Les États-Unis ont annoncé ce 2 mars 2026 une nouvelle série de sanctions visant les Forces de défense rwandaises ainsi que quatre de leurs plus hauts responsables militaires, accusés de soutenir les opérations du M23 dans l’est de la République démocratique du Congo. La décision a été rendue publique dans un communiqué du département du Trésor américain, qui inscrit l’armée rwandaise sur sa liste des ressortissants spécialement désignés, entraînant notamment le gel des avoirs éventuels aux États-Unis et l’interdiction de toute transaction avec des citoyens ou entités américaines.
Parmi les officiers sanctionnés figure Vincent Nyakarundi, chef d’état-major de l’armée des RDF et haut commandant des forces terrestres, présenté comme un acteur central des opérations militaires menées en appui au M23. Le général de division Ruki Karusisi, commandant de la 5e Division d’infanterie et ancien patron des forces d’opérations spéciales, est également visé pour avoir supervisé des actions militaires en soutien au mouvement rebelle actif dans l’est congolais.
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Mubarakh Muganga, actuel chef d’état-major général des RDF, est cité pour son rôle clé dans la planification et le commandement des forces rwandaises engagées dans l’est de la RDC, notamment avant sa nomination à la tête de l’état-major général en juin 2023. Stanislas Gashugi, nommé le 15 mars 2025 commandant des forces d’opérations spéciales en remplacement de Karusisi, complète la liste des responsables frappés par ces mesures restrictives.
Dans sa déclaration, le secrétaire au Trésor Scott Bessent exige « le retrait immédiat des troupes, des armes et des équipements des Forces de défense rwandaises », dénonçant la poursuite des exactions dans l’est congolais. Cette décision marque un nouveau palier dans la pression diplomatique exercée par Washington contre Rwanda, sur fond de tensions régionales persistantes et d’accusations répétées de Kinshasa contre Kigali concernant son implication militaire en territoire congolais.
NGK





