Nous commençons cette Revue de Presse par LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE qui annonce sur son compte X (ex-Twitter), que, ce samedi 13 juin 2026, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a procédé au Centre Culturel et Artistique des pays d’Afrique Centrale (CCAPAC), à Kinshasa, au lancement officiel d’un nouveau système national d’identification numérique dénommé « RDC-Pass ». Cette initiative du Gouvernement vise à doter chaque citoyen d’un identifiant numérique personnel unique, fiable, sécurisé et gratuit pour accéder plus facilement à différents services publics numériques de l’État : administratifs (passeport, permis de conduire, etc.), financiers et sociaux. « À terme, nos compatriotes ne devront plus fournir les mêmes informations à plusieurs administrations, ni subir les lenteurs liées au cloisonnement des services publics », a annoncé le Chef de l’État, qui a toutefois prévenu que le « RDC-Pass » n’est pas une carte d’identité nationale. Le Président Tshisekedi a instruit le Gouvernement de garantir l’interopérabilité entre les administrations afin de mettre fin à la multiplication de plateformes isolées, coûteuses et peu efficaces. Il a, par la même occasion, invité les Congolais à s’approprier le « RDC-Pass » avec confiance et responsabilité.
PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE : Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a présidé, le vendredi 12 juin 2026, à la Cité de l’Union Africaine à Kinshasa (RD Congo), la quatre-vingt-douzième (92ème) réunion ordinaire du Conseil des Ministres du Gouvernement de la République. La Communication du Président de la République a porté sur trois (3) points principaux, à savoir : De la nécessité de renforcer la collaboration entre les Cabinets ministériels et les administrations publiques y rattachées. De la visite du Président de la République effectuée en République Arabe d’Egypte. De la participation active de la République Démocratique du Congo aux activités du Centre International des Civilisations Bantoues.
S’agissant de la nécessité de renforcer la collaboration entre les Cabinets Ministériels et les administrations publiques y rattachées, le Président de la République attache une importance particulière à l’amélioration de l’efficacité et de la coordination des relations entre les Cabinets Ministériels et les administrations publiques placées sous leur tutelle. Ce renforcement est essentiel pour permettre à l’Administration de continuer à jouer pleinement son rôle fondamental de socle de l’action de l’État, en garantissant la continuité du service public, la mémoire institutionnelle et l’exécution technique des politiques gouvernementales. Les Cabinets Ministériels, pour leur part, ont pour mission d’impulser l’orientation politique, d’assurer la coordination stratégique et de traduire la vision du Gouvernement en actions concrètes. Pour atteindre ces objectifs, il est indispensable d’établir une collaboration étroite, structurée et continue avec les administrations des Ministères. Afin de remédier à ces difficultés, le Président de la République a chargé Madame la Première Ministre et l’ensemble des membres du Gouvernement de mettre en place, dans chaque secteur, un mécanisme permanent et renforcé de collaboration entre les Cabinets ministériels et les administrations publiques.
S’agissant de la visite du Président de la République effectuée en République Arabe d’Egypte, le Chef de l’État, a réaffirmé son attachement au renforcement des partenariats stratégiques de la RD Congo sur le continent africain. C’est dans ce cadre que le Président de la République a effectué, du 10 au 11 juin 2026, une visite officielle en République Arabe d’Egypte, à l’invitation de son homologue, le Président Abdel Fattah Al-Sissi, en vue de consolider les liens historiques de coopération entre les deux pays. Cette visite a permis la signature de plusieurs instruments de coopération dans les domaines des investissements, des consultations politiques et diplomatiques, du développement urbain et de la santé, traduisant la volonté commune des deux parties d’orienter davantage leur partenariat vers des résultats concrets au bénéfice de leurs populations respectives. À l’issue de ses entretiens avec le Président Abdel Fattah Al-Sissi, plusieurs orientations ont été arrêtées. Dans le domaine de la défense, il a été convenu de renforcer substantiellement la coopération militaire, notamment à travers la mise en place d’un programme de formation en Egypte des militaires congolais. Par ailleurs, ayant été saisi de la question relative aux biens immobiliers de l’Ambassade de la République Arabe d’Egypte à Kinshasa, le Président de la République a instruit Madame la Ministre d’État, Ministre des Affaires Étrangères, Coopération Internationale, Francophonie et Diaspora Congolaise, le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, ainsi que le Ministre d’État, Ministre de l’Urbanisme et Habitat, d’examiner ce dossier avec diligence et de lui soumettre des propositions en vue de son règlement définitif. Enfin, le Président de la République a rappelé que les accords conclus par la République Démocratique du Congo ne doivent pas demeurer de simples instruments juridiques, mais constituer de véritables leviers de développement. Les difficultés observées dans la mise en œuvre de certains engagements issus du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) de 2024 confirment à cet égard, la nécessité. d’un suivi rigoureux. Chaque membre du Gouvernement concerné est, dès lors, tenu de veiller à l’exécution effective des accords relevant de son secteur, conformément aux instructions déjà données à ce sujet lors de la 91ème réunion du Conseil des Ministres du 29 mai 2026.
S’agissant de la participation active de la République Démocratique du Congo aux activités du Centre International des Civilisations Bantoues, le Président de la République a encouragé le Gouvernement de la République à accorder davantage une attention particulière à la promotion de l’identité culturelle nationale, du patrimoine civilisationnel et de la diplomatie intellectuelle de la RD Congo, en tant que piliers de la souveraineté nationale et de son rayonnement africain. C’est dans cette perspective qu’il a attiré l’attention du Conseil sur l’urgence stratégique de relancer la participation active de notre pays au Centre International des Civilisations Bantoues (CICIBA), dans le cadre de la vision “CICIBA Horizon 2026-2027”.
SÉNAT DE LA RÉPUBLIQUE : Sur son compte X (ex-Twitter), le Sénat informe que, initialement prévue pour ce weekend, la plénière du Sénat est reportée à lundi 15 juin 2026, date constitutionnelle de clôture de la session ordinaire de mars, la première de l’année 2026 en cours. Deux points figuraient à l’ordre du jour de cette assemblée post-posée de la chambre Haute du Parlement. A savoir: L’économie générale du projet de loi sur le Contenu local en RD Congo et l’économie générale sur le projet de loi modifiant et complétant la loi n°17/001 du 08 février 2017 fixant les règles applicables à la sous-traitance dans le secteur privé. Entre-temps, la commission PAJ chargée d’examiner la proposition de loi sur le référendum, poursuit ses travaux dans la salle Baobab de Golden Tulip Hôtel. Sauf ultime impondérable de temps, sinon le rapport de la PAJ du sénat sur la proposition de loi référendaire, est attendu à la plénière de ce lundi 15 juin 2026.
SÉNAT DE LA RÉPUBLIQUE : Sur son compte X (ex-Twitter), le Sénat annonce que la Commission Politique, Administrative et Juridique (PAJ) du Sénat a entamé, ce samedi 13 juin 2026, l’examen approfondi de la proposition de Loi fixant les conditions d’organisation du référendum en RD Congo. Ce texte a, préalablement, été examiné et adopté à l’Assemblée nationale. Il convient de noter que plusieurs Sénateurs non membres de la PAJ prennent également part à ces travaux. Mais sans voix délibérative. Ce qui témoigne de l’intérêt que les élus des élus accordent à ce texte de loi d’importance, dès lors que l’avenir du paysage institutionnel actuel du pays en dépend. Signalons que des techniciens de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), ont été associés aux travaux de la PAJ de ce weekend. Occasion pour ces derniers, de mettre leur expertise à la disposition de la PAJ. Autant dire que l’apport de ces experts de la CENI s’inscrit dans le cadre des attributions de cette institution d’appui à la démocratie, ayant dans ses attributions l’organisation matérielle des élections en RD Congo dont le référendum.
