Sphynx RDC
  • Actualités
  • Nation
  • International
  • Economie
  • Politique
  • Culture
📞 Appelez-nous
Newsletters
No Result
View All Result
Sphynx RDC
  • Actualités
  • Nation
  • International
  • Economie
  • Politique
  • Culture
Sphynx RDC
No Result
View All Result

RDC : l’opposition lance la Coalition Article 64 et promet de barrer la route à un troisième mandat de Félix Tshisekedi

19 mai 2026
dans Politique
Gladiator NGKPar Gladiator NGK
RDC : l’opposition lance la Coalition Article 64 et promet de barrer la route à un troisième mandat de Félix Tshisekedi

Il est exactement 10h45 ce lundi au Collège Boboto, dans la commune de la Gombe. Devant les portes encore closes de l’amphithéâtre où doit être lancée la Coalition Article 64, militants, cadres politiques, activistes de la société civile et simples curieux s’agglutinent déjà sous une tension perceptible. Les conversations sont brèves, les regards lourds, les téléphones braqués sur l’entrée principale. Dans la foule, un même slogan revient avec insistance, presque comme une supplique adressée aux leaders de l’opposition : « Ne nous trahissez pas ! »

L’ambiance rappelle les grandes heures des mobilisations politiques congolaises. À l’intérieur comme à l’extérieur du site, chacun semble mesurer la portée du moment. Car derrière cette nouvelle plateforme baptisée « Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel » — C64 — se joue bien plus qu’une simple conférence politique : c’est l’ouverture assumée d’un front contre toute tentative de révision constitutionnelle susceptible de permettre un maintien au pouvoir du président Félix Tshisekedi au-delà de 2028.

Lire aussi

Référendum en RDC : la CENCO s’y oppose et met en garde contre une violation de la Constitution

CHRONIQUE DE CLBB: Quand le football unit, pourquoi la politique divise-t-elle ?

Consultations sur la révision constitutionnelle : l’A.A.e.C de Didier Mundela soumet ses propositions à l’Union Sacrée

Lorsque les leaders finissent par faire leur entrée, les applaudissements couvrent à peine la colère qui traverse la salle. Autour de figures de l’opposition comme Martin Fayulu, Delly Sesanga ou encore Jean-Marc Kabund, et les représentants des partis de Moïse Katumbi, Matata Ponyo, plusieurs organisations de la société civile et personnalités indépendantes prennent place pour une déclaration qui se veut solennelle et offensive.

Le ton est immédiatement donné. « Nous affirmons solennellement qu’il n’y aura pas de troisième mandat pour M. Félix Tshisekedi, ni glissement, ni changement de Constitution », martèlent les signataires sous les clameurs du public.

Dans une déclaration au vitriol, les initiateurs de la coalition accusent ouvertement le pouvoir de préparer ce qu’ils qualifient de « coup d’État constitutionnel ». En ligne de mire : toute modification de la Constitution du 18 février 2006, notamment des dispositions verrouillées par l’article 220 qui limitent le nombre et la durée des mandats présidentiels.

Pour les opposants, le danger est imminent. Ils dénoncent une stratégie progressive visant à contourner la Loi fondamentale à travers une proposition de loi référendaire actuellement examinée à l’Assemblée nationale. Une initiative qu’ils considèrent comme une « ruse politique » destinée à ouvrir discrètement la voie à un troisième mandat.

Dans la salle, les mots deviennent de plus en plus lourds. Les leaders de la C64 invoquent directement l’article 64 de la Constitution, celui qui impose à tout Congolais de faire échec à toute prise ou exercice du pouvoir contraire à la Constitution. Un symbole fort, chargé d’histoire et de tension politique en RDC.

« À compter de ce jour, 19 mai 2026, il reste 852 jours avant la convocation constitutionnelle de l’élection présidentielle de 2028. Le compte à rebours démocratique est enclenché », déclare l’opposition sous les applaudissements nourris. Puis vient cette phrase qui glace une partie de l’assistance par sa radicalité : « À l’échéance de son mandat, avec ou sans élections, Félix Tshisekedi devra quitter le pouvoir de gré ou de force. »

Au-delà du débat constitutionnel, la coalition dresse un tableau extrêmement sombre de la situation nationale. Les signataires évoquent « l’effondrement de l’État », la guerre persistante dans l’Est du pays, l’occupation de certaines portions du territoire par des forces étrangères, les massacres de civils, les millions de déplacés ainsi que la détérioration continue des conditions sociales.

