en payant une importante somme d’argent », et a proposé de durcir les conditions d’accès à la transaction pénale. L’idée d’une justice de classe, d’un système créé par les puissants pour éviter de répondre de leurs actes, incarnée par la transaction pénale, date déjà d’il y a quinze ans, rappelle la professeure de droit Marie-Aude Beernaert. En 2011, l’élargissement de la transaction pénale, voté à la hâte, a suscité les suspicions de manipulation de la procédure législative pour que les accusés du scandale politico-financier du Kazakhgate puissent en bénéficier in extremis.Nous terminons cette Revue de Presse par LE JOURNAL DU QUÉBEC titre : “Quand la France trahit sa langue”. L’entichement de nombreux Français pour les expressions anglaises est bien connu. L’anglicisation de la France a pris une tournure plus perverse ces dernières années avec l’abandon du français au profit de l’anglais par diverses institutions. On aurait pu s’attendre à ce que le Brexit ou l’écroulement progressif des États-Unis entraînent le recul de l’anglais en France. Au contraire, ce sont maintenant des institutions au cœur de la société française qui célèbrent la langue de Shakespeare.Prenez par exemple le grand sommet franco-africain d’aujourd’hui que le gouvernement français organise conjointement avec le Kenya. Le sommet s’appelle : « Africa Forward Summit ». Pas un mot de français dans le titre, pas même une traduction française placée à côté. Il aurait pourtant été facile d’ajouter : En avant l’Afrique ou L’Afrique progresse. Mais non. Pourtant, l’Afrique compte 340 millions de francophones contre 240 millions d’anglophones. La soumission à l’anglais est encore plus patente dans la campagne du gouvernement français qui vise à attirer des investisseurs étrangers..Quel slogan a été choisi par le Gouvernement d’Emmanuel Macron pensez-vous ? Un slogan en français ? Au contraire ! « Choose France » annonce fièrement le site de l’Élysée, sur sa page web en français. Sur la même page, d’autres sites web du genre « TasteFrance », « PartnerwithFrance » ou « WelcometoFrance » sont disponibles. Le journal Le Monde trouve normal, et amusant sans doute, d’intituler une de ses sections « Le Fil Good ». Un horrible calembour franco-anglais qui révèle la profondeur de la contamination de la culture française par l’anglais. Bien des gens diront que le Québec est mal placé pour donner des leçons. Peut-être. Mais au moins, nos institutions ne célèbrent pas l’anglais sur leur fronton. Et surtout, nos élites ne s’écrasent pas devant l’anglais. Enfin, pas trop souvent encore…constate LE JOURNAL DU QUÉBEC. “La paix n’est pas un vain mot, mais un comportement” dixit Félix Houphouët-Boigny, Président de la République de Côte d’Ivoire du 07 août 1960 au 07 décembre 1993. “La paix n’est plus une promesse lointaine. La paix est une direction, et nous y allons” dixit Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République Démocratique du Congo. Makabre
REVUE DU LUNDI 11 MAI 2026
Nous commençons cette Revue de Presse par LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE qui annonce sur son compte X (ex-Twitter) que...