SÉNAT DE LA RÉPUBLIQUE : Sur son compte X (ex-Twitter), le Sénat annonce, qu’après deux jours de travaux intensifs, la Commission Politique, Administrative et Juridique (PAJ) du Sénat a adopté, ce dimanche 14 juin 2026, à l’unanimité de ses membres, le rapport relatif à l’examen de la proposition de Loi fixant les conditions d’organisation du référendum en RD Congo. Selon le Président de la PAJ, le Sénateur Jules Lodi, le rapport adopté sera transmis à l’honorable Président du Sénat Jean Michel Sama Lukonde, avant d’être présenté à la plénière. Aussi, le Président de la Commission a-t-il salué la qualité des débats et félicité l’ensemble de ses collègues, membres et non-membres de la PAJ, pour leurs contributions constructives aux travaux. Il a, par ailleurs, adressé ses félicitations au personnel administratif du Sénat ainsi qu’aux techniciens de la CENI pour leur apport et accompagnement technique pendant les travaux.
ASSEMBLÉE NATIONALE DE LA RÉPUBLIQUE : Sur son compte X (ex-Twitter), l’Assemblée Nationale informe que, réunis en séance plénière ce vendredi 12 juin 2026, les Députés Nationaux ont examiné deux dossiers inscrits dans le cadre du contrôle parlementaire, portant notamment sur des questions liées aux services publics et à la mobilité des citoyens. À cette occasion, Le Vice-Premier Ministre, Ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba Gombo, a répondu à l’interpellation du Député National Emil Saidi Balikwisha sur les conditions de production et de délivrance des permis de conduire biométriques sécurisés. Les échanges ont porté notamment sur le coût, l’accessibilité, les délais d’obtention ainsi que la sécurisation du processus. Dans ses explications, le membre du Gouvernement a présenté cette réforme comme un processus de modernisation administrative, précisant que neuf centres sont déjà opérationnels à travers le pays, avec un investissement global évalué à plus de 102 millions de dollars américains, assorti de mécanismes destinés à lutter contre la fraude et la falsification.
La plénière a également auditionné le Directeur Général de Trans-Academia, Georges Ongelo, à la suite de l’interpellation initiée par le Député National André Mushongo Mashara. Les échanges ont porté sur la gestion de cet établissement public, notamment les arriérés de salaires, l’état du parc automobile, le déploiement provincial et la gouvernance interne. Le Directeur Général de Trans-Academia a exposé les principales contraintes auxquelles l’établissement est confronté, tout en apportant des éclaircissements sur l’état du paiement des arriérés.À l’issue des débats, les deux personnalités auditionnées ont apporté des réponses aux préoccupations soulevées par les élus, tandis que les auteurs des interpellations ont insisté sur la nécessité d’un suivi rigoureux des engagements pris.
Les Députés Nationaux ont, en conclusion, adopté une motion incidentielle mettant fin aux débats, réaffirmant ainsi le rôle de l’Assemblée Nationale dans l’exercice de sa mission constitutionnelle de contrôle de l’action gouvernementale et de veille sur le bon fonctionnement des services publics. En réaction aux échanges, le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Aimé Boji Sangara, a salué la qualité des débats tenus au cours de cette séance. Il a par ailleurs félicité les Députés nationaux pour le travail accompli dans le cadre du contrôle parlementaire, mission essentielle de veille et d’évaluation de l’action publique. Il a également appelé les membres du Gouvernement à demeurer disponibles afin d’assurer le suivi des préoccupations exprimées par la Représentation Nationale.
La plénière s’est ensuite poursuivie avec l’examen et l’adoption, article par article, de la Proposition de loi portant lutte contre la drépanocytose en RD Congo, défendue par la Commission Sociale et Culturelle. Initiée par le Député national Antoine Ntabala, cette proposition vise notamment à renforcer la prévention, le dépistage précoce, l’accès aux soins ainsi que la prise en charge des personnes atteintes de cette maladie, considérée comme un enjeu majeur de santé publique. À l’issue du vote, sur 378 Députés ayant pris part au scrutin, 378 ont voté en faveur du texte. En conséquence, l’Assemblée nationale a adopté la loi portant lutte contre la drépanocytose en RD Congo.
ASSEMBLÉE NATIONALE DE LA RÉPUBLIQUE : Sur son compte X (ex-Twitter), l’Assemblée Nationale informe également de l’interpellation du Vice-Premier Ministre, Ministre de la Fonction Publique, de la prorogation de l’état de siège et de l’adoption du rapport de la commission socioculturelle relative à la proposition de loi sur la recherche scientifique et technologique. Les Députés Nationaux ont examiné plusieurs questions d’intérêt national au cours de la séance plénière tenue ce samedi 13 juin 2026 à la chambre basse du Parlement, marquée notamment par l’exercice du contrôle parlementaire sur l’action gouvernementale, l’examen du projet de loi autorisant la prorogation de l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri ainsi que l’étude d’un texte stratégique relatif à la recherche scientifique et technologique.
Après avoir procédé à l’ouverture de la séance plénière, le Président de l’Assemblée nationale, l’Honorable Aimé Boji Sangara, appelé à d’autres obligations d’État, a confié la poursuite des travaux au Premier Vice-Président, l’Honorable Isaac Jean-Claude Tshilumbayi Musawu. Dans le cadre du contrôle parlementaire, la Représentation nationale a auditionné le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Fonction Publique, Modernisation de l’Administration et Innovation du Service Public, Jean-Pierre Lihau, appelé à répondre à une question d’actualité initiée par le Député national Patrick Matata ainsi qu’à une motion d’interpellation portée par le Député national Antoine Nzangi.
Répondant d’abord à la question d’actualité relative aux effectifs des agents et fonctionnaires de l’État sur l’ensemble du territoire national ainsi qu’à la masse salariale, Jean-Pierre Lihau a dressé un état des lieux de son secteur, revenant sur les dysfonctionnements structurels hérités de plusieurs années de mauvaise gestion administrative. Le Vice-Premier Ministre a mis en exergue les réformes engagées depuis sa prise de fonctions en 2021, particulièrement les opérations d’assainissement du fichier des agents publics qui ont permis l’identification et la suppression de nombreux cas d’agents fictifs. Il a également évoqué les missions de contrôle menées dans différentes provinces, ayant révélé l’existence de plusieurs agents irrégulièrement enregistrés sans pièces justificatives conformes.
S’agissant de la motion d’interpellation portant sur le transfert de numéros matricules des agents publics de la Province du Nord-Ubangi vers celle de la Mongala, le Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique est revenu à la tribune pour apporter des clarifications aux préoccupations soulevées par l’initiateur. Dans ses explications, il a rejeté toute implication dans ce dossier, rappelant qu’aucune disposition légale ne lui confère le pouvoir de désaffecter le numéro matricule d’un agent d’une province pour l’attribuer à un autre agent dans une autre province. Il a rappelé à la Représentation nationale les procédures administratives conduisant à l’attribution des matricules, tout en pointant des irrégularités héritées de certaines décisions administratives antérieures, notamment des arrêtés publiés en 2018, qui auraient contribué à créer des incohérences persistantes dans la gestion des effectifs.
À l’issue de ces échanges, une motion incidentielle a été soulevée par le Député national Célestin Ingelemba, faisant suite à la satisfaction exprimée par la majorité des Députés nationaux quant aux éléments de réponse fournis par le Vice-Premier ministre, Ministre de la Fonction publique, Modernisation de l’Administration et Innovation du Service public, Jean-Pierre Lihau. Par ailleurs, la plénière s’est également prononcée sur le projet de loi autorisant la prorogation de l’état de siège. Sur les 386 Députés nationaux ayant pris part au vote, 381 ont voté pour, 2 contre et 3 se sont abstenus, consacrant ainsi l’adoption du texte à une très large majorité.
