Le gouvernement congolais franchit un cap dans sa stratégie de lutte contre l’insécurité avec la mise à disposition de numéros verts d’urgence destinés à la population. L’annonce a été faite mercredi 22 avril à Kinshasa, lors d’une cérémonie officielle marquant la remise de ces lignes directes à la Police nationale congolaise.
Au cœur de cette avancée, le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, qui a réceptionné ce dispositif des mains du ministre des Postes, Télécommunications et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, José Panda. L’objectif est clair : offrir aux citoyens un canal rapide, accessible et gratuit pour signaler toute situation d’insécurité, en temps réel.
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Cette initiative s’inscrit dans un contexte particulièrement préoccupant, marqué par une recrudescence du banditisme urbain dans plusieurs grandes agglomérations du pays. Face à cette montée des actes criminels, les autorités entendent renforcer la réactivité des forces de l’ordre et réduire le temps d’intervention grâce à une meilleure circulation de l’information.
Au-delà de la mise en service des numéros verts, le gouvernement prévoit déjà la prochaine étape : l’activation d’un centre d’appel d’urgence dédié à la police. Ce dispositif, actuellement en préparation, devrait permettre de centraliser les alertes, d’améliorer leur traitement et de coordonner plus efficacement les interventions sur le terrain.
En misant sur la technologie et la communication directe avec la population, les autorités espèrent instaurer une nouvelle dynamique sécuritaire, fondée sur la collaboration entre citoyens et forces de défense. Un virage stratégique qui pourrait, à terme, redéfinir la gestion des urgences en République démocratique du Congo.
NGK





