Nous commençons cette Revue de Presse par LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE qui annonce sur son compte X ( ex-Twitter), que le Chef de la Délégation de l’Union Européenne en RD Congo, M. Nicolas Berlanga Martinez, est arrivé au terme de sa mission après deux années au pays. Il a fait ses adieux au Président de la République à l’issue d’une audience à la Cité de l’Union africaine. S’exprimant sur la situation sécuritaire à l’Est du pays, il a déclaré : «Je pense que la communauté internationale est derrière vous, le Rwanda a de moins en moins d’excuses pour justifier ses actions sur terrain. Maintenant qu’il y a les accords de Washington, il est important que son garant s’impose pour les faire respecter ».
LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE qui annonce, également, que le Président de la République a réuni, ce jeudi 11 décembre 2025, un Conseil des Ministres restreint au cours duquel a été examinée l’aggravation de la situation sécuritaire à l’Est du pays. Le Président de la République condamne fermement l’offensive militaire rwandaise sur le territoire congolais en violation flagrante des engagements souscrits par le Rwanda dans le cadre de l’accord de paix signé à Washington, le 04 décembre 2025. Toutes les Institutions sont invitées au sens de responsabilité et à la vigilance. Les Forces Armées maintiennent le niveau d’alerte requis par cette agression et continueront de défendre l’intégrité territoriale du pays. Une réunion interinstitutionnelle et un Conseil Supérieur de la Défense élargi seront convoqués.
SÉNAT : Sur son compte X (ex-Twitter), la Chambre Haute du Parlement annonce que la Commission ECOFIN a reçu, ce 10 décembre 2025 à son siège de Golden Tulip, le Ministre des Infrastructures, John Banza. Il a été notamment question de la mise en œuvre du Budget-programme, de l’évaluation et du suivi des Projets et Travaux d’infrastructures en cours ainsi que de la situation de la voirie dans les grandes villes, dont Kinshasa.
ASSEMBLÉE NATIONALE : La Chambre Basse du Parlement qui annonce sur son compte X (ex-Twitter) que, sous la conduite du Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Aimé Boji Sangara, la plénière du mercredi 10 décembre 2025 a été consacrée à l’examen et à l’adoption du Rapport de la Commission Ecofin relatif au projet de Loi de finances pour l’exercice 2026, après son adoption par les élus nationaux.
VICE-PRIMATURE, MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR, SÉCURITÉ, DÉCENTRALISATION ET AFFAIRES COUTUMIÈRES : Sur son compte X (ex-Twitter), le Ministère annonce la présentation, par le Vice-Premier Ministre, Jacquemain Shabani, des acquis de la réforme en matière de gouvernance sécuritaire telle que proposée au terme du Forum y relatif. Après dix mois de mise en œuvre du décret 022/44 et des arrêtés d’application, régissant le fonctionnement des comités provinciaux et locaux de sécurité dans dix Provinces, il était nécessaire de dresser le bilan de cette gouvernance sécuritaire et d’en analyser les implications sur les opportunités économiques. Cette rencontre de haut niveau a réuni les partenaires techniques et financiers, des représentants des institutions publiques ainsi que des acteurs de la société civile engagés dans la gouvernance sécuritaire. À cette occasion, Shabani Luko Bihango a rappelé le cadre juridique de la réforme, présenté les résultats déjà obtenus et esquissé les perspectives à venir. Trois panels ont permis aux participants de partager leurs expériences, de découvrir des approches pratiques en matière de gouvernance sécuritaire et d’éclairer les modalités de pérennisation de la collaboration. Les discussions ont également mis en lumière l’impact de cette réforme sur le climat des affaires. Les échanges, ponctués par un jeu de questions-réponses, ont donné l’opportunité aux panélistes de répondre aux préoccupations des participants. Au terme des travaux, les participants ont exprimé leur volonté de contribuer activement au renforcement de la gouvernance sécuritaire, dans l’objectif de consolider l’autorité de l’État et de garantir la protection des personnes et de leurs biens.
VICE-PRIMATURE, MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE NATIONALE : Sur son compte X (ex-Twitter), le Ministère de l’Économie Nationale nous rappelle son engagement à renforcer la protection des consommateurs partout en RD Congo. Dans les prochains mois, un assistant virtuel sera mis à disposition du public pour aider chacun à mieux comprendre ses droits, poser des questions, et signaler plus facilement les incohérences de prix ou les problèmes rencontrés dans les secteurs régulés : banques, télécommunications, assurances, transport, électricité, produits alimentaires et pharmaceutiques. En attendant son lancement, nous intensifions dès maintenant la sensibilisation pour que chaque citoyen sache reconnaître un prix anormal, comprendre les frais qui lui sont facturés et connaître les démarches à suivre lorsqu’une information n’est pas claire. L’objectif est simple : plus de transparence, plus d’information et des prix justes pour tous.