ASSEMBLÉE NATIONALE DE LA RÉPUBLIQUE : Par la voie d’un Communiqué Officiel daté du 13 juin 2026 et référencé N°140/AN/CAB.RAPP/ABA/ELG/SO-MARS-026, le Bureau de l’Assemblée Nationale invite les Honorables Députés Nationaux à prendre part à la séance plénière de ce lundi 15 juin à 11 heures précises dans la salle des Congrès du Palais du Peuple. (Veuillez activer le lien ci-dessous pour découvrir l’ordre du jour de ladite plénière :
PRIMATURE DE LA RÉPUBLIQUE : Lors de la quatre-vingt-douzième (92ème) réunion ordinaire du Conseil des Ministres du Gouvernement de la République qui s’est tenue le vendredi 12 juin 2026, à la Cité de l’Union Africaine à Kinshasa (RD Congo) et qui a été présidée par le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, l’Intervention de Madame la Première Ministre, Judith Suminwa-Tuluka, a porté sur l’état d’avancement et la poursuite des travaux d’audit de l’état liquidatif de la paie des agents et fonctionnaires de l’État. Ainsi, dans le cadre de la mise en œuvre des mesures relatives à la prise en charge des agents et fonctionnaires de l’État certifiés, réguliers et non encore mécanisés, et compte tenu de la nécessité de procéder à un audit approfondi de l’état liquidatif de leur paie, Madame la Première a présidé, le vendredi 5 juin 2026 à la Primature, une réunion de coordination technique de la Commission ad hoc chargé dudit audit. Cette réunion a rassemblé les membres de la coordination politique ainsi que l’Inspecteur Général des Finances – Chef de service ainsi que les experts désignés par le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Fonction Publique, alors retenu en mission. Dans le prolongement des préoccupations exprimées par le Président de la République, notamment lors des 79ème et 90ème réunions du Conseil des Ministres, les travaux ont permis d’établir un état des lieux des principaux enseignements issus de la première phase de l’audit. Il en ressort l’existence de certaines insuffisances affectant la qualité, la cohérence et la fiabilité des données servant de base à la gestion des effectifs et à l’élaboration de la paie de l’État. Les analyses effectuées ont mis en évidence des écarts entre les différentes bases de données administratives, ainsi que la persistance de situations nécessitant des vérifications complémentaires concernant certaines composantes de la dépense salariale. Ces constats confirment la nécessité. de poursuivre les investigations afin de disposer d’une cartographie exhaustive et fiable des effectifs de l’État, de sécuriser davantage la chaîne de rémunération et de renforcer la transparence ainsi que la soutenabilité de la masse salariale publique. À cette occasion, Madame la Première Ministre a rappelé aux membres de la Coordination politique l’importance de veiller, chacun en ce qui le concerne, à la disponibilité effective de leurs experts respectifs ainsi qu’à la mise à disposition diligente de l’ensemble des bases de données, fichiers administratifs et informations nécessaires à la poursuite des travaux. Madame la Première Ministre a souligné que l’atteinte des objectifs assignés à cette deuxième phase dépendra de la capacité des administrations concernées à fournir, dans les délais impartis, des données complètes, fiables et exploitables permettant d’approfondir les vérifications engagées. Ainsi, Madame la Première Ministre a demandé au Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget, de veiller au respect de la feuille de route validée afin d’assurer la bonne conduite desdits travaux (Veuillez activer le lien joint ci-dessous pour prendre connaissance de l’intégralité du Compte-Rendu de la 92ème réunion ordinaire du Conseil des Ministres du Gouvernement de la République du vendredi 12 juin 2026 qui s’est tenue à la Cité de l’Union Africaine à Kinshasa (RD Congo) sous la présidence du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo : https://acrobat.adobe.com/id/urn:aaid:sc:US:7e2ccb2f-b026-43f8-b699-b2e41533f259).
VICE-PRIMATURE, MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE NATIONALE : Sur son compte X (ex-Twitter), la Vice-Primature informe, par la voie d’un Communiqué daté du 13 juin 2026, que le Gouvernement de la RD Congo lance officiellement à Lubumbashi la vente subventionnée de la farine de maïs afin de renforcer le pouvoir d’achat des ménages et lutter contre la vie chère (Veuillez activer le lien ci-joint pour prendre connaissance de l’intégralité du Communiqué :
MINISTÈRES DES MINES : Sur son compte X (ex-Twitter), le Ministère annonce que, ce vendredi 12 juin 2026, au Cabinet du Ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, il a été procédé à la signature d’un Protocole d’Accord entre le Ministère des Mines et la société ONYO-BT SARL. Cette société développe des solutions de production d’électricité basées sur de nouvelles technologies, caractérisées par une production autonome d’énergie électrique, sans recours aux sources d’énergie conventionnelle et sans émission de fumée. Ce Protocole d’Accord vise à définir un cadre de collaboration entre les Parties en vue de rechercher des solutions au déficit énergétique récurrent auquel font face les opérateurs miniers. Cette coopération porte notamment sur la production, la fourniture, le transport et la sécurisation de l’énergie électrique destinée aux installations minières. Dans ce cadre, les Parties conviennent de mettre en place un cadre de réflexion pour le développement, à titre expérimental, du transport de l’énergie électrique produite par ONYO-BT SARL depuis le site de Lupatapata, dans la province du Kasaï Oriental, en vue d’alimenter l’usine ainsi que la cité MIBA. Ce projet constitue une phase pilote destinée à soutenir les activités minières industrielles dans l’espace Grand Kasaï. À travers ce partenariat, le Ministère des Mines apportera son appui institutionnel à ONYO-BT SARL afin de favoriser la mise en œuvre d’initiatives susceptibles d’accompagner les entreprises minières dans la recherche de solutions durables aux problèmes récurrents liés à la fourniture d’énergie électrique, lesquels impactent négativement la réalisation de leurs activités. Le Ministère accompagnera également la société dans les démarches visant l’obtention des autorisations requises auprès des instances compétentes pour la réalisation de sa mission. Ce Protocole d’Accord s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de renforcer la diversification des infrastructures énergétiques en soutien au développement du secteur minier, dans un contexte de besoins énergétiques croissants des opérateurs.
MINISTÈRE DES RESSOURCES HYDRAULIQUES ET ÉLECTRICITÉ : Sur son compte X (ex-Twitter), le Ministère informe que, le vendredi 12 juin 2026, lors de sa 92ᵉ session, le Conseil des Ministres a adopté la Politique Nationale de l’Énergie (PNE) révisée, présentée et défendue par le Ministre des Ressources Hydrauliques et de l’Électricité, SEM Aimé Sakombi Molendo. Cette adoption marque l’aboutissement d’un processus engagé depuis 2020 et constitue une étape majeure dans la mise en œuvre des réformes énergétiques portées par le Gouvernement sous le leadership du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Fruit d’un vaste processus de concertation associant les institutions publiques, le secteur privé, les provinces ainsi que les partenaires techniques et financiers, la nouvelle PNE établit un cadre stratégique unifié destiné à accélérer l’électrification du pays, accompagner la transition énergétique et renforcer la gouvernance du secteur. Alignée sur les réformes sectorielles adoptées en 2025 et sur les engagements du Compact Énergétique National, elle servira de référence pour l’action de l’ensemble des acteurs du secteur autour d’une ambition commune : garantir à chaque Congolais un accès à une énergie moderne, fiable, abordable et durable, au service du développement économique et social de la RD Congo.
MINISTÈRE DES AFFAIRES FONCIÈRES : Sur son compte X (ex-Twitter), le Ministère informe que, lors de sa 91ᵉ réunion tenue ce vendredi 12 juin 2026 sous la présidence Monsieur Félix Tshisekedi, Président de la République et Chef de l’État, le Conseil des Ministres a adopté le Plan Foncier National (PFN) pour la période 2026-2040. Porté par Madame la Ministre des Affaires Foncières, O’Neige N’Sele, cet instrument stratégique, consacré par l’article 181-2 de la Loi n°25/062 du 30 décembre 2025, marque une étape décisive dans la modernisation de la gouvernance foncière en RD Congo. Il met fin aux approches fragmentées et à l’improvisation en instaurant une planification intégrée, rigoureuse et cohérente de l’action foncière de l’État. Véritable boussole de la Réforme Foncière, le Plan Foncier National a pour vocation de rendre opérationnelles les orientations stratégiques de la réforme en les traduisant en actions concrètes, mesurables et planifiées. Il constitue ainsi un cadre de référence pour faire du foncier un puissant levier de paix, de sécurité juridique, d’équité sociale, d’attractivité économique et de développement durable au service de tous les Congolais.