Le régime est accusé d’entretenir « un état de crise permanente » pendant que la population s’enfonce dans la précarité. La coalition dénonce également ce qu’elle présente comme une dérive autoritaire du pouvoir, citant les arrestations arbitraires, les restrictions des libertés fondamentales, l’affaiblissement des institutions et l’existence présumée d’une « milice privée » appelée Forces du progrès ainsi qu’une « police politique » incarnée, selon elle, par le Conseil national de cyberdéfense.

Les intervenants insistent aussi sur un argument juridique majeur : selon eux, aucune révision constitutionnelle ne peut être engagée alors que l’état de siège reste en vigueur depuis plusieurs années en Ituri et au Nord-Kivu, conformément à l’article 219 de la Constitution.

À plusieurs reprises, la foule interrompt les discours par des cris de colère et des chants hostiles à un éventuel troisième mandat. Mais un autre message traverse constamment les rangs : « Ne nous trahissez pas ! » Comme si une partie de la population, marquée par les fractures et revirements politiques du passé, voulait arracher une garantie morale à cette opposition désormais réunie autour d’un même combat.

En créant la Coalition Article 64, les opposants disent vouloir fédérer « toutes les forces démocratiques, patriotiques et résistantes » du pays afin de faire barrage à toute tentative de maintien au pouvoir du président Tshisekedi. Ils préviennent déjà que l’inscription de la proposition de loi référendaire en plénière sera considérée comme une « déclaration de guerre politique ».

Dans les couloirs du Collège Boboto, après les discours, personne ne parle d’une simple plateforme de plus. Beaucoup y voient le début d’une nouvelle phase de confrontation politique à l’approche de 2028. Une bataille qui, désormais, se joue ouvertement autour de la Constitution, du pouvoir et de l’avenir démocratique de la RDC.

NGK

Partager sur FacebookPartager sur XPartager sur LinkedInPartager sur WhatsApp

Également sur Sphynx RDC

Référendum en RDC : la CENCO s’y oppose et met en garde contre une violation de la Constitution

Référendum en RDC : la CENCO s’y oppose et met en garde contre une violation de la Constitution

20 juin 2026

La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) affiche une opposition claire à la loi sur l’organisation du référendum, qu’elle considère...

CHRONIQUE DE CLBB/ CONSTITUTION CONGOLAISE : QUAND LE DÉBAT DEVIENT INTERDIT, LA DÉMOCRATIE COMMENCE À TOUSSER

CHRONIQUE DE CLBB: Quand le football unit, pourquoi la politique divise-t-elle ?

19 juin 2026

Les Léopards viennent d’écrire une page d’histoire à Houston.Face à l’une des grandes nations du football mondial, le Portugal, les...

Consultations sur la révision constitutionnelle : l’A.A.e.C de Didier Mundela soumet ses propositions à l’Union Sacrée

Consultations sur la révision constitutionnelle : l’A.A.e.C de Didier Mundela soumet ses propositions à l’Union Sacrée

16 juin 2026

Les consultations politiques engagées autour de la future Constitution de la République démocratique du Congo continuent de mobiliser les forces...

Constitution et identité culturelle : un universitaire plaide pour la valorisation des langues nationales en RDC

Constitution et identité culturelle : un universitaire plaide pour la valorisation des langues nationales en RDC

16 juin 2026

La promotion des langues nationales comme levier d’appropriation des textes fondamentaux de la République démocratique du Congo a été au...

CHRONIQUE DE CLBB/ CONSTITUTION CONGOLAISE : QUAND LE DÉBAT DEVIENT INTERDIT, LA DÉMOCRATIE COMMENCE À TOUSSER

Chronique de CLBB: Faut-il changer la classe politique congolaise ?

15 juin 2026

La question revient avec une insistance de plus en plus forte dans le débat national : faut-il changer la classe...

Logo Sphynxrdc.com
  • À-propos de SphynxRDC
  • Mentions légales
  • Politique des cookies
  • S’abonner à la Newsletters
  • Contactez-nous

© Sphynx RDC - Tous les droits réservés.

No Result
View All Result
  • Actualités
    • Revue de presse
  • Nation
    • Provinces
    • Politique
    • Société
  • International
    • Afrique
    • Monde
  • Économie et Développement
    • Economie
    • Énergie
    • Éducation
  • Culture et Loisirs
    • Culture
    • Histoire
    • Musique
    • Détente
  • Sport