MINISTÈRE DE LA COMMUNICATION ET DES MÉDIAS : Face à la persistance de l’agression rwandaise et de la mise en péril subséquente de l’Accord de Paix parrainé par le Président Donald J. Trump, le Ministère a publié un Communiqué en date du 10 décembre 2025 dans les termes suivants : Le Gouvernement de la RD Congo informe l’opinion nationale et internationale de la détérioration de la situation sécuritaire à Uvira consécutive à l’offensive généralisée lancée depuis plusieurs jours par les Forces de Défense du Rwanda (RDF) dans l’axe Kamanyola-Uvira. Dans cette aventure criminelle, des armes tactiques notamment des drones kamikazes ont été utilisés causant des pertes en vies humaines parmi les civils et des dégâts matériels considérables. Ces attaques constituent une violation flagrante du cessez-le-feu, des engagements pris dans le cadre des récents accords de paix, ainsi que des principes fondamentaux du droit international humanitaire. Le Gouvernement déplore la dégradation rapide de la situation humanitaire : plus d’une centaine de cas de décès, plus de 200 000 nouveaux cas de déplacés et des milliers d’autres compatriotes contraints à la fuite, des infrastructures civiles endommagées, des blessés sans accès aux soins et des populations prises au piège des attaques; Le Gouvernement exprime sa solidarité et sa compassion aux populations victimes notamment celles d’Uvira. La gravité de la situation est accrue par le risque désormais avéré d’embrasement régional. En effet, à partir du 4 décembre 2025, des tirs d’artillerie en provenance des positions RDF-M23 ont franchi la frontière et touché le territoire burundais, illustrant le potentiel déstabilisant de cette agression pour l’ensemble de la région des Grands Lacs. Le Gouvernement prend note de la déclaration claire du Groupe de Contact International (GCI) qui a identifié sans ambiguïté la responsabilité du Rwanda et de ses supplétifs du M23 dans l’escalade en cours. Face au mépris flagrant affiché par le Rwanda, il est important que des mesures contraignantes, notamment des sanctions, soient prises pour s’assurer de l’application de l’Accord de Washington conclu sous les auspices du Président américain, Son Excellence Donald J. Trump. La situation à Uvira marque un tournant grave : il s’agit d’un choix délibéré du Président Kagame de tourner le dos aux Accords de Washington moins d’une semaine après leur signature, sapant ainsi de manière intentionnelle les efforts consentis par le Président Donald J. Trump pour ramener la paix. Le Gouvernement de la RD Congo appelle en conséquence les facilitateurs des Processus de Washington et de Doha ainsi que la médiation africaine à utiliser pleinement l’ensemble de leur arsenal politique et diplomatique pour restaurer la crédibilité de ces trois processus. Les facilitateurs doivent adopter des mesures urgentes, fermes et coordonnées pour faire cesser les hostilités , rétablir le respect des accords et empêcher l’effondrement total du cadre de paix patiemment construit. Dans le même esprit, le Gouvernement appelle le Conseil de Sécurité des Nations Unies à prendre des mesures rapides et résolues pour garantir l’application effective de sa résolution 2773 (2025), en particulier en ce qui concerne la protection des civils, la cessation des hostilités et la fin de tout soutien étatique aux groupes armés. Le Gouvernement demeure engagé au respect des accords mais ne renoncera jamais à son droit légitime à la sécurité, à la protection de sa population et à la défense de l’intégrité de son territoire.
LE MINISTÈRE DES RESSOURCES HYDRAULIQUES ET ÉLECTRICITÉ annonce sur son compte X (ex-Twitter) que ce jeudi 11 décembre 2025, le Ministre des Ressources Hydrauliques et Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a répondu à l’invitation de la Commission ATI-NTIC (Aménagement du Territoire, Infrastructures et Nouvelles Technologies de l’Information et Communication) de l’Assemblée Nationale. Le Ministre y a présenté la politique nationale de desserte électrique ainsi que l’état d’avancement des principaux projets du secteur, dont Inga. Face à l’intérêt manifesté par les élus, une série de questions a été adressée au Ministre, qui s’est engagé à y apporter des réponses détaillées dans un délai de 48 heures.