MINISTÈRE DE LA COMMUNICATION ET MÉDIAS : Sur son compte X (ex-Twitter), le Ministère annonce que le Gouvernement de la RD Congo condamne les incidents survenus ce vendredi 12 juin 2026, lors d’une manifestation de l’opposition à Kinshasa, qui ont fait des blessés parmi manifestants et forces de l’ordre et causé d’importants dégâts matériels (Veuillez activer le lien ci-dessous pour prendre connaissance du Communiqué du Ministère de la Communication et Médias y relatifs :
ECONEWS titre sur sa “Une” : “Sit-in du 12 juin 2026 à Kinshasa : Le projet de changement de la Constitution fait ses premiers « morts ». La République Démocratique du Congo entre dans une zone de fortes turbulences politiques. Alors que le pouvoir de Félix Tshisekedi laisse planer l’hypothèse d’une refonte de la Constitution du 18 février 2006, les premiers affrontements meurtriers, vendredi 12 juin à Kinshasa, entre forces de l’ordre et militants de l’opposition témoignent de la profondeur des fractures qui traversent déjà le pays. Entre accusations de répression, contestation de la légitimité d’une éventuelle révision constitutionnelle et montée des tensions dans la rue, le débat sur l’avenir de la Loi fondamentale fait basculer la RD Congo dans une période d’incertitudes où se joue, aux yeux de nombreux acteurs politiques, l’équilibre même de la démocratie congolaise à l’horizon 2028, année prévue pour la prochaine présidentielle, analyse ECONEWS.
ECONEWS qui titre également : “Réforme du notariat : Guillaume Ngefa obtient le feu vert du Conseil des Ministres pour mettre fin au flou juridique”. Le Garde des Sceaux, Ministre d’État, Ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, a franchi une étape décisive dans son projet de régulation de la profession notariale en RD Congo. Présenté vendredi 12 juin 2026, en Conseil des Ministres, son dossier visant à sortir le notariat de l’ambiguïté législative a reçu l’assentiment de la haute instance, confortant ainsi la volonté ferme de l’Exécutif de réformer un secteur jusqu’ici entouré d’un flou préjudiciable. Selon la note d’information présentée au Conseil, cette loi vise à instaurer un notariat moderne, libéral et réglementé, exercé sous l’autorité et le contrôle de l’État. Le Garde des Sceaux a, ainsi, insisté sur l’adoption, « dans les meilleurs délais », de plusieurs décrets et arrêtés d’application. Ceux-ci concernent : les modalités de nomination et d’installation des notaires ; le fonctionnement des offices notariaux ; l’organisation des organes professionnels (chambres, ordre, etc.) ; le régime des émoluments ; la formation professionnelle continue et initiale. L’enjeu, a souligné le Ministre, est de « lever toute équivoque » sur une profession essentielle à la sécurisation des transactions juridiques et immobilières, ainsi qu’à l’amélioration durable du climat des affaires en RD Congo, rapporte ECONEWS.
LE POTENTIEL titre sur sa “Une” : “Séminaire d’appropriation du Plan stratégique triennal 2026-2028 : L’IGF compte désormais sur le partenariat Médias et Société civile pour la promotion de la transparence et du contrôle citoyen”. A travers ce séminaire, l’Inspection Générale des Finances a renforcé le dialogue entre elle (IGF), les médias et les organisations de la Société civile, trois acteurs essentiels dans la promotion de la bonne gouvernance et de la transparence, du contrôle citoyen et de la redevabilité dans notre pays. Ce partenariat est d’autant plus nécessaire, car la lutte contre la corruption, le détournement des deniers publics et autres antivaleurs assimilées ne peut être l’affaire d’une seule institution. Elle requiert l’engagement de tous : institutions publiques, médias, Société civile et tous les citoyens, chacun à son niveau, jouant un rôle déterminant dans la consolidation d’une gestion saine, responsable des ressources de l’Etat, rapporte LE POTENTIEL.
LE POTENTIEL qui titre également : “Kinshasa prévoit de diligenter une mission interinstitutionnelle
pour évaluer la situation des Congolais à Pretoria”. La situation des ressortissants congolais en Afrique du Sud inquiète jusqu’au plus haut niveau de l’État. Vendredi 12 juin 2026, en Conseil des Ministres, la Vice-Ministre des Affaires Étrangères a tiré la sonnette d’alarme : risques sécuritaires persistants, menace de crise humanitaire, et impérieuse nécessité d’une réponse gouvernementale coordonnée. S’appuyant sur des rapports récents de l’Ambassade congolaise à Pretoria, la diplomate a brossé un tableau sombre de la situation. Sans en dévoiler tous les détails – classifiés – elle a insisté sur l’urgence d’agir. » Les signaux sont préoccupants « , a-t-elle résumé devant le Gouvernement. Le Gouvernement de la RD Congo a proposé le déploiement, dans les meilleurs délais, d’une mission interinstitutionnelle en Afrique du Sud afin d’évaluer la situation des ressortissants congolais vivant à Pretoria et dans ses environs. Cette décision ressort du compte rendu du 92e Conseil des Ministres, commente LE POTENTIEL.
AFRICANEWS titre sur sa “Une” : “EST – La Première Ministre ouvre grand les portes aux enquêteurs de l’ONU : Suminwa lâche les chiens sur les crimes du Kivu”. C’est une poignée de main lourde de symboles. Mardi 9 juin 2026, dans les salons feutrés de la Primature, Judith Suminwa Tuluka a reçu les trois membres de la Commission d’enquête indépendante mandatée par l’ONU. Leur mission: faire la lumière sur les violations des droits de l’homme qui ensanglantent le Nord- Kivu et le Sud-Kivu.Face aux enquêteurs, la cheffe du gouvernement n’a pas tremblé. Entourée des ministres de l’Intérieur, des Droits humains, du Genre, et de la vice-ministre des Affaires étrangères, elle a promis «transparence totale» et «coopération pleine et entière». Un engagement qui sonne comme un défi dans un pays où l’impunité a longtemps été la règle.Créée en février 2026 par la résolution S-37/1 du Conseil des droits de l’homme, la Commission a pour mandat de tout documenter: exécutions, viols utilisés comme arme de guerre, enrôlement d’enfants, attaques contre les déplacés et les réfugiés. Elle devra établir les faits, remonter aux origines et identifier les responsables. «Cette mission est un signal fort», a lancé Judith Suminwa. «Le temps du silence est terminé». Sur sa table, un dossier épais : témoignages de rescapés de Mweso, photos de villages calcinés près de Rutshuru, listes d’enfants disparus. La Première Ministre a déjà instruit ses ministres : aucun obstacle ne sera toléré, écrit AFRICANEWS.
