Le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, a tranché vendredi dans le différend qui opposait la direction de la paie aux agents de l’Agence congolaise de presse (ACP). Il a instruit, séance tenante, la liquidation complète de la paie complémentaire en faveur du personnel du média public, jusque-là privé de son nouveau barème salarial.
« Sur instruction du vice-Premier ministre, le chef du service de la paie a reçu l’ordre clair de liquider la totalité du nouveau barème de l’ACP à travers la paie complémentaire », a déclaré Danny N’sale, président de la délégation syndicale, à l’issue d’un entretien jugé « franc et décisif » avec Adolphe Muzito.
Muzito rétablit l’équité et met fin au blocage
Le ministre du Budget a ainsi levé le blocage administratif qui empêchait les agents de bénéficier de l’enveloppe pourtant prévue dans la loi des finances 2025. « Le vice-Premier ministre a été très réceptif et attentif à nos doléances. Il a coupé court à toute confusion et exigé l’exécution immédiate de la décision », a confié le représentant du personnel, visiblement satisfait.
Selon lui, la décision du VPM a permis de restaurer la confiance entre l’administration budgétaire et le personnel de l’ACP. « C’est un acte salvateur, car il met fin à une injustice. Le vice-Premier ministre a rappelé que les crédits alloués à l’ACP sont bel et bien consommables, comme prévu par le budget national », a-t-il insisté.

Dans un climat de soulagement général, les agents ont salué la fermeté et la promptitude du ministre du Budget, qu’ils qualifient de « responsable et juste ». « Grâce à son intervention personnelle, la lumière a été faite sur un blocage inexplicable. Nous disons merci à Adolphe Muzito pour avoir agi avec détermination », a témoigné Danny N’sale devant ses collègues réunis au siège de l’agence.
Le syndicat de l’ACP, qui avait menacé d’organiser des sit-in devant le ministère du Budget, a annoncé la suspension de toute action de protestation, en signe d’apaisement.
L’ACP retrouve la sérénité
Le personnel a, par ailleurs, exprimé sa reconnaissance envers la Première ministre Judith Suminwa pour avoir soutenu la démarche de son vice-Premier ministre, tout en rappelant que c’est l’intervention directe de Muzito qui a permis le déblocage effectif de la situation.
« Aujourd’hui, nous retrouvons notre sérénité. Nous allons reprendre le travail avec plus de motivation pour servir la vision du Chef de l’État et continuer à porter la voix plurielle de la RDC », a conclu Danny N’sale.
Avec cette décision, Adolphe Muzito marque un point fort dans la gestion des finances publiques, en réaffirmant que la justice salariale doit rester un pilier de la gouvernance budgétaire en République démocratique du Congo.
NGK