ECONEWS titre sur sa “Une” : “Le verrou d’Uvira ayant sauté, l’état de siège au Grand Katanga devient une option sur la table de Tshisekedi”. La chute d’Uvira aux mains des rebelles de l’AFC/M23 a fait sauter le dernier verrou protégeant le Grand Katanga, poumon minier de la RD Congo. Face à cette percée stratégique qui menace désormais les Provinces riches en cuivre et cobalt, le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, étudierait apprend-on des sources internes de la Présidence de la République, l’option extrême d’un état de siège dans le Grand Katanga pour transformer la région en forteresse. Une décision lourde de conséquence qui pourrait redéfinir les règles du conflit et l’avenir économique du pays. Uvira, ville lacustre, n’était pas seulement une ville ; elle était le dernier rempart avant l’immense étendue du Tanganyika et, par extension, l’intégralité de l’espace Grand Katanga. Cet espace est la colonne vertébrale financière de la RD Congo, son coffre-fort regorgeant de ressources vitales comme le cuivre et le cobalt, écrit Kuedias dans son éditorial. Si l’État de siège dans l’Est a parfois montré ses limites, l’urgence est ici d’une autre nature : il s’agit de défendre l’âme économique de la RD Congo. Le peuple congolais attend une réponse musclée et sans compromis. Le verrou d’Uvira a sauté, mais l’espoir ne doit pas s’éteindre. La bataille pour le Grand Katanga est sur le point de commencer, et Kinshasa doit s’y préparer avec la plus grande rigueur. L’histoire jugera la rapidité et la détermination de la riposte, conclut Kuedias.
LE POTENTIEL consacre sa “Une” à une radiographie de l’Accord de Washington en titrant : “L’accord de Washington : Portée réelle, limites et opportunités après la chute d’Uvira”. La chute d’Uvira, intervenue quelques heures seulement après l’adresse du Chef de l’État devant le Parlement, a ravivé les interrogations sur la solidité de la nouvelle architecture diplomatique scellée à Washington. Si l’accord signé avec les États-Unis marque indéniablement un tournant stratégique pour la RD Congo, il révèle également ses limites immédiates face à une guerre hybride qui défie autant les frontières que les mécanismes classiques de coopération sécuritaire. Entre portée réelle, contraintes opérationnelles et opportunités encore ouvertes, ce partenariat devient aujourd’hui un test majeur pour Kinshasa : celui de savoir transformer un cadre politique ambitieux en véritable instrument de puissance. C’est dans l’adversité que se révèlent les accords qui comptent. Et c’est dans la manière dont la RD Congo utilisera celui de Washington que se définira la prochaine étape du destin national écrit LE POTENTIEL qui évoque, néanmoins, une RD Congo désabusée…
CONGO NOUVEAU titre sur sa “Une” : “La nomination d’un militaire à la tête du Gouvernement : une nécessité pour la RDC”. Après les villes de Goma et de Bukavu, c’est la ville d’Uvira, capitale provisoire du Sud-Kivu qui est passée mercredi 10 décembre 2025 sous occupation de l’AFC- M23 et de l’armée rwandaise. La ville d’Uvira est un point stratégique important, situé à la frontière avec le Burundi et le Rwanda. Elle constitue un carrefour commercial clé et un point d’approvisionnement essentiel pour les habitants de la région. La prise d’Uvira par l’AFCM23 et l’armée rwandaise est un coup dur pour le Gouvernement congolais et pourrait avoir des conséquences importantes pour la stabilité de la région. Pour plusieurs analystes, face à cette situation, la nomination d’un militaire à la tête du Gouvernement pourrait être une solution pour renforcer la résistance et récupérer les territoires occupés. « Un militaire à la tête du Gouvernement pourrait apporter une expertise et une expérience précieuses pour faire face à la situation sécuritaire actuelle. Il pourrait également renforcer la coordination entre les forces armées et les autres institutions de l’État pour une réponse plus efficace à l’agression rwandaise », a indiqué un observateur indépendant. Pour rappel, le Général Likulia Bolongo, le nouveau premier ministre nommé Premier Ministre le 09 avril 1997 par Ordonnance présidentielle du Maréchal Mobutu , avait, dans la foulée, formé le 11 avril 1997, un Gouvernement dit de “salut national”. Il avait reconduit dans ses fonctions le Ministre des Affaires Étrangères sortant, M. Kamanda wa Kamanda – qui conduisait la délégation zaïroise aux négociations avec la rébellion – et nommé le Général Mahele Bokungu Lieko, qui occupait alors les fonctions de Chef d’État-Major de l’armée, à la Défense Nationale et le Général Ilunga Shamanga, alors Chef d’État-Major du Président Mobutu, à l’Intérieur.