AFRICANEWS qui titre également sur sa “Une” : “Chronique d’un braconnage constitutionnel à la Chambre Basse, où le Prof. a piétiné sa propre thèse sans rougir – Ngondankoy: comment le gardien des verrous est devenu serrurier en chef en 15 mois chrono”. Il y a 15 mois, il brandissait la Constitution comme un bouclier. Aujourd’hui, il en fait un passe-partout. Bienvenue dans le grand écart du professeur Paul Gaspard Ngondankoy. Fin 2024. Plateau de Radio Okapi. Au micro de Jeff Ngoy. Ton grave, dos droit. Ngondankoy joue les pères la rigueur. Changer la Constitution? «Une fraude à la Constitution», lâche-t-il. L’article 220 est un mur. Le pouvoir constituant originaire, explique-t-il, «est au-dessus de toutes les institutions» et, une fois la Loi fondamentale votée, «se dépouille de son pouvoir». Le réveiller par référendum pour sauter les garde-fous? Suicide juridique. «Le peuple est en dehors du cadre constitutionnel» et «dépouillé de son pouvoir», assène-t-il. Il ne peut être sollicité qu’en cas de vide constitutionnel, précise-t-il: coup d’État ou effondrement des institutions. Mi 2026. Space de Stanis Bujakera. Même costard, autre partition. Pas le Professeur constitutionnaliste, mais le politique Ngondankoy. Le Député National a découvert un truc : il y aurait deux peuples. Le gentil «peuple du dedans» de l’article 218, «lié par les conditions fixées aux articles 218 à 220 lorsqu’il est consulté par les pouvoirs constitués». Et le «peuple du dehors», version Hulk de l’article 5, «souverain, pouvoir constituant originaire», qui «peut faire et défaire la Constitution sans être tenu par des conditions de fond ou de forme». Les intangibilités de l’article 220? «Il n’est pas de bonne loi d’opposer au peuple lui-même les limites qui sont à ces articles-là», jure-t-il désormais. «Ces blindages ont été établis uniquement pour les pouvoirs constitués». Le Président de la République? «Une sorte de monarque constitutionnel», «le seul qui assure la continuité de l’État en vertu de l’article 69». Il peut donc «seul convoquer le référendum et initier le changement de la Constitution», sans que cela constitue «une concentration de pouvoirs, mais l’exercice d’une fonction régalienne suprême». Mieux: «Le Parlement a reçu délégation du souverain lui-même». Pour Ngondankoy, l’article 5 autorise «le législateur à créer une Assemblée constituante par simple loi sur le référendum, même si les articles 218 à 220 n’en font nulle mention». Ce qui s’appelait «fraude» en 2024 s’appelle «compétence de la compétence» en 2026. La sémantique, c’est fantastique, relève AFRICANEWS.
LE QUOTIDIEN titre : “La RD Congo prépare sa candidature à la présidence de l’Initiative du Bassin du Nil”. Le Président de la République a réaffirmé son attachement au renforcement des partenariats stratégiques de la RD Congo sur le continent africain. C’est dans ce cadre qu’il a effectué, du 10 au 11 juin 2026, une visite officielle en République Arabe d’Égypte, à l’invitation de son homologue, le Président Abdel Fattah Al-Sissi, en vue de consolider les liens historiques de coopération entre les deux pays. Cette visite a permis la signature de plusieurs instruments de coopération dans les domaines des investissements, des consultations politiques et diplomatiques, du développement urbain et de la santé, traduisant la volonté commune des deux parties d’orienter davantage leur partenariat vers des résultats concrets au bénéfice de leurs populations respectives. série S’agissant de la gouvernance des ressources en eau, le Président de la République a instruit la Ministre d’État, Ministre des Affaires étrangères, Coopération Internationale, Francophonie et Diaspora Congolaise, la Ministre de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat, ainsi que le Ministre des Ressources Hydrauliques et Électricité, d’engager les consultations nécessaires en vue de préparer la candidature de notre pays à la présidence de l’Initiative du Bassin du Nil, rapporte LE QUOTIDIEN.
LE QUOTIDIEN titre également : “Louis Watum lance un nouveau mécanisme de protection sociale des creuseurs artisanaux”. Le Ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a lancé un nouveau mécanisme de protection sociale destiné aux exploitants miniers artisanaux organisés en coopératives, à travers l’Arrêté Ministériel n°00278/CAB.MIN/MINES/01/2026. Cet arrêté institue et encadre le régime d’assurance dénommé « Protection Groupe », complété par la couverture santé universelle. Il constitue une réforme majeure visant à renforcer la sécurité sociale des exploitants artisanaux, régulièrement exposés à des risques professionnels élevés dans l’exercice de leurs activités. L’arrêté ministériel précise que ce régime d’assurance vise notamment à garantir une prise en charge adéquate des exploitants artisanaux avec une couverture santé, à apporter un soutien à leurs familles en cas de décès, et à l’artisan lui-même en cas d’invalidité partielle ou totale, relève LE QUOTIDIEN.
LE JOURNAL titre : “RD Congo : Patrick Muyaya annonce le départ imminent du dernier migrant et réaffirme la transparence du Gouvernement”. Le Porte-Parole du Gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a affirmé qu’il ne reste désormais qu’un seul migrant sur les quinze initialement présents en RD Congo, précisant que son départ interviendra dès la finalisation des procédures en cours. Cette déclaration s’inscrit dans le suivi d’un dossier que les autorités avaient présenté comme un séjour temporaire strictement encadré. Selon le Ministre, cette évolution confirme la position du Gouvernement, qui avait dès le départ insisté sur le caractère provisoire de cette présence sur le territoire national. Il a tenu à souligner que les engagements pris ont été respectés, conformément à la ligne officielle adoptée par les autorités, rapporte LE JOURNAL.
EXCLUSIF RDC titre sur sa “UNE” : “En dépit du sit-in de l’opposition le 12 juin 2026 – Loi référendaire : le train quitte la gare”. Après l’Assemblée Nationale, le Sénat vient d’adopter le texte, en présence des Sénateurs non membres de la PAJ et des techniciens de la Ceni. En dépit du sit-in organisé le vendredi 12 juin 2026 par des partis et plateformes de l’Opposition devant le Palais du Peuple à Kinshasa, le train de la Loi référendaire vient de quitter la gare. Il avance lentement et sûrement. Le Pouvoir étant déterminé à arriver à destination. La manif des opposants au Pouvoir n’ayant pas réussi à bloquer la machine, le processus législatif autour de la proposition de loi qui fixe les conditions de la tenue d’un référendum continue son bonhomme de chemin, relève EXCLUSIF RDC.
EXCLUSIF RDC titre également sur sa “Une” : “Du front de l’Est aux rues de Kinshasa : Kabila le pyromane”. Les violences qui ont accompagné le sit-in de l’opposition du 12 juin 2026 continuent de susciter de vifs débats au sein de la classe politique congolaise. Alors que les leaders de la coalition C64 dénoncent une répression qu’ils jugent brutale, les partisans du président Félix Tshisekedi développent une lecture radicalement différente des événements. Pour eux, les incidents enregistrés dans plusieurs coins de la capitale ne relèvent pas d’un simple dérapage sécuritaire, mais s’inscrivent dans une stratégie politique destinée à délégitimer le pouvoir en place et à créer les conditions d’une crise institutionnelle. Dans les cercles proches de la majorité présidentielle, une conviction s’impose : les manifestations du 12 juin 2026 n’auraient pas seulement eu pour objectif d’exprimer un désaccord politique autour de la question constitutionnelle. Elles auraient également servi de caisse de résonance à une offensive plus large visant à installer dans l’opinion nationale et internationale l’image d’un régime autoritaire et hostile aux libertés publiques. Cette analyse s’appuie notamment sur le contexte particulier dans lequel intervient cette mobilisation. La RD Congo demeure confrontée à une guerre persistante dans sa partie orientale, où les groupes armés continuent de menacer l’intégrité territoriale du pays. Pour plusieurs observateurs proches du pouvoir, la multiplication des tensions politiques à Kinshasa intervient à un moment où les institutions nationales sont appelées à faire bloc face aux défis sécuritaires. Dans cette perspective, certains responsables de la majorité voient dans les récentes prises
de position de l’ancien président Joseph Kabila une tentative de repositionnement politique dont l’objectif ultime serait de redevenir un acteur incontournable de la scène nationale. Son retour au premier plan, ses critiques répétées contre le régime actuel et ses appels à une nouvelle configuration politique sont interprétés comme les éléments d’une stratégie visant à peser sur l’avenir du pays. Pour ces acteurs, les événements du 12 juin 2026 ne peuvent être analysés isolément. Ils s’inscriraient dans une séquence politique marquée par une intensification des attaques contre les institutions et contre la personne même du chef de l’État. L’objectif, selon eux, serait de créer un climat de tension permanente susceptible d’affaiblir l’autorité du pouvoir central et de nourrir un discours de rupture, analyse EXCLUSIF RDC.
CONGO NOUVEAU titre sur sa “Une” : “Sous l’impulsion du Président Tshisekedi – RDC-PASS lancé à Kinshasa : cap sur une administration 100% numérique”. La RD Congo franchit un cap dans sa marche vers l’administration numérique. Samedi au Centre culturel et artistique pour les pays d’Afrique centrale, le Président Félix Tshisekedi a officiellement lancé le RDC-PASS, le système national d’identification numérique destiné à moderniser l’accès aux services publics et à structurer l’écosystème digital du pays. La cérémonie, suivie par l’ACP, a réuni plusieurs membres du gouvernement et des acteurs du secteur numérique. Pour le chef de l’État, cette mise en service n’est pas un simple acte administratif. Elle incarne la volonté de bâtir un État plus proche des citoyens, plus performant et mieux outillé pour répondre aux exigences du XXIe siècle. Concrètement, le dispositif se présente comme un identifiant numérique personnel, unique, gratuit et sécurisé. Il ne remplace pas la carte d’identité nationale ni les autres documents officiels prévus par la loi. Son rôle est différent : servir de clé d’accès unique aux plateformes de l’État et simplifier les démarches des usagers, explique CONGO NOUVEAU.
CONGO NOUVEAU qui titre également sur sa “Une” : “Loin de la sagesse de Kengo de 2015 – Référendum : le Sénat fonce tête baissée”. Initialement annoncée pour le samedi 13 juin 2026, la séance plénière du Sénat a été reportée pour ce lundi 15 juin 2026, date butoir marquant la clôture de la session ordinaire de mars 2026. Dans une ambiance politique survoltée par l’adoption controversée de la proposition de loi sur le référendum par l’Assemblée nationale, ce report soulève une question brûlante : Félix Tshisekedi, sous la pression de l’opposition, est-il en train de reculer ? Non, répond une source dans les couloirs de la Chambre Haute du Parlement. Loin de la sagesse de Léon Kengo wa Dondo de février 2015, Sama Lukonde et ses collègues vont foncer, tête baissée, en adoptant la loi controversée sur le référendum, ouvrant ainsi la porte à une possibilité de changement de Constitution en République démocratique du Congo et offrir un troisième mandat à Félix Tshisekedi, commente CONGO NOUVEAU.
AFRICANEWS MÉDIAS RDC titre : “Troubles à Kinshasa : Bruxelles évoque une possible perte en vies humaines et appelle à faire la lumière «objective» sur les violences”. Le Vice-Premier Ministre belge chargé des Affaires étrangères a qualifié vendredi 12 juin 2026, d’«interpellants» les troubles survenus la veille à Kinshasa, marqués selon lui par des «débordements violents» et un «usage excessif de la violence». Dans un message publié le 13 juin 2026 sur X, Maxime Prévot affirme que ces violences « auraient entraîné jusqu’à la perte de vies humaines» et le «saccage de sièges de parti». Il souligne que de tels actes «n’ont pas leur place en démocratie». Le Chef de la diplomatie belge rappelle que «la liberté de manifester pacifiquement son opposition est un principe essentiel, dans le respect des lois de la République». Il dit «prendre note avec satisfaction de l’enquête annoncée» et espère que les autorités «pourront faire la lumière objective sur le déroulé des événements et sur les responsabilités des auteurs de violences, d’où qu’elles proviennent».
JEUNE AFRIQUE, JA, titre : “RD Congo : violents affrontements à Kinshasa lors de la manifestation contre la réforme constitutionnelle”. Vent debout contre le projet de modification de la Constitution, l’opposition congolaise avait appelé à un sit-in devant le Parlement. La mobilisation a été marquée par des heurts entre partisans de l’opposition et forces de l’ordre, qui ont violemment dispersé la manifestation. Après le succès mitigé de sa journée « ville morte » organisée le 3 juin 2026, l’opposition congolaise passait un nouveau test, ce 12 juin 2026, en appelant à la mobilisation de la rue contre le projet de changement de la Constitution porté par le gouvernement. Regroupés au sein de la coalition « C64 » (« Coalition Article 64 »), plusieurs leaders de l’opposition avaient appelé à un sit-in devant le Palais du Peuple. C’est là que, 72 heures plus tôt, les députés avaient voté à une écrasante majorité la loi référendaire, marquant une étape de plus vers la modification de la loi fondamentale censée ouvrir la voie à un troisième mandat de Félix Tshisekedi. Le Gouvernorat provincial de Kinshasa ayant interdit l’accès aux abords du Parlement à la veille du rassemblement, un important dispositif policier avait été déployé sur place pour barrer l’accès à certains axes routiers environnants. Dès les premières heures de la matinée, cinq camions de forces de l’ordre patientaient déjà sur l’esplanade du Palais du peuple tandis qu’un autre contingent policier stationnait aux abords du quartier général de l’Ecidé, le parti de l’opposant Martin Fayulu. Malgré l’interdiction d’accès au Parlement, l’opposition avait choisi de maintenir son sit-in sur place. Vers 10 heures, alors que les rues environnantes étaient encore calmes, quelques centaines de militants faisaient le pied de grue devant le siège de l’ex-candidat à l’élection présidentielle, l’un des initiateurs de la coalition C64. Alors que chaque composante de l’opposition devait au départ converger depuis le siège de son parti vers le lieu du sit-in, des échauffourées ont éclaté tôt dans la matinée aux abords du QG du parti de Delly Sesanga, situé non loin de celui de Martin Fayulu. Pendant plusieurs minutes, des échanges de projectiles ont eu lieu entre certains militants de l’opposition et plusieurs individus présentés par des témoins comme appartenant à la Force du progrès, un mouvement composé de groupuscules souvent qualifiés de milices, affilié à l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), de Félix Tshisekedi. « C’est le pouvoir qui a demandé à ces voyous de nous attaquer pour nous décourager de marcher », dénonçait Martin Fayulu auprès de Jeune Afrique quelques minutes avant le début du rassemblement. L’opposant Martin Fayulu a ainsi été aperçu, souffrant et visiblement sonné, soutenu par plusieurs de ses proches, portant des traces de sang sur le crâne et sur sa chemise. Delly Sesanga, dont le compte Twitter affirmait qu’il avait lui aussi été touché à la jambe, a quant à lui été transporté vers une clinique à proximité du lieu de la manifestation. Les proches de Jean-Marc Kabund ont également affirmé qu’il avait été blessé. Contacté en début d’après-midi par Jeune Afrique, Martin Fayulu, qui s’était replié à l’intérieur du siège de son parti, a affirmé qu’il y avait eu « beaucoup de blessés et deux morts », accusant la police d’avoir transporté les corps. Joint par Jeune Afrique, le commissaire divisionnaire adjoint Julien Mavungu, porte-parole de la police nationale congolaise, n’a pas confirmé ce bilan, affirmant qu’un communiqué allait être publié plus tard pour faire le compte rendu de cette journée, commente JEUNE AFRIQUE.