RADIO FRANCE INTERNATIONALE, RFI, qui revient également sur la chute d’Uvira où le groupe AFC/M23 consolide sa position ce qui provoque la colère de Kinshasa. À Uvira, la situation a basculé en moins de 24 heures. Cette ville de l’est de la RD Congo est passée sous le contrôle de l’AFC/M23 depuis le 10 décembre 2025. L’entrée des combattants du mouvement, soutenu par le Rwanda d’après les autorités congolaises, burundaises et des experts de l’ONU, s’est faite sans affrontement. Ce jeudi, le groupe politico-militaire consolide sa présence et étend son contrôle sur plusieurs quartiers. De son côté, le président Félix Tshisekedi a présidé une réunion de crise : un conseil des ministres restreint, convoqué en urgence, en présence du Chef de l’armée. À Uvira, les combattants de l’AFC/M23 sont désormais bien visibles : des véhicules appartenant au groupe armé ont circulé dans plusieurs quartiers ce jeudi. Le mouvement poursuit l’extension de son contrôle sur Uvira où Bernard Maheshe Byamungu, Chef d’État-Major Adjoint de l’AFC/M23 est arrivé et demandé aux militaires burundais qui, selon le mouvement, seraient encore présents à Uvira, à se rendre, promettant qu’ils seront escortés vers la frontière « sans être inquiétés »
CHRONIK’ÉCO titre sur sa “Une” : “La RD Congo, pays le plus exposé au blanchiment d’argent”. La République démocratique du Congo apparaît comme le pays le plus exposé au risque de blanchiment d’argent en Afrique en 2025, selon le Basel Anti- Money Laundering Index. Malgré une amélioration générale observée en Afrique subsaharienne, la RD Congo, le Tchad et la Guinée équatoriale demeurent parmi les systèmes financiers les plus vulnérables au monde, révélant la persistance de fragilités institutionnelles et de risques élevés de corruption et d’opacité financière. La RD Congo, 3e rang mondial, occupe la première position à l’échelle africaine, dans le classement des pays les plus exposés au risque de blanchiment d’argent avec un score de 7,63 points. Elle devance le Tchad (4e rang mondial), la Guinée équatoriale (5e), le Gabon (8e), la Centrafrique (9e), la Guinée-Bissau (10e), la République du Congo (11e), Djibouti (13e) et le Niger (14e). L’Algérie, qui arrive à la 15e position mondiale, ferme le Top 10 africain. Pour rappel : Le Basel Institute on Governance est une organisation à but non lucratif qui travaille avec le secteur public et le secteur privé pour contrer la corruption et les autres formes de criminalité financière et améliorer la qualité de la gouvernance. Le Basel Institute est un institut associé à l’Université de Bâle.
L’AGENCE CONGOLAISE DE PRESSE, ACP, nous annonce que la descente des services de la police belge le 22 novembre dernier à la Galerie d’Ixelles, au quartier Matonge de Bruxelles, en Belgique, s’inscrivait dans le cadre d’une stratégie globale visant notamment à lutter contre le trafic de stupéfiants, le blanchiment d’argent et à diminuer l’emprise des réseaux mafieux, a indiqué le bourgmestre de la commune d’Ixelles, reçu mercredi par l’ambassadeur de la République démocratique du Congo au Benelux pour une «séance de clarification». «Cette descente policière s’inscrit dans le cadre d’une stratégie globale visant à lutter contre le trafic de stupéfiants, le blanchiment d’argent, et à diminuer l’emprise des réseaux mafieux voire le démantèlement des organisations criminelles», a expliqué M. Romain de Reusme. L’Ambassadeur Christian Ndongala a pour sa part déclaré avoir apprécié la démarche de l’autorité communale d’Ixelles en lien avec ce dossier, qui a eu un fort retentissement au sein de la communauté congolaise de Belgique. Le diplomate a rappelé à son hôte qu’en sa qualité de représentant de l’État congolais, il avait pour mission de porter assistance et d’accompagner les citoyens de son pays dans leur pays d’accueil, soulignant que «notre souci est que nos compatriotes soient traités dignement, en tenant compte du respect des droits de la personne humaine». Le bourgmestre d’Ixelles a félicité l’ambassade qui, grâce à sa réaction à travers une communication pertinente, avait permis de désamorcer la psychose provoquée par cette opération policière. Il a annoncé la volonté des autorités de sa municipalité de tout mettre en œuvre pour «préserver l’identité culturelle africaine de Matonge».