JEUNE AFRIQUE, JA, qui titre également : “Pourquoi l’agriculture dépasse désormais le pétrole en Angola”. Selon le Super-Ministre angolais de l’Économie, José de Lima Massano, l’agriculture détrône désormais le pétrole et représente le principal poste de contribution au PIB national. Une transformation historique pour cet État pétrolier. Des décennies durant, l’économie angolaise s’est résumée à une seule matière première : le pétrole. Deuxième producteur africain de brut, le pays a vécu au rythme des cours mondiaux, offrant un cas d’école du syndrome hollandais, ce concept économique qui décrit les effets pervers d’une rente sur une économie. Les pétrodollars alimentaient en effet une dépendance aux importations : l’Angola extrayait des richesses du sous-sol tout en achetant à l’étranger l’essentiel de ce qu’il consommait. Des transformations rapides n’en étaient pas moins à l’œuvre. En marge de l’Africa CEO Forum de Kigali, José de Lima Massano, Ministre d’État chargé de la Coordination économique, a ainsi annoncé que l’agriculture dépassait désormais le pétrole dans la contribution au PIB – un basculement qui inverse des décennies de logique économique. « Même en Angola, quand on annonce que l’agriculture est désormais numéro un, les gens sont stupéfaits, confie José de Lima Massano. Ils demandent : mais que se passe-t-il ? » Une grande partie de la réponse à cette question réside dans le lent démantèlement des vulnérabilités de l’État pétrolier. Les chiffres sont éloquents : il y a dix ans, l’agriculture représentait à peine 14 % du PIB. Ce chiffre s’élève aujourd’hui à environ 25 %. Le pétrole, longtemps poids lourd de l’économie, est tombé à quelque 15 %. Si le brut reste vital – il demeure la principale source de devises étrangères – il n’est plus le moteur principal de la production intérieure. Ce rééquilibrage n’est pas le simple fait d’une production pétrolière en recul. Depuis l’arrivée au pouvoir de João Lourenço en 2017 – et plus encore depuis sa réélection en 2022 –, le Plan national de développement quinquennal a érigé la sécurité alimentaire en priorité quasi régalienne, rapporte JEUNE AFRIQUE.
LA TRIBUNE titre : “Le Rwanda cherche le chaînon manquant de son autosuffisance sucrière”. Pays densément peuplé, au foncier agricole limité, le Rwanda importe encore l’essentiel du sucre consommé par ses ménages et industries. Après plusieurs années de hausse de la demande, Kigali cherche à faire émerger de nouveaux opérateurs capables de transformer une dépendance commerciale en projet agro-industriel. Le gouvernement rwandais discute avec plusieurs investisseurs pour développer de nouvelles capacités sucrières dans le pays. C’est ce qu’a indiqué Prudence Sebahizi, ministre du Commerce et de l’Industrie, lors d’une présentation de la Politique industrielle 2024-2034 devant la Chambre des députés. Parmi les entreprises citées figure le groupe kényan Rai, acteur industriel déjà présent dans le sucre en Afrique de l’Est. « Nous travaillons avec différentes entreprises pour nous assurer d’avoir deux ou trois producteurs. L’une d’elles est une entreprise kényane, Rai », a déclaré Prudence Sebahizi. Selon le ministre, l’un des investisseurs pourrait signer un accord avec le gouvernement et obtenir l’accès à des terres dans le district de Nyagatare, dans l’est du pays, pour une culture de canne à sucre à grande échelle et la transformation industrielle. La société concernée aurait demandé environ 11 000 hectares. L’objectif affiché par le Kigali est de porter la production locale à un niveau susceptible de couvrir jusqu’à 50 % de la demande nationale. Au-delà du sucre destiné aux ménages, l’exécutif met en avant d’autres retombées possibles, notamment la création d’emplois, la transformation de sous-produits et la production d’éthanol ou d’énergie à partir des déchets d’usine, rapporte LA TRIBUNE.
THE GUARDIAN titre : “Des marques internationales utiliseraient vraisemblablement un minerai finançant des rebelles accusés d’atrocités en RD Congo, selon une enquête”. Amazon et Sony figurent parmi les entreprises qui auraient pu s’approvisionner en coltan, un composant des téléphones, auprès de filières d’approvisionnement contrôlées par les rebelles du M23, d’après Global Witness. Selon une nouvelle enquête, de grandes marques internationales telles qu’Amazon, Ericsson et Sony se seraient « vraisemblablement » approvisionnées en minéraux liés à une milice accusée de violences sexuelles généralisées, d’exécutions sommaires et de torture. Ces entreprises auraient acquis, à leur insu, du coltan provenant de mines de la RD Congo contrôlées par la milice M23, responsable de nombreuses atrocités dans l’est du pays. Ce coltan, indispensable à la fabrication de téléphones portables et d’ordinateurs, est acheminé clandestinement vers le Rwanda, puis écoulé par des exportateurs de coltan travaillant pour de grandes entreprises, d’après une enquête menée pendant un an par Global Witness. L’organisation affirme que ce minerai crucial se serait également retrouvé dans les produits de marques internationales comme Microsoft, Toyota, Nvidia et Vodafone. Alex Kopp, conseiller principal en politiques et plaidoyer chez Global Witness, a déclaré : « Derrière nos technologies quotidiennes se cache une chaîne d’approvisionnement entachée de violence, d’exploitation et de souffrance humaine. »Il a exhorté le gouvernement à intervenir pour que les entreprises rendent des comptes et que des sanctions soient imposées à ceux dont les activités financières permettent au M23 d’occuper brutalement une vaste portion de l’Est de la RD Congo. Les minéraux pillés proviennent d’un immense gisement appelé Rubaya, situé dans la province du Nord-Kivu en RD Congo, qui renferme environ 15 % des réserves mondiales de coltan. La milice M23, appuyée par près de 7 000 soldats rwandais déployés en RD Congo, s’est emparée des mines il y a deux ans et perçoit une taxe sur chaque kilogramme de coltan. Un groupe d’experts de l’ONU estime que le M23 engrange près de 600 000 livres sterling par mois grâce à la taxation du coltan à Rubaya, un revenu qui sert à financer les opérations de la milice, rapporte THE GUARDIAN.
DEUTSCHE WELLE titre : “RD Congo : Le sit-in de l’opposition dégénère à Kinshasa”. Plusieurs personnes, dont Martin Fayulu, ont été blessées dans des heurts. Récit de la journée. À Kinshasa, en RD Congo, l’opposition avait appelé à un sit-in, ce vendredi, devant le Palais du peuple. Dès les premières heures de la matinée, le périmètre était déjà quadrillé par un important dispositif policier. Une mobilisation prévue aux alentours de 10 heures, heure locale, pour dénoncer un projet de changement de la Constitution. Mais sur place, la tension est rapidement montée. La manifestation a dégénéré en violentes altercations entre les forces de l’ordre et des militants de l’opposition. Le bilan provisoire fait état de deux morts et de plusieurs blessés, parmi lesquels des figures politiques comme Martin Fayulu, Delly Sesanga ou encore Ados Ndombasi. Porte-parole de la coalition Lamuka, Prince Epenge déplore une situation qui a rapidement dégénéré : « La police a tiré sur les Congolais qui protestaient et demandaient seulement le respect de la Constitution, comme ils l’ont fait au temps de Kabila. Aujourd’hui, c’était un carnage… Nous sommes tous touchés d’une manière ou d’une autre. Il y en a qui sont touchés par des balles, il y en a qui sont touchés par les machettes de la Force du progrès qui agit en collaboration avec la police politique de Tshisekedi. » La coalition C64, à l’origine de ce rassemblement, est contre un projet de révision de la Constitution. Elle dénonce une menace pour la stabilité du pays. De son côté, l’ex-président Joseph Kabila s’est exprimé par voie de communiqué, ce 11 juin, et appelle à s’opposer à toute modification constitutionnelle, rapporte DEUTSCHE WELLE.
AL JAZEERA titre : “Des affrontements ont éclaté lors d’un rassemblement en RD Congo contre la réforme de la limitation des mandats présidentiels”. La police a dispersé la foule à l’aide de gaz lacrymogènes alors que des affrontements éclataient entre militants de l’opposition et militants pro-gouvernementaux. Des affrontements ont éclaté entre groupes politiques rivaux en RD Congo lors d’un rassemblement contre un projet de loi qui pourrait permettre au président Félix Tshisekedi de se maintenir au pouvoir au-delà de ses deux mandats. La manifestation, organisée vendredi devant le Parlement à Kinshasa par la coalition d’opposition C64, a été dispersée par la police à l’aide de gaz lacrymogène après des affrontements avec des militants pro-gouvernementaux, rapporte l’AFP. Parmi les blessés figurait Martin Fayulu, figure de proue de l’opposition. Une vidéo le montrait le visage et la chemise ensanglantés, tandis que ses partisans lui portaient secours. Le prince Epenge, autre opposant, a également été légèrement blessé, selon l’AFP. Ces affrontements surviennent alors que la RD Congo est confrontée à de multiples crises, dont la récente épidémie d’Ebola et l’escalade du conflit qui dure depuis des décennies avec les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda. La volonté manifeste de Tshisekedi de se maintenir au pouvoir a exacerbé les tensions. Son second mandat présidentiel de cinq ans doit s’achever en 2028. Le président, âgé de 62 ans, a récemment déclaré qu’il accepterait de diriger le pays, ravagé par le conflit, pour un troisième mandat « si le peuple le souhaite », après un référendum sur la réforme constitutionnelle. Bien que la Constitution de la RDC interdise toute modification de la limitation du nombre de mandats présidentiels, un projet de loi examiné par l’Assemblée nationale autoriserait le président à modifier ces dispositions en cas de « dysfonctionnement majeur » paralysant les institutions de l’État, potentiellement à la suite d’un référendum, analyse AL JAZEERA.
APNEWS.COM titre : “Des affrontements ont éclaté dans la capitale congolaise, l’opposition rejetant toute modification de la limitation des mandats présidentiels.” De violents affrontements ont éclaté vendredi à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, lors d’un rassemblement contre un projet de réforme constitutionnelle. Selon l’opposition, ce projet pourrait permettre au président Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat. La manifestation, organisée par la coalition d’opposition C64, a été dispersée par la police à l’aide de gaz lacrymogènes après des affrontements entre manifestants et partisans du gouvernement devant le Parlement. La République démocratique du Congo est en proie à de multiples crises, dont une épidémie d’Ebola et une escalade du conflit qui dure depuis des décennies avec les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda. Ce groupe armé est l’un des plus de 100 qui se disputent le contrôle des provinces de l’est du pays. Félix Tshisekedi, âgé de 62 ans, est au pouvoir depuis 2019 et doit achever son second mandat de cinq ans en 2028. Il a déclaré qu’il serait prêt à briguer un troisième mandat si les électeurs l’y autorisent par référendum. La Constitution congolaise interdit toute révision de la limitation du nombre de mandats présidentiels. Toutefois, un projet de loi actuellement examiné par l’Assemblée nationale, chambre basse, permettrait au président de modifier ces dispositions en cas de « dysfonctionnement majeur » paralysant les institutions de l’État, potentiellement à la suite d’un référendum.
MEDIACONGO.NET titre : “Etats attractifs, Dangote biffe la RD Congo”. Sa rencontre avec le VPM en charge de l’Économie nationale de la RD Congo, Daniel Mukoko Samba, mi-avril à Abuja, l’a-t-il laissé perplexe? L’homme le plus riche du continent selon Forbes (30 milliards $US), Aliko Dangote (69 ans) a récemment zappé la RDC lorsqu’il a énuméré, dans le cadre du podcast « In Good Company », les dix pays africains à forte potentialité d’investissements, à l’intention de Nicolaï Tangen, PDG du Fonds souverain norvégien (1833 milliards d’euros). Ce fonds géré par la Norges Bank Investment Management (NBIM), bien qu’ayant perdu 68 milliards $US au premier trimestre 2026, dispose cependant du plus grand portefeuille du monde constitué de participations dans plus de 7000 entreprises au monde. Nigéria, Ethiopie, Kenya, Tanzanie, Egypte, Algérie, Ghana, Côte d’Ivoire, Guinée…et Rwanda, voilà selon Aliko Dangote, des pays africains où il ferait bon d’investir massivement. Il a beau disposer, à Lekki au Nigéria, d’une méga-raffinerie d’une capacité de 650 000 barils par jour permettant même d’alléger l’étau de la fermeture du détroit d’Ormuz à l’Europe, mais Aliko Dangote a fait une lecture anachronique des fluctuations économiques et financières sur le continent. Il a eu tort de ne pas citer la RDC, même Oslo devrait s’en convaincre. « La Norvège croit en une RD Congo stable, prospère et souveraine, et elle soutient la consolidation d’un partenariat économique équitable », a déclaré, urbi et orbi, le vice-ministre des Affaires étrangères du royaume de Norvège, Erling Rimestad, lors d’une visite à Kinshasa. En 2022, quand la France et l’UE s’emmêlaient les déclarations sur la crise dans l’est de la RD Congo, la Norvège a donné de la voix pour exiger le respect de l’intégrité du territoire congolais.
CAPEARGUS.CO.ZA titre : “Ramaphosa dépose une requête en référé pour suspendre la procédure de destitution au Parlement.” Le Président Cyril Ramaphosa a déposé une requête en urgence auprès de la Cour Suprême du Cap-Occidental afin de suspendre la procédure de destitution engagée par le Parlement dans le cadre du scandale de Phala Phala. M. Ramaphosa a fait valoir que la procédure ne devrait pas se poursuivre tant qu’il conteste le rapport d’enquête devant les tribunaux. Vendredi, M. Ramaphosa a déposé une requête auprès de la Haute Cour du Cap-Occidental afin de demander la révision et l’annulation du rapport de la commission indépendante mandatée en vertu de l’article 89. Ce rapport concluait à l’existence de preuves prima facie d’une possible violation de la Constitution et d’une faute grave commise par le président en lien avec le cambriolage survenu en 2020 dans sa ferme de Phala Phala. Cette démarche intervient après que la Cour Constitutionnelle a jugé, en mai dernier, que le Parlement avait agi illégalement en bloquant la procédure de destitution engagée contre le président en 2022. Cette décision a contraint l’Assemblée nationale à créer une commission de destitution pour approfondir l’enquête. La commission de destitution, annoncée par la présidente de l’Assemblée nationale, Thoko Didiza, est composée de 31 députés. Elle devrait déterminer s’il existe des motifs suffisants pour recommander la destitution de Ramaphosa.
Nous terminons cette Revue de Presse par RADIO FRANCE INTERNATIONALE qui titre : “Changement de Constitution en RD Congo: le parti présidentiel dénonce «un coup de théâtre» de l’opposition lors d’un sit-in” En RD Congo, réplique cinglante du parti présidentiel aux accusations de l’opposition dénonçant la répression de sa marche du 12 juin contre le projet de changement de la Constitution porté par la majorité au pouvoir, à deux ans de la fin du deuxième mandat du président. La manifestation de la Coalition Article 64 (C64) était menée notamment par les partis de Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Delly Sesanga, Matata Ponyo et des mouvements citoyens. Lors d’une matinée politique le 14 juin au siège du parti présidentiel, son chef a accusé l’opposition d’avoir menti sur des blessures et les circonstances de la dispersion de la contestation, pour discréditer le régime de Félix Tshisekedi. Podium dressé, écran géant installé et militants mobilisés au siège de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti de Félix Tshisekedi, le chef de l’État de la RDCongo. Augustin Kabuya, patron de l’UDPS, en a profité pour attaquer les opposants qu’il accuse d’avoir poursuivi un objectif bien différent de celui officiellement annoncé : « Leur objectif était d’incendier le Palais du Peuple [siège du Parlement, NDLR] afin de créer le chaos dans ce pays. Ils ont recruté des miliciens Mobondo [groupes qui sévissent dans l’ouest de la RDC, NDLR] et des gangs de Kuluna [qui commettent délits et crimes, notamment à Kinshasa, NDLR] pour accomplir de sales besognes. Cela fait quatre jours que j’attends qu’on m’identifie ces soi-disant membres de la Force du progrès, qu’on me cite leurs noms… Mais rien ! Ces opposants ont créé leur propre milice, la Force du progrès. Cela n’a rien à voir avec nous. Vous disiez vouloir organiser un sit-in, mais ce n’est pas cela, un sit-in ! Que venaient faire des machettes dans votre sit-in ? », rapporte RADIO FRANCE INTERNATIONALE.
“La paix n’est pas un vain mot, mais un comportement” dixit Félix Houphouët-Boigny, Président de la République de Côte d’Ivoire du 07 août 1960 au 07 décembre 1993.
“La paix n’est plus une promesse lointaine. La paix est une direction, et nous y allons” dixit Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République Démocratique du Congo.
Makabre