AFRICANEWS consacre sa “Une” au malaise social qui gangrène l’ONATRA et titre : “Des travailleuses se déshabillent pour exprimer leur désespoir et attirer l’attention sur leur sort : Le ras-le-bol des agents Onatra, impayés depuis 6 ans”. Y en a marre! Dans un acte poignant de protestation, des femmes de l’Office national des Transports -Onatra- se sont dénudées pour faire entendre leur désespoir face à plus de 30 mois de salaires impayés. C’était le jeudi 11 décembre à Kinshasa, où une manifestation tumultueuse a envahi le boulevard du 30 juin, artère principale de la ville. Les agents de l’Onatra, épuisés par des retards de paiement incessants, ont décidé de frapper fort pour attirer l’attention. Malgré un important dispositif policier, les manifestants ont réussi à faire irruption à la direction générale de l’entreprise. Sur place, pneus enflammés et protestations virulentes ont marqué les esprits, les femmes scellant leur indignation en se dévêtant, en maudissant le Directeur général, perçu comme le principal responsable de leur souffrance. «Rien ne fonctionne avec le tout-puissant DG. Plusieurs syndicalistes ont été révoqués et arrêtés. Les agents n’ont pas touché leurs salaires du mois d’août. Ces mamans se sont déshabillées pour exprimer leur détresse et réclamer leurs 39 mois d’arriérés», a témoigné un observateur sur les lieux.
AFRICANEWS qui revient, également, sur l’évaluation de l’introduction de la facture normalisée par le Ministre des Finances, Doudou Fwamba et la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) après son entrée en vigueur, le 1er décembre 2025, et dont le caractère irréversible a été confirmé par le Gouvernement malgré la requête de la FEC appelant à la suspension de l’obligation d’émission de la facture normalisée et à renvoyer sine die son entrée en vigueur. En réponse à cette sollicitation, le Ministre Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi a indiqué que la date d’effet de l’obligation de délivrance de la facture normalisée est un engagement non négociable pris dans le cadre du programme du gouvernement avec le Fonds Monétaire International-FMI.
DESKECO.COM revient sur la plénière de ce mardi 09 décembre 2025 du Sénat, au cours laquelle la Chambre haute du Parlement a adopté le projet de loi portant reddition des comptes pour l’exercice 2024. Ce document, présenté par le Sénateur Célestin Vunabandi, président de la commission économique et financière (Ecofin) du Sénat, indique que les recettes du pouvoir central pour l’année 2024 étaient prévues à 44 410 055 921 911 FC, pour une exécution de 35 514 367 066 272 FC, soit 79,97 % de réalisation. Les dépenses, elles, ont été exécutées à hauteur de 35 872 482 971 094,60 FC, représentant 80,78 % des prévisions. Au terme de l’exercice, le pouvoir central enregistre un solde déficitaire de 358 115 904 822,60 FC, selon le document. Aussi, le rapport élaboré par la Cour des comptes évoque des sur-consommations budgétaires dans certaines rubriques et au sein de plusieurs ministères, notamment pour les équipements et mobiliers à hauteur de 456,48 %, les équipements de construction et transport pour 431,09 % ainsi que les équipements militaires pour 34,26 %. Par ailleurs, le document rapporte que 3 ministères se sont illustrés par une surconsommation énorme. Ce sont les Affaires étrangères à hauteur de 822,56 %, le Sport et Loisirs avec 289,96 %, ainsi que les Droits humains avec 222,35 %.
Nous terminons cette revue de presse par NEWS.CD annonce que grâce à l’implication du Vice-Premier Ministre chargé de la Fonction Publique, Jean-Pierre Lihau Ebua, les agents du ministère des Sports et Loisirs ont décidé de suspendre leur grève. Lors d’une rencontre tenue le 10 décembre 2025, le Vice-Premier Ministre Lihau a échangé avec les grévistes afin d’écouter leurs revendications, portant notamment sur l’amélioration des conditions socio-professionnelles, la promotion, l’avancement en grade, les moyens de transport, la mécanisation et la mise à la retraite des agents éligibles.Après avoir répondu à leurs préoccupations, il a proposé la création d’une commission ad hoc pour examiner en profondeur toutes les revendications. Convaincus par cette démarche, les agents ont annoncé la reprise immédiate du travail dès le 11 décembre, exprimant ainsi leur volonté de soutenir les Léopards en préparation pour la CAN et la Coupe du Monde.
“La paix n’est pas un vain mot, mais un comportement” dixit Félix Houphouët-Boigny, Président de la République de Côte d’Ivoire du 07 août 1960 au 07 décembre 1993.
“La paix n’est plus une promesse lointaine. La paix est une direction, et nous y allons” dixit Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République Démocratique du Congo.
Makabre

